mercredi 30 mai 2007

Le chauffeur de bus, cet animal étrange...

Ce matin, j'ai commencé ma journée par une petite contrariété.

Alors que je sortais de chez moi, j'ai vu le bus se pointer au carrefour. Il venait de quitter mon arrêt et était bloqué 50 mètres plus loin par la circulation. Pas au milieu du carrefour, hein... Juste avant. Et bien serré contre le trottoir. Si il est cool, il va me laisser monter, pensais-je...

Donc je cours jusqu'a lui, je tape à la porte, il me regarde, je lui fais un p'tit sourire aimable et lui, il m'ignore royalement et regarde de nouveau devant lui. Sans m'ouvrir. Alors que le bus est toujours bloqué.

Ok, plan B.

Je retape doucement à la porte et je lui sors le grand jeu.


















Il reste encore de marbre.

Le salô, il doit préférer les chattes.

C'est clair que si j'avais eu une petite jupe et des gros seins, il m'aurait fait monter ce fumier... Et avec un big smile en prime, je suis sûr ! (Enfin, si j'etais une fille, quoi.. C'est pas d'avoir enfilé une jupe sur mes jambes de mec qui aurait changé quoi que ce soit !)

Comme la manière douce ne semblait rien donner, j'ai changé de méthode. J'ai un peu haussé le ton et donné plus de puissance à mes coups sur la porte. Au moins, qu'il me dise "non" en me regardant dans les yeux, merde ! Qu'il ne fasse pas comme si j'existais pas !

Toujours rien. C'est là que je me suis un peu énervé.

- Bon, tu m'ouvres ou je te pisse dessus ?!!!

Je me suis roulé par terre en tapant des pieds, j'ai pleuré, j'ai crié, j'ai fais semblant de m'ouvrir les veines avec ma carte orange, rien. Tous les mecs dans leurs bagnoles me regardaient, sauf lui !

Devant le mutisme borné et le mépris absolu affichés par ce cuistre, j'ai capitulé. Pas du bon sexe et sans cocktail Molotov sous la main, je manquais d'arguments.... Les bus incendiés en banlieue la dernière fois, ça se trouve c’était juste ça : des jeunes qui voulaient monter dans le bus, manque de bol c’était justement ce chauffeur là et ils savaient plus quoi faire pour attirer son attention O_o

Non mais sans rire, c'est une nouvelle forme de racisme, ça ! Y'avait du racisme contre les vieux, les noirs, les arabes, les handicapés, et ben lui, il m'a revu entièrement le concept de la discrimination sexuelle !!!!! P'tit con, va !

C'est fou le pouvoir d'une femme. Rien ne leur résiste, tout s'ouvre devant elles. Les portes, les braguettes, tout. Des fois, je me dis que j'aimerais bien être une femme pour voir si socialement, c'est mieux. Pour rentrer en boite sans qu'on me fasse chier avec mes baskets, déjà. Pour cramer un stop devant un flic et m'en sortir avec un p'tit sourire coquin sans y laisser 8 points et 1500 euros d'amende sous le prétexte que j'aurais nié ! Pour qu'un gentleman me porte tous mes sacs des courses qui sont trop lourds pour mes p'tits bras au lieu de retomber sur cet enfoiré de chauffeur de merde qui fera mine de pas me voir à l'arrêt du bus et qui passera devant moi sans s'arrêter alors que je serais chargé comme une mule !!!!!!

Par contre, je redeviendrais un mec au moment du ménage et autres activités d'éveils typiquement féminins. Pas pousser la curiosité trop loin, non plus...

Demain, va falloir que je me lève tôt. Je pars 2 jours en Province et mon taxi passera me prendre à 05.00 du matin, direction Orly ! Normalement, le chauffeur devrait me laisser monter sans trop de problèmes, là...

mardi 29 mai 2007

J'ai un terrible secret...

C'est ma chef qui m'a dit ça, cet après midi.

-Toi en fait, t'es comme Clark Kent. T'es trop gentil, tu dois avoir une double identité ou un terrible secret...

Beuh, chuis normal O_o

Quoi ? Si, je suis normal !

Cela dit, ça pourrait être fun ! Une double identité, un terrible secret... Quel pourrait être mon terrible secret ?

Le truc bizarre c'est qu'au boulot, les gars me surnomment Clark.

En référence à lui, là.

Il parait que je lui ressemble un peu. Un peu, alors ^^

Certes, je suis brun, grand, beau, je porte un slip rouge sous mes pantalons à pinces (on sait jamais) et j'ai un t-shirt "Superman" dans mon armoire.

Mais les points communs s'arrêtent là. Moi, je ne sais pas voler. Enfin, ça dépend quoi. Combien y'a de vigiles et de cameras, si j'ai un complice, etc.

Moi, je peux pas voir à travers les murs. Sauf les parois en verre, les vitres et tout ça. En me concentrant un peu, ça passe.

Puis moi, je ne crains pas la kryptonite. Tout ce qui est vert ne me dérange pas plus que ça. Excepté les choux de Bruxelles et les flageolets.

Toutefois, si, il y a bien un point commun. En effet, je ne serais pas tout à fait honnête si je cachais l'existence dans ma vie d'une Lois Lane. Ma copine. Brune elle aussi et parfaitement au courant de mes dons cachés. Car en vrai, dans l'intimité, je ne suis plus le même homme.

Moi aussi, je suis capable de faire des choses extraordinaires. Et sans les mains.

Je suis son homme d'acier personnel, quoi. (Penser à mettre mon t-shirt "Superman" la prochaine fois, ça peut être fun.)

Si j'avais du être l'incarnation de Superman sur le grand écran, j'aurais pris exemple sur lui :

Sauf pour la ceinture jaune et le modèle du slip. Parce que merde, faut pas déconner.

Christopher Reeves, lui c'était un vrai Superman. Autant l'homme était bon acteur, autant les dernières années de sa vie forcèrent l'admiration.

Puis la portée du symbole qu'il était, qu'il est devenu, c'est énorme. Un destin dramatique pour un homme au charisme extraordinaire...


J'aurais aimé avoir son charisme et son charme.

Lui, il était admirable, remarquable.

Moi, à défaut, je tente de me faire remarquer... Chacun sa technique ^^

Brandon Routh le fait bien, lui aussi.

Un vrai respect du travail fait par Reeves et un véritable élan de modernisme. Surtout au niveau de la ceinture jaune.



















Les couleurs sont un peu plus ternes, c'est vrai... C'est moins clinquant, plus sobre.

Pour le slip, le coté taille basse, je suis pas complètement convaincu, mais bon, je suis pas styliste, hein. Moi, ce que j'en dis...

N'empêche, je suis certain que si il se penche pour sauver la veuve ou l'orphelin d'un arrêt du cœur, on lui voit la raie du cul.

Bref. Lui, je lui ressemble beaucoup moins que les autres. On va donc pas perdre d'avantage de temps avec ce nouvel homme d'acier...

(J'ai bien aimé le film quand même, en passant.)

Alors, ais-je un terrible secret ? (En fait non, mais on va faire comme si, pour le suspens)

Suis-je trop gentil parce que c'est ma nature ? Par conviction ?

Est-on vraiment "trop" gentil ? Et suis-je un vrai gentil, comme Michel Drucker ou Casimir ?

Je ne crois pas être un "vrai" gentil, je suis capable d'être un vrai p'tit con, buté et de mauvaise foi.

Mais c'est p'tre pour cacher mon terrible secret, va savoir ;-)

lundi 28 mai 2007

Il pleut sur Paris

Bonsoir, toi.

Tu connais Paris ? Pas Hilton, hein ! Non, la ville, la capitale de la France ! Et ben moi aussi, je connais.

Enfin un peu. Moins bien que les touristes, en fait. Comme chaque grande ville de ce monde.

Paris, la ville lumière. Paris, Reine du monde. Paris, Paris, Paris !

Paris.

Ben Paris sous la flotte, c'est moche. Je le sais, j'y suis.

Ses murs sont aussi gris que les nuages qui la recouvrent.
Ses lumières sont aussi ternes que ses rues sont sales.
Ses caniveaux débordent des torrents d'eau tombés du ciel.

Paris sous la pluie est une ville qui meurt.

Alors que Paris sous le soleil, c'est les arbres verdoyants le long des rues, c'est la chaleur de l'été sur les boulevards haussmanniens, c'est les jupes qui volent au rythme des harmonies romanesques des filles qui passent, c'est les décolletés qui prennent l'air, c'est les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics, c'est les pigeons qui roucoulent et les enfants qui jouent dans les squares !

Paris sous le soleil, c'est effectivement la plus belle ville du monde.

Barcelone est pas mal non plus, cela dit. Comme San Francisco. Ou New York, remarque. Depuis quelques années, j'ai la chance d'avoir pas mal voyagé. Et des rues ensoleillées, j'en ai arpenté. Les ruelles de Taxco au Mexique, les longs boulevards de Los Angeles, les casinos de Las Vegas, le soleil a cette faculté de sublimer tout ce qu'il touche. Et dans ces cas là, toutes les villes du monde sont belles.

Sauf Dunkerque et Melun. Puis Bruxelles, aussi.

J'veux du soleil.

J'veux que Paris soit belle de nouveau. Revoir ses arbres verdoyants le long des rues, sentir encore la chaleur de l'été sur mon visage et cette légère brise qui fait onduler les jupes des filles dont les décolletés arpentent harmonieusement nos boulevards haussmanniens au rythme des pigeons qui roucoulent dans les squares résonnants des rires des enfants pendant que les amoureux se bécotent sur les bancs publics. (C'est un peu long, je sais.)

J'veux du soleil.

Parce que là, toute cette grisaille humide et venteuse, ça me déprime.

Pourquoi on ne vit pas dans le pays des Bisounours ? Pourquoi il n'existe pas des balayettes à nuages ? Des filtres à pluie ? Pourquoi il ne suffit pas d'appuyer sur un bouton pour qu'il arrête de pleuvoir ? Quel est le con qui a inventé ce temps de merde ???

Même le dérèglement climatique, c'est mal foutu. Les pays qui ont le plus besoin de pluie n'en ont toujours pas alors que nous, on en a de plus en plus ! C'est comme avec les pauvres et les riches. Les pauvres sont de plus en plus pauvres et les riches de plus en plus riches. Puis les riches, eux, peuvent toujours aller au soleil quand il pleut chez les honnêtes gens.

C'est dégueulasse.

C'est comme ma nouvelle carrière de Movie Star. Qu'est ce qu'ils attendent les mecs ? Je suis là, moi ! Sur le coup ! Je suis chaud ! Mais avec toute cette pluie, plus moyen de faire des tournages dans les rues de Paris, alors forcement les producteurs, ils m'oublient !

Non, je te le dis : c'est moche tout ça.

Tiens, même à Disneyland Paris samedi dernier, il faisait gris. Tu rends compte ? Le dernier bastion de l'enfance, de la joie, de l'innocence et des petites filles en robes de princesse, lui aussi livré en pâture aux nuages.

Bon, certes il n'a pas plu sur le château de la Belle au Bois Dormant mais quand même ! Puis ce manque de soleil, ça a joué sur les nerfs de tout le monde. Dans toutes les attractions où il y avait la queue (de Mickey, ndlr) les parents étaient incapables de tenir leurs gosses. Le résultat ? Mais, je vais te le dire : les gosses se roulaient par terre, s'excitaient mutuellement (enfin, une excitation d'enfants quoi, soft. Pas une excitation à nous, adultes.) et finissaient par taper sur les nerfs des autres adultes qui eux, n'avaient pas d'enfants et qui donc ne faisaient chier personne.

Et le plus fort dans tout ça ? Une fois que les gosses étaient devenus intenables, qu'ils étaient bien montés en pression, ils se firent engueuler par leurs parents ! Comme si c'était la faute des enfants. Non mais c'est vrai, si les parents avaient su les tenir au lieu de les laisser péter un fusible, ça serait pas arrivé ! Ils auraient même du commencer par ne pas les emmener, tiens.

Non c'est vrai, idéalement, faudrait pas d'enfants à Disneyland Paris.

Surtout les jours de pluie.

dimanche 27 mai 2007

Nuages

C'est curieux les nuages. Ils sortent de nulle part pile poil pour le weekend alors qu'il a fait beau toute la semaine (puis ceux de vendredi soir, ils étaient méchamment hargneux) pour nous pourrir nos plans ensoleillés de weekend de détente.

Ils en inspirent certains (Pascal, si tu me regardes) et en transportent d'autre.

(Comme SanGoku et son nuage magique, oui, si tu veux.)

Je pensais plus à moi en fait.

Parce que tel que tu me lis, je suis encore sur mon petit nuage. J'estimais avoir eu de la chance d'être appelé pour ce tournage, d'avoir eu cette opportunité justement un jour ou je pouvais me libérer et tous les autres figurants me répétaient que pour ma toute 1ere fois, j'avais eu de la chance, beaucoup de chance.

Puisque j'ai eu autant de chance que ça sur 2 jours, je n'allais pas faire mentir le fameux dicton : jamais 2 sans 3. Et justement, pourquoi mon 3e jour de chance consécutif, un vendredi, jour de tirage de l'Euromillions, me tournerait le dos ?

Puis ne pas le tenter, ça aurait été renier ma nouvelle démarche psychologique : Provoquer mon destin.

Donc, j'ai joué. Et j'ai rien écris ce soir là puisque j'étais convié à une soirée console chez Thelma/Cédric. J'ai pas contrôlé le tirage de l'Euromillions non plus. Comme j'avais aussi joué au Loto (le tirage était le lendemain) et que c'était censé être mon 3e jour de chance, je ne me suis pas inquiété. Une bonne franquette et une courte nuit plus tard, nous mettions le cap vers Disneyland Paris. Là aussi, gros coup de bol, nous n'avons pas pris une goutte sur les oreilles. Un peu à l'aller, beaucoup au retour mais entre les deux, rien.

Je suis donc rentré un peu tard samedi soir et un peu fatigué par 10 heures de marche entre français de mauvaise foi, allemands en short et autres petites filles en robes de princesse roses ou bleues. (Avec plus ou moins de crédibilité et d’élégance pour certaines.) Ce pourquoi je n'ai rien écrit hier non plus.

Oui, je sais bien que tu ne m'as rien demandé, mais peut être que certains d'entre toi étaient inquiets quand même ! Puis, plus de 700 visites, ça mérite bien un p'tit mot ^^

Nous voici donc rendu au moment tant attendu par moi même de savoir si oui ou oui, je suis riche.

Roulement de tambours.

Keno !

Arf, rien.

Loto !

Arf, rien non plus.

Bon, reste la patate de Pancran. L'Euromillions !

Arf, et merde.

Plan B, le grattage. Le buraliste m'ayant lâchement trahi en n'ayant plus de Tac-O-tac, j'ai du opter pour un autre sésame providentiel. Il m'oriente sournoisement vers un "Numéro Fétiche". Mouahaha ! Pourquoi pas un "Morpion" ? O-o Non, donnez moi un "Millionnaire", c'est bien ça. 100 patates. Puis c'est plus en adéquation avec mes ambitions de nouvelle vie que j'ai.

Donc -en direct- le grattage de mon ticket !

P'tain, 2 étoiles !!!!! M'en manque une !!!!! Fumier de buraliste, même pas foutu de me filer un ticket gagnant ! Salô ! (Penser à lui faire une vacherie en représailles, un de ces 4.)

Bon, ma chance a tourné. Le vent a cessé de souffler dans les voiles de mon destin, préférant rameuter tous ses copains cotonneux et grisâtres en d’épaisses masses sombres et menaçantes, grondantes et humides, obscurcissant du coup mon dimanche et mon avenir de nouveau riche.

Encore un weekend à l’eau et une nouvelle semaine de boulot en plus à l’horizon... Foutus nuages.

jeudi 24 mai 2007

C'est dans la boite !

L'histoire commence il y a quelques mois, en 2006. Je m'étais rendu à un casting pour le film Oss 117.

Pour incarner pendant 3 jours un égyptien dans les années 50, j'avais les cheveux trop longs et le visage pas assez typé. Toutefois Laurent -le directeur de casting- m'avait demandé si il pouvait conserver mes coordonnées, au cas ou... Comme à l'époque je tentais déjà plus ou moins de changer de vie, j'ai bien entendu dis oui.

Et je te le donne en 1000, qui m'appelle hier soir ? Lui. Laurent. Le directeur de casting.

Alors je te recolle dans le contexte. Hier j'étais pas dans mes locaux habituels, mais dans ceux du Ministère de l'Education Nationale. En quittant ma responsable dans le métro, mon portable vibre dans le fond de ma poche. Coup de bol n°1, je captais. Et donc c'était pas n'importe qui mais un messager porteur d'espoirs, Laurent. Il me propose un tournage pour le lendemain, donc aujourd'hui... Coup de bol n°2, si le tournage avait été un jour + tôt, donc hier, j'aurais jamais pu annuler ma réunion au Ministère. Coup de bol n°3, à 1 semaine prêt, je ne pouvais pas me libérer non plus pour cause de déplacement en Province.

J'appelle ma chef en catastrophe, je lui explique, elle écoute son cœur et me permet de réaliser un fantasme : mettre un pied sur un tournage et devant la caméra qui plus est !

Je recontacte Laurent et lui confirme ma présence. Il me donne le lieu et l'heure du rdv, les papiers nécessaires que je dois emmener et nous raccrochons. Dans mon euphorie, j'ai complètement zappé de demander pour quel film c'était et avec qui. Tout ce que je savais, c'est que j'allais être un flic en civil.

En rentrant chez moi, j'ai préparé mes papiers et des fringues puis j'ai tourné en rond. Toute la soirée. Je ne savais pas comment gérer cette émotion là, ce sentiment que quelque chose, d'une certaine façon, se mettait en place. Alors je me suis bien répété que c'était une expérience, probablement sans lendemain. Mais merde, c'est pas n'importe quelle expérience. Si j'avais pas tenté ma chance au casting de 2006, j'aurais jamais été appelé. Et nul besoin d'attendre que les choses arrivent pour croire en elles. Oui, j'irais la faire cette figuration. Sans savoir à quoi m'attendre. Et si je devais avoir une chance à y jouer, ben je la jouerais, sans retenue.

Hier soir, je me suis couché avec une vieille angoisse sous le bras : me réveiller à la bourre et rater le coche. Voir le train de mon destin me passer sous le nez en me laissant à quai, assister impuissant au décollage de l'avion de mon avenir alors que je suis encore bloqué à la douane.

J'ai donc mis à sonner 5 réveils différents avec un delta de 5 minutes entre chacun… Vaincu par le sommeil à 02.00 du matin, extirpé des bras de Morphée par le stress vers 05.30. Youpi.

Vers 7.00, je sortais donc de chez moi. D'une certaine façon, je ne pouvais m'empêcher de penser que j'allais à la rencontre de mon destin. Arrivé sur place, dans le quartier du Louvre, je découvre un camion de tournage et la plupart des membres de l'équipe technique. Je suis le premier figurant à être arrivé.

Ma timidité naturelle a prit le dessus, je me suis collé dans un coin, sans oser dire bonjour à personne. Je cherchais du regard un responsable à qui m'adresser tout en souriant poliment aux gens dont je croisais les regards.

Puis je me suis dis "Merde Seb, t'es pas là par hasard ! T'as provoqué le destin, tu vas pas faire ton introverti toute la journée, t'as un coup à jouer ! Faut que les gens sachent que tu es là, reste surtout pas dans ton coin, faut qu'on fasse avec toi, saisie ta chance putain !"

Aussitôt dis, aussitôt fait. Je me dirige vers le sosie français de Kiefer Sutherland, un mec que je soupçonnais d'avoir un rôle à part dans cette petite troupe et me présente à lui. Voila, lui il sait désormais qui je suis et pourquoi je suis là. C'est un bon début. Il me dit que Laurent ne va pas tarder et va s'occuper de moi...

No problemo. Je ne suis plus à 5 minutes, ça fait des années que j'attends ça...

Le film pour lequel on m'a fait venir sera "Taken", avec Liam Neeson. J'y jouerais un des policiers lancés à ses trousses ^^

Les autres figurants arrivent finalement. Hormis l'un d'eux pour qui ce tournage sera le second, ils sont tous dans le milieu depuis 7, 9 ans. Je suis donc le newbie de la troupe. Nous serons 8, en gros une 15zaine avec les pilotes. Nicolas, Philipe et Emmanuel pour ne citer qu'eux seront toute cette journée de très agréables compagnons. Et Philipe* avec qui je ferais "équipe" toute la journée sera systématiquement de bon conseil. Rien que pour ça, ça valait le coup de venir !

*Philipe a eu l'occasion de jouer dans quelques gros films, comme "Astérix Mission Cléopâtre", "Prêtes moi ta main" et "Les rivières pourpres 2". Puis d'autres bien sur. J’attends l'adresse de son Blog pour vous en faire profiter.

Vers 09.00 nous récupérons nos accessoires, oreillettes, talkies, brassards. Je suis en jean bleu, avec des puma bleues aux pieds, un t-shirt bleu et un blouson noir. Le brassard ressort bien sur mon biceps droit ^^ Là, une fille de l'équipe technique vient au devant de nous autres, fiers policiers pour de faux, me regarde et me dit : "Jeune homme suivez moi, vous montez en voiture."

J'ai eu la chance de tourner toute la journée. A bord d'une Clio bleue (ça devait donc être ma couleur fétiche, aujourd'hui), pour commencer. David -le pilote- nous emmène Philippe et moi à vive allure à travers quelques tronçons de rues pour les premières prises de la journée. N'ayant pas eu d'instructions particulières, je tente de me mettre en situation, de rentrer dans la peau de mon personnage. J'affiche un air concentré, un peu tendu.

Les premiers retours semblent bons !

Puis nous passons aux prises de l'arrivée synchronisée des véhicules devant l'entrée de l'immeuble dans lequel nous irons chercher Liam Neeson. Toutes les voitures (6) doivent s'immobiliser à des places bien précises et nous devons en sortir en courant pour nous précipiter dans le hall.

A partir de là, ça rigole plus. Accessoires, phase 2 : les armes.

La fille qui m'avait désigné pour monter dans la Clio me regarde et me dit : Pour toi, ça sera le fusil à pompe.

Arf ? Cool ^^

Quand j'ai vu la taille de l'engin (un vrai, sans aucune munition bien entendu) j'ai presque regretté de pas avoir un simple flingue, un automatique plus conventionnel. Mon fusil devait pas faire loin de 50, peut être 70 centimètres de long ! Mais bon, quand je l'ai eu dans les mains, j'ai changé d'avis. En fait, j'avais juste peur de paraitre maladroit avec. J'en avais jamais manipulé et forcement, ça allait se voir.

Puis il allait falloir s'éjecter de la voiture -encore en mouvement- avec ça dans les bras !!!!! Et ne pas le lâcher, ne pas le faire tomber, ne surtout pas faire rater une prise à cause de ma maladresse !!!!!

Donc, j'ai profité de quelques minutes de calme pour le prendre en main, pour appréhender son fonctionnement, ses dimensions. Surtout pour m'entrainer à sortir de la voiture avec ça parce que c'est vraiment super encombrant, en fait. Mais le coup est vite venu, ça c'est très bien passé au final.

La photo, prise avec mon mobile n'est pas de bonne qualité, j'espere en recuperer une autre bien meilleure ;-)

Pause dej avec toute l'équipe, dans le restaurant juste à coté du lieu de tournage. Je vous recommande la blanquette de veau et le clafoutis aux pommes. Le vin du patron n'est pas mauvais non plus... Le patron qui, avant la pause repas justement, vint nous trouver moi et quelques autres figurants, demandant une photo de lui avec nous tous ! Il s'est collé à coté de moi et de mon brassard, ça m'a fait drôle qu'on me prenne en photo dans ce contexte ^^

Le reste de la journée est vite passé, toujours dans une très bonne ambiance, avec en prime un beau soleil. Tout en restant le plus "professionnel" possible, j'ai passé la journée de travail la plus agréable de toute ma vie. C'était un peu comme mes vacances aux USA, j'ai trouvé ce que j'étais venu chercher.

J'ai pris un pied pas possible, j'ai aimé tout ce que j'ai fait, oubliant toute pudeur, toute timidité, faisant abstraction totale des badauds et de l'équipe technique, n'ayant pas peur de jouer la comédie devant de parfais inconnus.

Certes, la condition d'intermittents du Pestacle est précaire, dénuée de toute notion de sécurité de l'emploi, de garantie de revenus. C'est un choix. Philippe l'a fait. Et j'aimerais avoir le même parcours que lui. Parce qu'au delà de ça, c'est une façon de travailler extraordinaire. C'est vraiment ça que je veux faire de ma vie, je le sais maintenant. Il y a des figurants professionnels, tout comme les acteurs.

C’est pas drôle tous les jours, faut pas croire. Faut être patient au delà de toute expression et à bien des égards... Mais putain, quel pied !

mercredi 23 mai 2007

Le bonheur, c'est simple comme un coup de fil

Bonjour toi !

Pas de billet hier, je s'excuse. (Oui, je sais bien que ça t'a manqué, je suis impardonnable.)

Mais aujourd'hui est un grand jour. Et demain, ça sera encore mieux. Je m'explique.

Aujourd'hui, j'étais au Ministère de l'Education Nationale. Dans les locaux du nouveau Ministre, Xavier Darcos. Réunion au sommet. Pas avec lui, hein... Avec d'autres gars, avec qui je travaille. Et au moment d'aller déjeuner (oui, la réunion du matin était inintéressante au possible, pas la peine d'en parler), je descends les escaliers en suivant les gens de mon groupe et en regardant où je fous les pieds pour pas louper une marche.

Et là, juste dans mon champ de vision se trouvent les fesses de la fille qui descendait devant moi. Une harmonie romanesque en mouvement. Et un long cheveu blond sur son harmonie de droite. (Sur un pantalon noir, ça se voit bien.)

Là, j'ai eu le reflexe de vouloir le lui retirer discrètement, pour rendre service. Mon coté gentleman. Mais je me ravise aussitôt. "Holà mon garçon, t'as pas été présenté, elle va croire que tu veux lui tripoter le popotin !"

Plan B. Je vais lui glisser à l'oreille qu'elle a un cheveu collé aux fesses, c'est mieux. "Ouais mais là, elle va croire que je lui reluquais le cul !"*

*Cul. Ku. Nm. Terme populaire et familier désignant le bas des reins, partie comprise entre le coccyx et l'entrejambe. Style cinématographique. (Film de) Synonyme de chance. Ex : J'ai raté le film du samedi soir sur Canal, j'ai manqué de cul.

Donc, comme dans les 2 cas je risquais de passer pour un pervers/de prendre une claque dans la gueule, finalement j'ai laissé tomber.

(Non, c'est pas ça qui est génial dans l'histoire, c'est après. Mais tu vas voir, c'est complètement dingue.)

Donc, nous arrivons à la cantine. Mais attention, la cantine du Ministère de l'Education Nationale. C'est pas nos cantoches à nous de quand on étaient gosses et qu'on désignaient le chef de table selon son âge dans le fond du verre. Là, je te parle de cantine de compétition. Avec des nappes et tout, du vin et des beaux verres. Avec le chef qui vient s'assurer que tout était bon à la fin du repas. Un restaurant, en fait. Eux, ils appellent ça une cantine.

Autant te dire que j'ai bien mangé. Petite quiche aux légumes, une jolie pièce de bœuf en croute avec sa garniture et un gaspacho –une émulsion- de fruits de saison. Sans parler des vins...

Bref. Ce que je retiens de toute cette journée de réunions, c'est le repas.

Vers 17 heures et après un ultime café, ma chef et moi nous partons et nous nous séparons dans le métro, chacun rentrant chez soi.

Et c'est là que ça devient dingue.

J'ai reçu un coup de fil sur mon portable.

Si, je te jure.

Alors moi, je ne me méfie pas, je décroche...

Et là, c'est tellement énorme, tellement incroyable...

Ce coup de fil va peut être changer ma vie. Tu veux savoir qui c'était ? Et pourquoi ? Ben pour le savoir, va falloir que tu attendes demain, par contre ^^ Un peu de suspens, quoi !

Fais de beaux rêves, public. Et à tous ceux d'entre toi qui m'aiment au moins un peu, d'amûr ou d'amitié -ou bien des deux si tu es timide- pense très fort à moi, tu seras pas déçu(e).

lundi 21 mai 2007

628 visites, c'est comme...

... comme si toute la commune de Duhort Bachen -dans les Landes- était venue me lire. (619 habitants, en vrai.)

Duhortoises, Duhortois, fiers habitants de la commune suscitée (et à leur tête Monsieur le Maire Guy Dufau) je vous dédie ce billet.

Cet après midi, je suis allé récupérer mes gains. Loto et Tac-o-tac gagnants, je m'apprêtais à empocher la somme vertigineuse de 8 euros 50. Ouais, je sais, ça fout le vertige.

J'arrive au Tabac, je donne mon ticket de Tac-o-tac au buraliste, il le valide, m'annonce que j'ai gagné 3 euros et dans la foulée, il attrape mes billets Loto-Keno-Euromillions et hop, il les déchire O-o Sans même les valider !!!

- Heu, m'sieur ? Vous avez déchiré mes tickets, là ?
- Hum ?
- Là, mes tickets ! Celui du loto est gagnant ! Les autres je ne suis pas sûr (intox) mais celui du Loto, oui !
- Ha, c'était à vous ?
(Je regarde dans la boutique, y'a que nous deux....)
- .... Ben oui....
- Ha. (Embêté, en train de ressortir mes tickets de sa poubelle.)
- Ben oui !

Heureusement, il n'avait pas déchiré les codes barres. Et alors qu'il passe les morceaux de tickets les uns après les autres, je vois à ma grande surprise le compteur des gains qui augmente. 5 euros 50 de Loto, puis 11 euros de Keno... Il s'apprête à passer le bout de ticket de l'Euromillions et moi, je suis là comme un con avec mes yeux grands ouverts à me répéter "Le milliard, le milliard !"

Mais non, rien. Enfin rien, 16 euros 50 tout de même ! Alors le buraliste me donne les 16 euros 50 et il me dit "au revoir"...

- Heu, m'sieur ? Il manque mes 3 euros du Tac-o-tac, là....
- Hum ?
- Ben oui.
- Mais non, vous avez reprit un ticket ?
- (Il se drogue ou quoi, lui ?) Ben non...
- Ha. (Embêté, en train de ressortir mon ticket de sa poubelle.)
- (J'ai déjà vécu cette scène...) Ben oui !

Voila, au final, 19 euros 50 ! C'est pas encore Las Vegas mais c'est un début ! C'est mon budget pour vendredi prochain, surtout ^^

Je ne voudrais toutefois pas mettre un terme à ce billet sans te parler de ma copine. Christine, 33 ans, grande brune d'origine polonaise et épicurienne (Végétarienne par conviction). Ancienne fumeuse repentie et accessoirement amoureuse de son fils, Gianni, le mâle dominé présenté dans le billet "Si je te parlais un peu de mes chats".

Officiellement folle de moi, elle aussi elle veut une poussette avec un truc dedans. Basée depuis fin janvier sur Barcelone, c'est techniquement compliqué mais il en faut plus que ça pour la décourager.

Sur un tas de points, nous nous complétons. Elle est incapable de faire un clin d'œil sans faire de grimace, je ne suis pas en mesure de réussir une bulle de chewing-gum sans le cracher à la gueule du mec en face de moi. Un vrai travail d'équipe.

Puis nous sommes 2 grands timides. Nous nous sommes croisés tous les jours pendant 2 ans sans oser nous dire autre chose que "bonjour".

QUOI ? Notre histoire est la même que des milliers d'autres ? Mais bien sur que non ! Tu veux une preuve ? Mais, je vais te la donner, bouge pas....

Ho puis non après tout, j'ai rien à prouver ;-) Nous on le sait, c'est tout...

dimanche 20 mai 2007

Un dimanche sous la pluie

Ciel gris, nuages bas, pluie battante, voila le printemps cuvée 2007.

Un printemps gris et humide, incitant autant à la joie qu'un doigt coincé dans une porte. Puis c'est con un dimanche. C'est la fin d'un weekend, on sait que le lendemain on retourne bosser. Un dimanche, ça passe toujours trop vite. Puis le dimanche, c'est les repas en famille. 1 chance sur 2 qu'on ressorte les vieux dossiers, que ça termine en drame. A croire que tout le monde sent la tension palpable de cette journée maudite et soit sur les nerfs, sur la défensive.

- Allez, bon appétit !
- Michel, tu veux de l'andouille ?
- Tu te fous de ma gueule, tu crois que j'ai pas compris l'allusion ?
- Oh, tu vas pas recommencer ? T'es complètement parano mon pauvre vieux !
- Ouais ben moi je t'emmerde ! Viens Jacqueline, on s'en va !
- C'est ça, casse toi ! Puis hé, reprend tes fleurs pourries en passant, elles puent !
- Pas autant que ton gigot, connasse !

Wow ! Tout ça parce que la veille (samedi soir, donc) Michel n'a pas eu de chance au tirage du Loto, ni même au tirage de Jacqueline. (Mauvaise semaine + mal à la tête + un film de filles à la télé, ça fait beaucoup en une seule fois pour un seul homme) Le dimanche matin il pleuvait, son équipe préférée avait perdu à téléfoot, il fallait aller bouffer chez cet abruti de beau-frère et après tout ça, on repartait pour longue une semaine de boulot !

Nous vivons une époque tendue. Trop de stress. Puis pas assez de soleil, faut reconnaitre....

Soyons francs, le soleil joue sur notre caractère. Mieux, sur le déroulement d'une journée. Surtout le dimanche. Ben oui, parce qu'en semaine, sauf à bosser en plein air, on s'en fout qu'il pleuve. Alors qu'un dimanche ensoleillé chez le beau-frère, ça se transforme en barbecue avec du rosé et une tarte aux pommes* en dessert avant le café et le cigare pendant que les gosses jouent à touche pipi derrière les buissons ou à cache-cache dans la cave. (Ou l'inverse, c'est selon.)

*Une tarte au sucre, selon la région.

Pour mon dimanche à moi, j'avais prévu d'aller visiter Papa-Pascal selon la faisabilité, d'aller chercher mon gros cheque dans une boutique de la Française-des-jeux, d'aller à Disneyland-Paris pour m'éclater un peu ou, vraiment en dernier recours, de m'occuper de mon appart si le temps était moche.

J'ai donc du opter pour les gants Mappa et l'aspirateur.

Magnifique. Puis j'y ai mis du cœur, crois moi. Mais bon, ça ou regarder la pluie tomber en écoutant Michel Sardou, autant s'occuper. Parce que si en plus je m'étais fais chier, je me tirais une balle.

En même temps, je suis salaud avec Michel Sardou. Enfant, enfin y'a 20 ans quoi, je l'écoutais beaucoup. Et encore aujourd'hui, j'ai plaisir à réentendre des classiques. Mes classiques.

Le Blues Black Brothers, Les Villes De Solitude, Une Fille Aux Yeux Clairs, Je Suis Pour, La Vallée Des Poupées, etc...

Bref. Je vais finir ce billet, me choisir un dvd, me coller dans mon canapé et me rouler dans mon plaid et mes ponchos en sirotant un bon verre de vin.

Et je serais là, devant mon grand écran plat, à rire de bonnes répliques, à retenir mon souffle devant des grands moments d'actions ou a pleurer tout seul comme un con devant une scène un peu trop émouvante en me disant que j'ai trop bu...

Je serais au chaud et confortablement installé. Dehors, la pluie tombera toujours mais pour le coup, j'en aurais plus rien à foutre.

Pourtant, dehors, sous la pluie, y'aura des gens. Et pour eux, les dimanches pluvieux ne sont pas les seules journées de merde....Comme quoi, mon dimanche à moi finalement, j'ai pas tellement de raisons de m'en plaindre…

samedi 19 mai 2007

Suspens

Bon alors, je suis riche ou pas ? Suspens ^^

Avant d'y répondre, juste un truc. Tous les amateurs de foot connaissent la qualité du championnat de France. Bof, tendance moyen-moins. Pas glop.

Je zappais vite fait à la télé et je tombe sur un journaliste sportif de canal. Soirée multiplex ce soir, pour l'avant dernière journée du championnat. Coté suspens pour le coup, on repassera. Lyon est champion pour la 6e fois depuis au moins 3 ou 4 journées. Les reléguables, on s'en foot un peu et donc, reste les qualifications pour la Champion's League de l'année prochaine.

Et là, le journaliste, il a voulu vendre sa soirée foot. Il a voulu mettre un suspens de ouf. La folie dans le studio.

En gros, j'ai pris l'émission à la 1/2 temps et il faisait le tour des stades pour récapituler. Mais il parlait vite, le gars ! Comme si il s'était passé des tas de trucs partout et qu'il avait pas le temps de parler de tout. Il parlait vite, comme si il allait rater son train, comme si il y avait le feu chez lui, comme si il fallait qu'il dise un truc hyper important pour la survie de l'humanité avant de mourir.

Ou comme si sa femme était enfermé dans une pièce à coté avec Rocco Siffredi. Moi aussi, je serais angoissé, remarque O-o

Donc le gars avec son débit de mitraillette, il dit :

- Dennis, Franck, alors tout de suite on revient vers vous pour le commentaire de ce match très important !

Nous on se dit : bon, vu comme il est speed, doit y avoir au moins 4 buts à 3 et 6 expulsions rien qu'en 1ere 1/2 temps O-o Beaucoup de choses à dire, donc. Et là, il enchaine :

- Donc, toujours zéro à zéro et tout de suite, les 30 meilleures secondes de la 1ere période !

Arf ? Zéro - zéro ? Et les meilleurs moments de la 1ere 1/2 temps, ça tient en 30 secondes ? 30 secondes sur 45 minutes ????? Ha ouais, quand même... Il a drôlement baissé le niveau !

(Pour être honnête, y'a des joueurs qui se sont fait violence en seconde période. On a du leur dire que je regardais, à tous les coups. Y'a quand même eu du 5-2 et du 4-1 dans l'air en fin de soirée...)

Bref. Tout ce que je retiens de cette soirée foot, c'est que Paris a gagné. Allez Paris ^^

Pour en revenir au vrai suspens, celui qui tient toute la France* en haleine, en tous cas les lecteurs de mon Blog, suis-je riche ?

*Sache ami lecteur, que je suis lu aussi en Suisse et au Canada ^^ Spéciale dédicace à Badounette et à Maddys !

Vendredi soir, j'ai joué au Loto, à l'Euromillions et au Keno. Pour gratter encore un peu*, j'ai même acheté un Tac-o-tac.

*Jeu de mot.

Bon, hier, j'ai commencé par gratter mon Tac-o-tac. J'ai gagné 3 euros. Pas à vie, hein... Sur le champ. Bon, c'est pas énorme mais ça m'a remboursé mon ticket.

Puis surtout, l'argent appelle l'argent....

J'ai vérifié mes tickets du Keno, puis de l'Euromillions, histoire de monter en puissance doucement.

Bon, y'a un truc qui a du merder quelque part, c'est curieux. J'ai rien eu du tout dis donc O-o Mais il me reste le Loto ! Le tirage avait lieu ce soir.

Et là, on va voir ça ensemble. J'ignore encore le résultat au moment ou j'écris ces lignes. Bouge pas, je vais voir et je reviens.

Suspens.

Bon... J'ai gagné.

Mais nettement moins que prévu...

J'ai 3 numéros. 5 euros et des bananes. C'est que ça contrarie drôlement mes plans, ça :-(

Tant pis, je vais rejouer la semaine prochaine. Je ne suis plus a une semaine prêt... Mais quand même, faudrait pas que ça dure trop longtemps cette histoire ! Parce qu'avec tout ça, va falloir que je retourne bosser, moi...

Commence à faire chier, ce suspens O-o

vendredi 18 mai 2007

Une nouvelle vie commence

Pas la mienne, hein... Enfin, pas encore. A l'heure où j'écris ces lignes, le Keno et l'Euromillions n'ont pas encore été tirés. Et le Loto, c'est demain. Je ne serais donc fixé que dans 24.00 du montant exact de ma nouvelle fortune.

Non, la nouvelle vie qui commence, c'est celle de la petite Margot.

Née en ce matin du 18 Mai 2007 à 7.52, une vraie taille de guêpe (2 kgs 800 pour 48 cms) et déjà la fierté de ses parents. Margot, fille de Pascal et d'Anna, à travers ces lignes je te souhaite bienvenue au monde ! Pas notre monde à nous, adultes. Ce monde n'est pas un monde pour les petits enfants. Parce que nous ne sommes plus des petits enfants, c'est pour ça. Ton monde n'est plus le notre et le notre, pas encore le tien. Et c'est tant mieux.

Ton monde est un monde fait d'amour, d'adoration, de bisounours et de père noël, de petite souris et de berceuses, de couleurs pastel et de peluches, de cadeaux au pied du sapin et de joies simples. Un monde que probablement nous n'aurions jamais du quitter et dans lequel j'espère, tu garderas longtemps certains de tes plus beaux souvenirs.

Et plus tard, quand ce monde là ne sera plus le tien, tes parents t'accompagneront à travers le notre. Ils te tiendront la main avec amour autant qu'il le faudra et assisteront à tes premiers pas d'adulte avec fierté. Mais y'a pas le feu ^^

Une nouvelle vie qui commence, c'est donc aussi celle de tes parents. Une vie faite de couches, de biberons et de tours de garde ^^ Une vie moins reposante que la tienne mais bien rock ‘n roll quand même ! Tu ne le sais pas encore mais la nouvelle vie de tes parents fut amorcée juste avant ta venue. Une vie que je leur souhaite pleine de fierté, de réussite et de joie, un peu comme ce que tu dois leur inspirer en ce moment. Je t'espère comme un présage à leur avenir.

Pascal et Anna, je suis tellement heureux pour vous ^^

Pascal, mon vieux frère, en souvenirs de toutes les conversations que nous avons pu avoir, de tous les projets que nous avons pu évoquer, aussi bien professionnels qu'humains, je suis tellement heureux de te voir te réaliser, pierre après pierre, dans l'amour et dans la paternité, dans la prise en main de ton avenir. Du haut de notre amitié, je reste le témoin ému de ton évolution. Plus que jamais et à bien des égards, je suis fier de toi. Anna, si jamais tu lis ces lignes un jour, garde bien cette journée comme une des plus importantes de ton existence : tu as fais don de la vie.

Bienvenue au monde Margot. Puissions-nous t'offrir un monde digne de tes rêves.

jeudi 17 mai 2007

Le tiercé dans l'ordre

Loto, Keno, Euromillions. Dans l'ordre. Tu sais combien ça fait ? Assis toi, parce que ça fait DE MOI UN AUTRE HOMME ! (Merci Sellig.)

Certes, le pari est osé. Le coup de poker du siècle. Patrick Bruel, tiens toi bien j'arrive. Si je gagne, autant le dire tout de suite, c'est le coup de cul monstrueux, la choucroute royale, le couscous princier, le pack office.

Demain, je suis riche. Comme je suis intimement convaincu que j'ai un destin, j'ai fatalement rendez vous avec lui. Pourquoi pas dès demain ? (Parce que merde, ça fait 31 ans que j'attends, j'estime avoir été assez patient !)

En plus, j'ai tout pour réussir : une chance insolente, un héritage génétique de vainqueur, une technique infaillible. C'est mon tiercé perso, ça.

La chance insolente, ben oui : je suis né dans un pays riche, dans l'époque la plus évoluée que cette planète ai connue, je suis en bonne santé, j'ai toujours mangé à ma faim, j'ai une copine qui est folle amoureuse, des parents qui ont toujours tout fait pour moi et en plus j'ai un boulot. Tant de bonheur d'un coup, j'en ai presque honte. (A méditer quand on se dit qu'on a une vie de merde. Y'a pire que nous, on est pas si malheureux...)

L'héritage génétique de vainqueur, ben oui : mes parents et ma grand mère maternel (bonjour mamie) eurent dans le passé leur moment de gloire avec les jeux d'argent et de hasard. Dans le billet "400 coups", je te disais que mes parents avaient gagné un voyage aux Antilles. Avant cela, il y a une 20taine d'années, ils avaient eu 5 numéros sur 6 au Loto. 10 000 francs à l'époque. Juste assez pour payer leurs dettes O-o Bon, c'est certain, 6 numéros ça aurait été encore mieux. Ils auraient pu arrêter de bosser. Mais 5 sur 6, c'était toujours ça de pris. Et encore avant ça, ma mamie (je sais pas pourquoi je lui ai fait coucou tout à l'heure, elle n'a pas internet) tentait sa chance régulièrement au Tiercé. Toujours les mêmes numéros ! Et tu me crois tu me crois pas, un beau jour, ils sont sortis. Tous. Et dans l'ordre s'il vous plait ! Bon, cette fois là elle avait pas joué... Mais potentiellement, y'avait de la thune à la clé, là. Puis elle aussi, sur ce coup là elle pouvait arrêter de bosser. Donc comme je le disais, j'ai la gagne dans les veines. C'est dans la finition que ça déconne un peu O-o Mais je suis prévenu, je ferais gaffe...

La technique infaillible, ben oui : mais c'est secret défense et pis c'est tout. Non, vraiment je ne peux rien dire. Ou alors dans les grandes lignes, juste. J'ai une technique de base : les numéros fétiches. (La part de mon destin qui me tend les bras.) A ça, je cumule l'instinct en retenant des numéros au hasard. (La part de chance insolente.)

Impressionnant, hein ?

Et ça, c'est juste pour le Loto et l'Euromillions. Pour le Keno, j'ai une autre technique. Je te previens, il faut suivre.

5 grilles. 10 numéros au maximum, 4 au minimum. Je joue 4, 6, 8, 9 et 10 numéros. 4 numéros sur la première, je les reporte sur la 2e, j'en rajoute 2, je les reporte sur la 3e, j'en rajoute 2, etc. Ce qui veut dire que si les 10 numéros sortent, comme ce sont les mêmes numéros sur les 5 grilles, elles sont toutes gagnantes ! T'es toujours là ?

Comme les gains sont fixes, quel que soit le nombre de gagnants, je m'en fous si tu utilises ma méthode. Je prends juste 10% sur les gains parce que je me suis fais chier à la pondre, cette technique là O-o

Si jamais je ne gagne pas mon tiercé demain, comme je ne suis plus à une semaine prêt, je rejouerais le vendredi suivant. Tant pis. Sinon, je suis toujours dans ma logique de tenter le coup à fond, sur tous les tableaux : j'ai repris mon bouquin. C'est une autre route pour l'autoroute du bonheur, juste un peu plus longue. Je ne cache pas que ma préférence va vers le raccourci, mais je vais pas faire la fine bouche. L'important c'est pas le chemin, c'est d'arriver au bout.

Et si je gagne, p'tain... J'achèterais plein de slips pour bien les craquer comme il faut ^^

Sérieux, d'abord et comme tout le monde, j'arrête de bosser. Ensuite je sors mes parents de leur cité. Je capitalise pour mes générations futures et à partir de là, je change tout dans ma vie. Je change de région, p'tre même de pays. Je fais construire une maison avec une piscine couverte, un patio, une salle de projection privée, un bureau-bibliothèque, une chambre sans vis à vis avec vue sur la mer, une putain de salle de bain avec une cuisine high-tech, un salon avec terrasse, une salle à manger, une (oups, je bave) cave à vins avec que des grands crus dedans que quand je ferais pipi, y'en aura pour du fric. D'ailleurs c'est bien simple : quand j'aurais besoin d'acheter un truc en liquide, je distribuerais des échantillons d'urine.

Arf.... Tu verras, ça sera bien.

Alors voila. Je vis mes dernières 24 heures de français moyen. Demain matin, je me lèverais une dernière fois pour aller bosser. Lundi, j'irais pas et mardi, je pars à Barcelone. Je rachète l'appart où ma copine est en colloc, j'expulse avec force et fracas François Pignon (Chris, private joke) et je refais tout à neuf là dedans. On sait jamais, une garçonnière de 100 m² en plein cœur de Barcelone, ça peut servir.

Pour l'heure, mon tiercé du soir, ce sera Guignols + apéro, infos, puis un dvd au choix ou alors The Majestic qui passe à la télé ce soir. Un de mes plus beaux rôles ;-)

Bonne soirée à toi et à @ demain !

mercredi 16 mai 2007

Mais que fait la police ?

Ben elle travaille.

Dans mon bouquin, elle traque des méchants.
Dans les films, elle traque les méchants. Et elle les tue, quand ils sont très très méchants.
Dans la vraie vie, elle traque et verbalise les honnêtes citoyens qui brulent des feux rouges pour arriver à l'heure au boulot le matin ou qui ne veulent pas rater le zapping et les guignols sur canal + le soir.
Et sur Internet, elle est formidable. Elle traque et arrête les dangereux pervers et autres pédophiles avant qu'ils passent à l'acte, comme dans Minority Report.

Une association de malfaiteurs (le mot est faible) a été démantelée. Leur but, enlever une enfant de moins de 10 ans, la torturer, la violer et la relâcher après l'avoir marqué au fer rouge d'un S comme SOUMISE.

Une cache a été retrouvée avec du matériel sado-maso, les 3 suspects sont tous adultes dont 2 pères de familles...

3 français, mais cette information là n'a aucune importance. Le plus important est qu'ils ont été repérés sur un forum par un internaute belge (vive les belges) qui les a dénoncé au site Child Focus (http://www.childfocus.be/fr/index.php?language=fr) et à la police belge. Elle est malheureusement experte dans la traque des cybers-pédophiles. Je dis "malheureusement", parce que putain, une force de l'ordre pareille, ça devrait pas exister, parce que ça voudrait dire qu'il n'existerait aucun être humain suffisamment barré pour s'attaquer à un enfant, quelque soit la façon, le moyen...

Copié collé de la fin de l'article, vu sur yahoo.fr

Après avoir envisagé un rapt en Belgique, ils avaient opté pour une opération menée vers midi autour d'une école située dans un rayon de 100km autour de leur cache. Ils devaient faire monter de force une fillette isolée dans le véhicule avant de l'attacher et de l'emmener avec eux. Le dernier suspect a été interpellé le 12 mai.

Les trois hommes ont été mis en examen et écroués pour "participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'enlèvement et de séquestration, commis en bande organisée et captation en vue de diffusion, détention et diffusion d'images de mineurs à caractère pornographique".

Ils n'ont pas nié les faits lors de leur garde à vue, mais affirmé que ce projet n'était qu'un fantasme pas destiné à aller jusqu'au bout. Le procureur de la République de Rouen a parlé "d'actes insupportables" et de "drame absolu", qualifiant de "pire que l'horreur" leur projet.

Ce projet n'était qu'un fantasme... Ben merde, moi aussi, j'en ai des fantasmes. Mais des fantasmes normaux quoi, avec ma bistouquette personnelle et des harmonies romanesques de + de 18 ans. (C'est une façon de parler, Chris O-o) Des fantasmes entre adultes, sans animaux morts ou vivants, sans faire de mal à qui que ce soit, sans vouloir qu'on m'en fasse, non plus.

Etre obsédé est bien différent d'être pervers en fait. Les pervers sont des malades. Et si ce genre de malade ne peut être soigné, il ne doit pas vivre en liberté. Y'a eu trop de cas de récidives. Trop pour se permettre le moindre risque quand il s'agit de viol, de meurtre, de pédophilie. La vie d'un enfant, d'une femme, d'un homme est trop précieuse pour s'entendre dire que ça coute cher, un malade enfermé à vie avec un traitement à suivre jusqu'a la fin de ses jours. Merde, ça sera jamais aussi cher payé qu'une vie, ou que son innocence.

Non, je te le dis : la police a très bien fait son travail. On dira ce qu'on veut sur les forces de l'ordre, je préfère en croiser tous les 100 mètres que de vivre dans un monde livré à des tarés sans surveillance. Quelque soit le degré de taré-attitude.

Je rêve d'un monde ou j'entendrais, le soir : Il est minuit, tout est tranquille. Dormez braves gens... J'aimerais l'entendre. Et le croire.

mardi 15 mai 2007

Barcelone, c'était bien !

Mais bon voilà, il a bien fallu revenir. Quitter Barcelone, ses bars à tapas, ses rues chaleureuses, son soleil, ma copine.

Et revenir bosser, donc. Arf.

C’est décidé, je vais changer de vie. Recommencer à jouer aux jeux d’argent (je vais tenter le triplé coupes/championnat > Loto, Euromillions, Keno) et reprendre l’écriture de mon roman policier. Tout tenter pour faire de ma vie ce que je veux, c’est à dire gagner des pepettes, bosser pour moi et à mon rythme, et profiter de la vie parce que bordel, on en a qu’une et que j’ai de plus en plus de cheveux blancs !!!!!!

Ce week-end j’étais à Barcelone. Double apéro le samedi soir (dans un bar à tapas puis chez une collègue de ma copine), parc d’attractions dans la journée de dimanche avant de foncer au Nou Camp le soir pour voir jouer le Barça contre le Bétis Séville. Grosse ambiance, super places pratiquement au niveau de la pelouse, des stars du ballon, c’était bien fun !

"Ces salauds du Bétis" (je sais plus comment ils disent en espagnol, y’a « puta » dedans) ont lâchement gâché la fête de toute une ville en égalisant sournoisement à la dernière seconde de la seconde ½ temps. (Et c’est marrant comme 80 000 personnes pas contentes en même temps, ça peut faire du bruit)

Mais l’espagnol est fier, il ne se laisse pas abattre. Surtout ici (enfin là bas), à Barcelone. En cas de victoire, ils seraient allé boire pour fêter ça, là ils sont allé boire pour oublier la défaite. (Parce que 1-1, vu le contexte, c’est une défaite.) Moi, j’ai quand même passé une très bonne soirée. Ma copine aussi mais elle, elle était pour le Bétis. Vu comme les supporters locaux étaient remontés, je lui ai suggéré d’avoir la victoire "pudique". On sait jamais….

(Un autre match nul qui allait finalement être une défaite, c’est la finale de la coupe de France entre Sochaux et Marseille, 2 partout. (Sochaux vainqueur aux penaltys)

Pourtant, à entendre les supporters marseillais samedi matin, c’était une formalité !

"Le matcheu, on va le gâgner trois zéros ! Nang, mieug ! Quâtre ung !"

Comme quoi, faut pas vendre la peau du lion avant de l’avoir tué. La prétention marseillaise se paie chère, ils se sont vu trop beaux après leurs victoire en championnat 4-2 contre ces mêmes sochaliens. Nous, à Paris, on a pris l’habitude d’être humble et respectueux de l’adversaire ! Le 11 parisien connaissant parfois de longs passages à vides, la pudeur et la discrétion sont naturellement de mises O-o Mais quand même, allez Paris.)

Le lundi matin, à l’heure où toi normalement, tu commençais à bosser, nous avions prévus d’aller à la plage… Mais le temps devait en décider autrement. Une grosse averse bien soutenue nous a contraint à une grasse matinée au chaud sous la couette. La vie est parfois cruelle… Quelques emplettes et un dernier bar à tapas plus tard, il fallait déjà remettre le cap vers Paris et sa banlieue.

Et là, c’est le drame. Parce que moi, j’avais pas forcement envie de rentrer.

Cela dit, le retour ne s’annonçait pas trop mal. Arrivée sans encombre, je récupère mon bagage presque tout de suite et je me dirige vers le tram de l’aéroport qui est censé me déposer à la gare RER. Coup de bol, le tram est déjà à quai. Je le prend, il me dépose au RER que j’entend justement arriver en gare. Je cours avec ma valise sous le bras en me disant « merde, je vais être hors zone, va me falloir un ticket spécial, je vais le rater » et ben non ! Pas de portique, juste un escalator à descendre. J’allonge encore la foulée (pousse toi valise) et dévale l’escalator avec la grâce d’un all black filant vers l’essai, ballon sous le bras et la tête rentrée dans les épaules pour l’aérodynamisme.

Jusqu’ici, tout va bien. J’ai tout eu tout de suite. Changement de RER à Châtelet, le mien arrive exactement au moment où je pose le pied sur le quai ! Magnifique. Je me dis "allez, après j’ai mon bus à la défense, je tente le grand schelem !" Parce que là, si en plus j’avais mon bus pile poil, je jouais au loto dans la foulée !

Mais non, point de bus. Il a fallu que j’attende, comme tout le monde O-o Et donc, à cause de ce ¼ d’heure perdu, j’ai mis autant de temps pour faire Barcelone – Roissy en avion (1070 bornes environ selon mappy, 900 selon la police) que Roissy – chez moi en transports. (Environ 40 bornes)

Mes chats m’ont fait la fête en rentrant -en fait, ils avaient faim- et après, ils sont repartis se coucher. Les ingrats O-o

Me suis donc retrouvé tout seul, debout avec ma valise dans mon appartement silencieux, froid, sans vie… Avec le radio réveil à brancher pour pas oublier d’aller bosser le lendemain. Arf. Faut que je change de vie, y'a pas moyen. Je vais reprendre l'écriture de mon bouquin pas plus tard que ce soir, provoquer le destin aux jeux, forcer les choses. Y'a que ceux qui ne tentent rien... Et comme je le disais, nul besoin d'attendre que les choses arrivent pour croire en elles.

vendredi 11 mai 2007

Weekend à Barcelone, jour J-1

Donc, je peux pas encore t'en parler, c'est trop tôt.

Mais en gros, ça sera champagne pour fêter une jolie réussite doublé d'un sacré pari, bars à tapas, soirée foot au Nou Camp et cerise sur la tortilla : plage et soleil.

Dans l'immédiat, je vais te faire découvrir/partager/te souvenir d'un site que j'apprécie beaucoup : Bashfr.org.

Le concept, pour faire vite : les perles des discussions relevées sur des canaux irc. Le plus souvent, on y trouve des adultes, des jeunes, des gamers on-line no-life (des puceaux boutonneux à lunettes), des informaticiens, des filles et des encore des puceaux.

Un melting-pot assez délirant ^^

Ce qui est mis en ligne sur ce site, c'est vraiment les perles de ce qui se fait de mieux dans le genre petites phrases qui tuent et autres brèves de comptoirs les plus hallucinées.

C'est un peu comme le Blog de Juliette Coquine sauf que c'est carrément moins axé "cul".

Etant ce jour un homme pressé par le noir désir d'être déjà à demain pour déguster une glace au soleil des plages barcelonaises en regardant passer les jupes des filles, discrètement caché derrière mes lunettes de soleil pour ne pas me faire griller par ma copine qui n'est pas jalouse, non non non, je vais donc te coller ici une sélection de quelques perles lues sur bashfr.

Malgré le fait que certaines soient franchement drôles quand on possède quelques notions informatiques, si tu accroches tu auras de quoi lire pour tout le weekend ! http://www.bashfr.org/?sort=latest

1 / Avec windows XP on était au bord du gouffre, avec Vista on a fait un grand pas en avant...

2 / Tark [DestinyClan] : T'fais quoi de beau ?
Lexilim : je dessine l'abeille de miel pops au stylet
Tark [DestinyClan] : Tu peux dire "je me fais chier", ça va plus vite

3 / Mec, j'ai une super blague sur une rousse et un manchot, jte l'ai déjà raconté?
elle est marrante?
carrément XD
alors nan, tu mla pas encore raconté

4 / De toute façon les femmes c'est comme les places de parking.
C'est à dire?
les meilleures sont toujours prises.
C'est pas faux
Mais bon on peut toujours se rabattre sur les places handicapées...

5 / J'ai la preuve absolue de mon égocentrisme ...
J'ai eu trois copines dans ma vie.
Si on prend leurs initiales dans l'ordre, ça donne : MOI.

6 / donné moa une frase dan ninport kelle langu é je la traduis
Traduis moi ta phrase en français stp :)

7 / Jim> Vous faites quoi après l'amour?
BigBoy> Effacer l'historique

8 / Je viens de rentrer, et ma mère m'as dit "j'ai penser à toi je t'ai acheter une boite de mouchoir..."
Je sais pas comment je dois le prendre...

9 / Nicolas : voter, c'est redevenu cool
Nicolas : avait je parlais de cul quand jetais bourre
Nicolas : maintenant je parle de politique

10 / A ouais a propos, j'ai bien trippé tout à l'heure
?
J'ai un pote qui a des tortues et y'avait un escargot qui s'était posé dessus et elle avançait
J'étais entrain de m'imaginer ce qu'il pouvait ressentir
" WOUHOUUUUUUUUUUU ! CA FOOOOOONCE ! "

11 / mes parent ils m'engueulent pour kkchoz que j'ai pas fais
c'etait quoi ?
mes devoirs

12 /LDV_Nico: Tain c'est chiant d'être nostalgique...
LDV_Nico: Après t'as envie d'écouter des musiques de gonzesse et de courir au ralentit dans un jardin avec tes potes...

13 / Yak: bon, je vais voter...
Yak: citoyens, tous aux burnes !
Poopay: Pour les érections présidentielles...
Poopay: Votez Sticule !

14 / pourquoi, vous les hommes, vous baissez jamais la luette des toilettes après passage ?
Parce que, vous les femmes, vous la levez jamais

15 / Ralo21, j'ai 43 ans, trois gosses un hummer et un jardin avec des nains alors tu m'apprend pas la vie

16 / bon allez, en fait c'est maintenant que je vais me pieuter, après un verre de jus d'organe, tout va mieux
d'ORANGE
putain

17 / Optionexotique : Un jour je bandais comme un âne à la piscine et c'était l'heure de la fermeture... J'ai du sortir de l'eau avec le saucisson tout dur et me taper l'affiche... Voilà.
ObsydianKenobi : C'était qui sur l'affiche?

La dernière pour today, mais elle m'amuse beaucoup ^^

MORT DE RIRE
qu'est-ce qui t'arrives ?
J'étais au stade entre midi et deux, en train de rouler, et y a Claire qui arrive et qui me demande si c'est un joint, je lui ai dit que oui.
Elle me supplie de lui faire fumer dessus.
J'accepte.
Donc on fait moitié/moitié, et à la fin elle me sort qu'elle est complètement défoncée xD
c'est quoi le truc drôle ?
C'est une clope que j'ai roulé xD

Accessoirement, la fille aussi, mais bon ^^

Je te laisse sur ces bonnes paroles, avec un lien en plus.

Très bon weekend à toi, tous autant que tu es, et rendez vous lundi ou mardi pour la prochaine !

jeudi 10 mai 2007

Mythes et autres légendes urbaines.

Salut toi.

Hier, je te parlais vite fait des 400 coups, un peu des miens, disant en substance qu'avec le temps on avait tous tendance à devenir un peu plus sages, plus réfléchis, plus adultes. Plus responsables. Plus vieux, en fait. Genre, les grosses conneries qu'on fait quand on est gosse, ben c'est parce qu'on est gosse, justement.

Ben c'est faux. Hier après midi j'étais à l'hôpital. Pas pour moi, pour une fois. Et alors que je patiente avec d'autres patients potentiels apitoyés sur leurs petits pépins de prostate en piteux état (dans une soirée, faire dire cette phrase très vite à un mec qui postillonne pour faire marrer l'assemblée) je vois rentrer un couple, 70 ans, maghrébins. La vieille tire le vieux par le bras, tandis que lui, tire la gueule et traine la patte.

Elle lui désigne 2 places libres sur le coté, lui demandant par ce geste d'aller s'assoir alors qu'elle allait s'affairer avec la caissière-standardiste diplômée en médecine qui tenait l'accueil. (Les restrictions budgétaires étant ce qu'elles sont, les profils multitâches, touche à tout, couteau-suisse, c'est très recherché. Même les chirurgiens ont des notions de plomberie, il parait.) La mamie se pointe donc devant le couteau suisse en blouse blanche et commence à lui parler à voix basse. Pendant ce temps, le pépé ignore royalement les places repérées par sa moitié et en sélectionne 2 autres plus loin, histoire de montrer que merde, c'était encore lui seul qui portait la culotte. (Bon, il trichait, il avait des bretelles.) D'un coup, la blouse blanche rentre dans une colère noire. Elle se redresse d'un bond, se tourne vers le papy et commence à lui gueuler dessus en pleine salle d'attente.

Mais une engueulade !!!! Enorme ! Le savon Olympique ! Avec les autres patients, on osait à peine bouger le petit doigt de peur de se prendre aussi une soufflante. Alors moi -qui ne suis pas du tout du genre commère- j'ai coupé discretos mon ipod pour écouter en lousdé, mine de rien.

En fait, le papy était hospitalisé dans les murs et le matin même, alors que des brancardiers devaient venir le chercher pour une opération, ils avaient trouvé sa chambre déserte. Il avait arraché sa perfusion et s'était barré chez lui, tout seul O-o

Comme quoi, le fait que les hommes s'assagissent en vieillissant, c'est un mythe. Pour faire les 400 coups, y'a pas d'âge.

Les mythes et autres légendes urbaines, ça me passionne. Il y en a un, entendu dans mon enfance, qui m'est toujours resté.

A paris il y a quelques années, un homme (entre 50 et 60 ans) croise dans la rue une femme élégante et soignée. Elle est de sa génération et alors qu'ils se dépassent, ils se reconnaissent. La dame est une relation depuis longtemps perdue de vue de l'homme en question. Ils échangent quelques politesses et la dame, demeurant dans le quartier, lui propose de se joindre à une réception donnée dans ses appartements. Il accepte. L'appartement est d'un grand standing et la dame a un majordome. Les invités arrivent les uns après les autres et notre homme passe un agréable moment avant de s'éclipser discrètement pour retrouver son logis.

Presque arrivé chez lui, il se rend compte qu'il a oublié son briquet sur le rebord de la cheminée du salon. Il se promet de repasser le lendemain pour le récupérer. Ce qu'il fit donc. Rendu à l'appartement de son amie, il frappa à la porte mais elle demeura close. Ni elle ni le majordome ne semblait devoir ouvrir. Il descendit trouver la gardienne et provoqua son étonnement.

- Mais monsieur, vous ne pouviez pas être chez elle soir, elle est décédée depuis 2 ans...

L'appartement avait alors été vidé de ses meubles et les enfants de la dame tardaient à le mettre en vente, réglant à grand peine les détails de la succession.

Devant la stupeur et la bonne foi évidente du visiteur, la concierge lui proposa de lui ouvrir la porte avec le double qu'elle possédait, pour qu'il puisse constater de lui même de l'impossibilité de sa présence dans les murs la veille au soir.

Et effectivement, les portes ouvertes découvrirent des pièces vides, poussiéreuses, abandonnées de longue date. L'homme s'avança dans ce qui était encore pour lui la veille un salon cossu et bourré de gens de qualité. Comment était-ce possible ? Le plus troublant étant peut être que sur le rebord poussiéreux de la cheminée, son briquet était bel et bien là.

Moi qui me targue de ne conter ici que des histoires vraies, je n'ai pas inventé celle là. Elle est arrivée jusqu'a moi d'une façon que j'ai oublié. Pierre Bellemare, il y a quelques années racontait des histoires extraordinaires, mais apparemment vraies. J'aimais les écouter. Probablement est-ce à lui que je dois ce souvenir de mon enfance.

Certes, je n'ai pas de preuve de la véracité de cette histoire. Par contre, j'ai personnellement vécu quelque chose de troublant après la mort d'un très proche membre de ma famille quand j'étais enfant. J'étais avec mes parents dans la cuisine en train d'enfiler mon haut de pyjama. Mes parents s'affairaient à la préparation du diner tout en discutant avec moi.

Je passe la tête dans l'encolure, j'enfile les manches, et alors que j'ajuste le pyjama sur mon torse, je sens un truc me glisser le long de ma jambe droite et finir sa course dans mon chausson.

C'était ma chaine de cou, avec une médaille gravée à l'image de la vierge Marie, un cadeau de mon baptême. "Merde, j'ai pété ma chaine", pensais-je alors. (Avec mes mots d'enfant à l'époque, hein...)

En examinant ma chaine, je constate avec surprise qu'elle est toujours attachée, fermée, intacte. Il ne manque pas un maillon. Le truc, c'est qu'à l'époque je ne pouvais déjà plus l'ôter de mon cou en la passant par la tête. Je devais absolument la détacher. Hors, là, elle était belle et bien entière, attachée. Elle m'est passée A TRAVERS LE COU pour glisser le long de ma jambe. Mes parents en furent aussi les témoins médusés et pour ne pas prendre le risque de me choquer d'une façon ou d'une autre, ne réagirent pas plus que ça. Pour moi, pour eux (nous en avons reparlé plus tard) c'était une manifestation de mon trop cher disparu. C'était quelques mois après sa mort.

Libre à moi d'interpréter ça de la façon que je veux, de toute façon rien n'est rationnel dans cette histoire si on table sur cette impossibilité physique de voir un objet traverser un corps humain sans autre formalité.

Mais ça rejoint pour moi l'idée déjà évoquée sur ce Blog -et donc sur ce billet- qu'une vie après la mort est possible, manifestations physiques à l'appuie. Que ce soit par le biais de légendes urbaines ou d'expériences métaphysiques, j'aime à croire que ce mythe là n'en soit pas un.

Demain, nous aborderons cette légende urbaine qui dit que Ben Affleck est un bon acteur et ce mythe qui prétend que Michael Jackson est humain. (Et noir, de surcroit.)

Bonne nuit public, fait de beaux rêves et j'espère à demain !

mardi 8 mai 2007

De Mai 68 à Mai 2007

La France a peur.

Paris et l'ensemble des grandes villes de l'hexagone sont à feu et à sang. Cette nuit, dans les rues de la capitale, c'est au moins 500 jeunes anti-sarkozistes (de citron, ndlr) qui ont tout détruit sur leur passage. Avant hier, à Caen, Tours, Nantes et Troyes de mémoire, c'est pas moins de 1500 personnes qui ont défilé dans les rues, manifestant contre Nicolas Sarkozy.

Je disais hier que moi, j'avais rien constaté comme troubles ou manifestations diverses. Si comme moi tu te réveilles avec la radio, les informations se font fort de nous expliquer ce qui s'est passé pendant le sommeil des justes. 500 jeunes d'un coté, 1500 de l'autre... Nous sommes 60 000 000 de français ! Faut arrêter de nous faire croire que TOUTE LA FRANCE est descendue dans la rue et que même dans les villages les plus reculés de l'Ardèche, c'est l'anarchie !

Si nous analysons la situation, qu’avons-nous ?

D'un coté, une poignée d'irréductibles qui résistent encore et toujours à l'envahisseur et qui à la vue des CRS scande en cœur un "Courage, fuyons !" emprunté à Vercingétorix dans un moment de lucidité devant les légions de Jules César. (K’tastrof, si tu me regardes...)

De l'autre, nous avons les médias qui se font le relais de cet échantillon de la population et qui donne à leurs actions plus de force, d'impact, d'importance que tout cela n'en a vraiment. Rennes, Lille, Nantes, Lyon entends-je à l'instant. (Moi, je m'inquiéterais quand la Corse sera rayée de la carte et que la ville de Melun sera tombée. Pas avant.)

Enfin, quoi, c'est comme les dernières "émeutes", plus les médias vont en parler et présenter ça autrement que comme un fait divers, plus ça va encourager ces casseurs à faire parler d'eux. Ce petit mouvement d'insoumis ne doit pas devenir une seconde prise de la Bastille ! Merde, si il y en a une qui devrait descendre dans la rue, c'est Ségolène, les totottes à l'air comme Marianne en son temps et une rose dans les cheveux, bloquée sous le bonnet phrygien, le porte-drapeau à la main en guise de fusil, escaladant les barricades avec son jupon tricolore fièrement porté face aux rangs serrés des forces de l'ordre dont chaque policier, l'œil noir, la bave aux lèvres et la matraque fermement vissée dans une épaisse main musclée et poilue ferait reculer les patriciens les plus dévoués et les communistes les plus acharnés jusqu'a Moscou !

P'tain, chuis crevé, moi O-o

Un truc qui m'a bien fait marrer depuis hier aussi, c'est tout ce qui se passe autour de Nicolas. A la radio, en boucle :
- Alors Michel, qu'a fait Nicolas Sarkozy après son élection ?
- He bien Stéphane, il est allé diner au Fouquet's puis il a passé la nuit dans un grand Hôtel parisien de l'avenue Georges V.
- Et ce matin, Michel ?
- He bien ce matin, Stéphane, il est allé au Fouquet's, le célèbre restaurant parisien, puis il a quitté le Fouquet's pour partir en voiture vers son lieu de retraite secrète, souhaitant s'isoler un peu.
- Et sait-on où, Michel ?
- Non Stéphane, nous pensions bien au Fouquet's mais comme il vient d'en partir, il va probablement aller en Corse, chez Christian Clavier.
- Merci Michel, si il se passe quoi que ce soit au Fouquet's, vous nous rappelez...

Sans déconner, je me suis dit qu'ils allaient finir par parler de la carte et des menus ! Autant ils n'ont pas dit le nom de l'hôtel (un peu de déduction devrait suffire) autant le Fouquet's, merde, ils doivent avoir des parts dans ce truc là.... Dans le même sujet, ils ont du le citer pas moins de 10 fois. Moi, j’imaginais bien l’information suivante, après :

- Et enfin, Laure Manaudou a quitté la France. Michel Meunier, en direct du Fouquet's.
- Oui Stéphane, ici au Fouquet's, c’est la consternation, on ne comprend pas la réaction de Laure…

Bref.

Alors non, Nicolas n'est pas allé en Corse. Il est allé à Malte en Jet privé et a récupéré un Yatch de 18 mètres, probablement de location précise la journaliste, pour se couper du monde. Et début de polémique : au lendemain d'une campagne "sociale" et d'une élection basée aussi la condition difficile des travailleurs, est-ce digne de s'afficher avec autant de moyens ?

Que penser de tout ça ? Faut-il y voir un signe ? Il reste du café ?

Moi, tout ce que je vois, c'est que samedi et dimanche, il faisait encore beau et que depuis hier, il fait moche. Pile quand je voulais aller à Disney Land Paris ! COMME PAR HASARD !!!!! Ils nous l'avaient pas dit, ça, quand on a voté ! Qu'il ferait moche ! Moi aussi, je vais descendre dans la rue, pour la peine. Je vais aller foutre le feu au Fouquet's, ils en parleront pour quelque chose comme ça.

Tous les mêmes, tiens....

lundi 7 mai 2007

A l'aube de la 6e République

Bonjour, toi.

Ce matin, la France se réveille avec la gueule de bois. Soirée trop arrosée pour fêter la victoire ou pour oublier la défaite, c'est selon. N'ayant pas voté, je ne vais certainement pas critiquer ou me réjouir du résultat des urnes. Seule la victoire compte. Nous sommes partis pour 5 ans d'inconnu mais peut importe le chef, faudra espérer que la cuisine sera bonne.

C'est vrai, une élection présidentielle, c'est comme aller au restaurant. On regarde la carte (les programmes) on opte pour un plat plutôt que pour un autre (on sélectionne son candidat, donc) et on attend que le serveur nous apporte notre assiette. Sauf que, quand on nous apporte l'assiette, aucun humain normalement constitué ne saute de joie sur les tables de ses voisins ou ne fout le feu aux bagnoles des autres clients sous prétexte que son plat corresponde -ou pas- à sa commande.

C'est comme un enfant qui fait un caprice ou qui se pâme de bonheur devant ses cadeaux de Noël, nous n'en sommes plus là... Enfin, normalement, on aurait du passer ce stade là !

Hier soir, peu avant 20 heures, je me garais en bas de chez mes parents. Je revenais d'un bref weekend chez Sébastien, un ami corpopétrucien. Non, il n'est pas malade, c'est un habitant de St-Pierre des Corps, à coté de Tours. C'est "Louise", de la "soirée console". A l'origine, Thelma devait être du voyage, mais un œil récalcitrant devait en décider autrement.

Et le pauvre, il a raté un chouette séjour.

Pinault des Charentes, saucisses cocktails, brochettes barbecues et petit vin rosé, "girls de playmate", grosses rigolades et console de jeu, nous avions prévus d'aller le lendemain (dimanche, donc) nous perdre dans les stands de la foire locale annuelle, entre dégustations de bons produits et autre fête foraine. Qui plus est, le soleil était au rendez-vous.

Alors que nous mettions le cap vers notre destin dominical, mon guide me prévient : "Y'aura du monde ! Le parking du supermarché (ou nous avions prévus de nous garer, la foire étant juste derrière) sera blindé mais ce sera la face cachée de l'iceberg !"

Nous arrivons sur le parking et c'est là que j'ai mesuré l'écart de culture entre les parisiens (et assimilés) et les corpopétruciens. Je repère une place juste à 3 mètres, mais pour y accéder, je dois remonter en marche arrière une voie à sens unique. Je me tâte, mais comme j'en ai une autre un peu plus haut derrière moi, je me ravise. Mon pote s'est étonné que je puisse ne serait-ce que me poser la question de savoir si je tentais la marche arrière quand même. Ben quoi, ça valait le coup d'être tenté, non ? O-o

Bref, nous nous garons et direction la foire. Sur le chemin, 2e gros choc culturel : le corpopétrucien ne traverse QUE dans les clous ! Si, je te jure, incroyable. Enfin bon, comme j'avais été très bien reçu, j'ai fais mine de rien...

Les stands de dégustation fleurent bon la saucisse et autres effluves de produits nobles. Les fromages trônent fièrement devant les badauds, les vins et fois gras de toutes sortes sont exposés devant nos yeux curieux et gourmands. Les corpopétruciennes ont également de jolies harmonies romanesques, mais là, pas moyen de déguster. Même pas un échantillon, rien.

Nous allons, après un arrêt au stand pour un léger ravitaillement, nous fondre dans la masse, nous perdre dans cette marée humaine, nous noyer littéralement dans la foule agglutinée dans la fameuse fête foraine. Il y avait un beau soleil, toutes les conditions étaient réunies pour un bon bain de foule moite mais intense. Et là, c'est le drame. Tromperie sur la marchandise. Point d'iceberg, tout juste une boite d'apericubes ! Nous devions être 50 à tout casser (enfin, "à tout casser" c'est une image, Nicolas n'était pas encore élu à cette heure là) à tourner en rond -et dans le même sens- dans cette foire où les seules attractions ouvertes, sauf deux ou trois, étaient surtout destinées aux enfants. Petite déception, donc, mais elle n'entacha en rien la qualité du weekend. Retour aux stands et emplettes de rigueur.

6 saucissons, 3 bouteilles de vin et autre galette aux noix sous le bras plus tard, je met le cap vers Paris. Je prévois donc d'être chez mes parents juste avant 20 heures, pour leur offrir quelques victuailles et assister avec eux à la victoire de .... ben de la démocratie, en fait.

Chez mes parents, c'est en banlieue parisienne. Dans les Hauts de Seine. Et les souvenirs des grandes soirées de second tour que je possède, c'était les élections de Mitterrand et de Chirac. Par les fenêtres des voisins, dans toute la cité, les explosions de joies pour le premier et de colère pour le second t'indiqueront les grandes tendances qui coulent dans les veines des habitants du quartier.

Et là, à 20 heures 01 minute, puis 03 et 05 minutes, toujours rien. Pas un cri, pas de larmes, pas de râles de joies, pas de nichons exhibés aux fenêtres ou de mecs se tripotant fièrement sur leurs balcons. Aucune réaction.

Alors certes, c'était prévisible. Certes, sur internet y'avait moyen d'être fixé avant 20 heures. Certes, y'avait du foot ce soir là. Mais quand même... Quel manque de réaction flagrant O-o Tout ça pour ça ? Ben merde alors. Je reprends presque aussitôt le chemin de mon appart. Pour aller du point A au point B, je vais devoir quitter la banlieue, longer Paris par la cote ouest (le periph, depuis la porte d'Orléans) et passer par la porte Maillot. Je me dis que, ok, dans le quartier de mes parents, les gens étaient résignés et déçus, d'ou ce silence pesant. Mais "dehors", dans la vraie vie, sur le periph ou à porte Maillot, je vais bien croiser des gens qui expriment joie ou colère ? Révolte ou satisfaction ? Ben rien. Comme à la foire de St-Pierre des Corps.

Je n'ai pas croisé une seule voiture klaxonnant, pas une banderole, pas un fumigène, pas un seul cortège, rien.

L'indifférence totale.

Alors, quand j’entends à la radio ce matin, qu'on à tous une chance sur un million de se faire mordre par une chauve souris enragée, ben je me trompe de sketch. Mais sans rire, quand j’entends que des voitures ont brulé cette nuit partout en France, je me demande pourquoi, entre ce que j'ai vu, vécu et entendu, puis ce qu'on me dit, y'a un tel écart.... Attention, je ne polémique pas ! Mais tout de même, c'est étonnant.

Une élection présidentielle, c'est comme aller au restaurant. On regarde la carte (les programmes) on opte pour un plat plutôt que pour un autre (on sélectionne son candidat, donc) et on attend que le serveur nous apporte notre assiette. Sauf que, quand on nous apporte l'assiette, aucun humain normalement constitué ne saute de joie sur les tables de ses voisins ou ne fout le feu aux bagnoles des autres clients sous prétexte que son plat corresponde -ou pas- à sa commande. C'est comme un enfant qui fait un caprice ou qui se pâme de bonheur devant ses cadeaux de Noël, nous n'en sommes plus là... Enfin, normalement, on aurait du passer ce stade là !

Ben faut croire qu'on l'a passé tout de même un p'tit peu, finalement...

vendredi 4 mai 2007

Juliette, coquine... (Interdit aux moins de 16 ans)

Bonsoir Public !

Depuis quelques jours, je confesse le crime de lèse-Blog. Soit pas le temps, soit pas la tête à l'écriture d'un billet, aussi modeste soit il.

Et aujourd'hui, au hasard d'un surf, le choc. Sur un Blog, j'ouvre un lien X m'entrainant frénétiquement vers un Blog Y sur lequel je trouverais le lien du sujet de mon intervention de ce soir.

Juliette Coquine.

Si l'envie de faire un rapprochement avec Marie Salope, Jean Rigol et Roland Culer est forte, les points communs s'arrêtent là.

Patronyme ou trait de caractère, toujours est il que j'allais positionner ma souris sur cette adresse URL, dans l'optique de.... de... je ne sais pas.

Soit c'est le mot "coquine" qui éveilla ma curiosité d'homme (coquin), soit c'est le prénom Juliette qui réveilla en moi les souvenirs de l'enfant que je fus, avachi des heures durant devant le Club Dorothée en train de me délecter des aventures de Juliette et de Hugo, résidants de la "Pension des mimosas" (de mémoire), dessin animé charmant diffusé sur TF1 entre "Les Chevaliers du Zodiaque" et autres "Gi-Joe".

Je suis parfaitement conscient de l'hypocrisie de la seconde réponse, nous allons donc cibler sur une curiosité masculine complètement naturelle.

Bref, toujours est-il que je pénétrais (le terme n'est pas innocent) dans cette zone inconnue qu'était alors le Blog de Juliette Coquine.

Affirmant haut et fort (j'exagère un peu) que Juliette Coquine est son patronyme devant l'éternel, la miss présente un Blog à ne pas glisser entre toutes les souris. (Les mains des jeunes enfants, donc.)

Juliette, telle une araignée prédatrice, tisse son piège sur la toile du web et attend qu'un homme dévoré par le démon de midi s'attaque à elle. Tel est pris qui croyait prendre. (J'ai pas trouvé d'expression plus juste.)

Un exemple ?

Un homme (Fonzyy) aborde une femme (Juliette).

Fonzyy: salut délicieuse Juliette... :-)

Juliette-coquine: salut fonzyy

Juliette-coquine: tu as toujours tes favoris ?

Fonzyy: tu es une brune à forte poitrine ma chérie ?? :)

Juliette-coquine: oui bien vu

Fonzyy: sincèrement ???

Fonzyy: dis-moi tout franchement... :)

Juliette-coquine: je suis brune et je fais du 95D

Fonzyy: wouaw wouaw wouaw !!! :)

Fonzyy: de beaux gros seins donc ?

Juliette-coquine: oui oui

Fonzyy: tu me les décris ? têtons... mamelons...

Fonzyy: la forme de tes seins... leur consistance... ;)

Juliette-coquine: si tu veux je t'envoie une photo ...

Juliette-coquine: ;)

Juliette-coquine: c'est mieux non?

Fonzyy: MMS ??

Juliette-coquine: ça peut se faire

Juliette-coquine: donne ton num

Fonzyy: 0476******

Fonzyy: je t'attends.. avec impatience !! ;)

Juliette-coquine: tu habites de quel coté ?

Fonzyy: Charleroi et toi ?

Juliette-coquine: je kotte à namur...

Juliette-coquine: et ce soir je suis toute seule si tu vois ce que je veux dire ...

Fonzyy: oui oui ma chérie... ;)

Juliette-coquine: je t'inviterais bien à les voir de plus près

Fonzyy: tu m'envois ton MMS maintenant ?? ;)

Fonzyy: et ton n°, c'est le.. ??

Juliette-coquine: ca t'intéresse pas en vrai ???

Fonzyy: aussi !! ;)

Fonzyy: mais envoie d'abord pour voir chérie... ;)

Juliette-coquine: lol

Juliette-coquine: toi tu es sceptique

Juliette-coquine: tu me crois pas on dirait

Fonzyy: oui je te crois ! mais j'aimerais ton n° j'adore les brunes aux gros seins !! ;)

Juliette-coquine: tu vas le recevoir en même temps que le mms

Juliette-coquine: juste ma poitrine ?

Fonzyy: ce que tu veux comme MMS... je te laisse le choix chérie... ;)

Juliette-coquine: tu n'es pas difficile

Juliette-coquine: ça m'embête je sais pas comment le tourner

Fonzyy: je t'attends... ;)

Juliette-coquine: ben aide moi stp

Juliette-coquine: d'en haut, d'en bas ? de face ? avec ou sans mon visage ?

Fonzyy: 0476/******

Fonzyy: de face avec ton visage pour commencer ! ;)

Juliette-coquine: ok je vais me préparer ...

Fonzyy: mmmmm..... ;)

Juliette-coquine: je suis pas maquillée je te demande juste qqs min ok ? :-)

Fonzyy: ouiii...0476******

Fonzyy: bisous

Fonzyy: vite vite chérie... ;)

Juliette-coquine: et sinon, à part ça, tu crois encore au père Noël ?

Juliette-coquine: parce qu'en vérité je fais du 85A

Juliette-coquine: et j'ai des poils sur les seins

Juliette-coquine: allô ?


Et c'est là que Juliette est coquine. Elle prouve par A + B que le mythe urbain faisant état que l'homme pense avec sa bite n'est pas un mythe. Pour avoir lu plusieurs échanges, délicats enchevêtrements de mots cochons vicieusement introduits dans d'obscures tournures de phrases dénuées de second degré et de toute notion orthographique, même pire, grammaticale, j'ai eu honte d'être un homme. Si.

Parce que si l'homme (en général, parce qu'il y en a eu une tripotée -sans jeu de mot-) se présentant face à notre Juliette fit preuve d'un tact plus que douteux, la miss laisse éclater à la face de son Blog et donc du monde la qualité de son sens de l'esprit et du bon mot, sa maitrise de la langue (française, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dis) et une répartie qui fait mouche à tous les voyages.

Je ne résiste d'ailleurs pas à te faire profiter de mon échange préféré. (Pour le reste, il faudra rendre hommage à la dame et aller voir son blog > http://www.ublog.com/damJ )

zlshote: coucou

Juliette-coquine: salut

zlshote: slt

zlshote: c va?

zlshote: moi c ********

zlshote: et toi?

Juliette-coquine: moi c juliette

zlshote: enchanté

zlshote: tu viens d'ou?

zlshote: moi pres de liège et toI?

zlshote: tu a skel age?

Juliette-coquine: non j'ai pas de skel et toi

zlshote: tu as kel age?

zlshote: moi 23

zlshote: et toi?

Juliette-coquine: moi 22

zlshote: ok

zlshote: tu fais quoi ds la vie?

zlshote: ?

zlshote: moi instit

Juliette-coquine: moi je bosse dans une asbl

zlshote: ok

zlshote: tu cherche quoi ici?

Juliette-coquine: oh ben comme tout le monde, à me faire défoncer la rondelle

zlshote: mdr

zlshote: allais ss rire?

zlshote: tu cherche quoi?

Juliette-coquine: ben je viens de te le dire

zlshote: tu es serieuse?????

zlshote: ?

zlshote: tu habit eou?

zlshote: habite ou?

Juliette-coquine: tu me prends pas au sérieux alors bye

zlshote: sin je te prend au serieux

zlshote: tu veux aller sur msn?

zlshote: ?????

zlshote: *******@hotmail.com

Juliette-coquine: non je vois bien que tu te fous de moi

zlshote: nn pas du tout je t'assure

zlshote: mais je prefere aller sur msn car ici ca deocnne

zlshote: tu veux bien?

zlshote: c quoi ton style de mec?

zlshote: ?????

zlshote: tu es la?

zlshote: tu veux un reel?

Juliette-coquine: tu n'es pas sérieux je préfère traiter avec des mecs vraiment intéressés

zlshote: je suis interesse

zlshote: tracasse pas

zlshote: je suis tres serieux

zlshote: j'adore le sexe

Juliette-coquine: ouais c'est ça

Juliette-coquine: comme par hasard

zlshote: ca te dis un rdv reel?

zlshote: je te jure

Juliette-coquine: oui mais avec un mec vraiment intéressé

Juliette-coquine: pas un gars qui s'en fout du sexe

zlshote: je m'en fout pas du sexe

zlshote: au contraire j'adore ca

zlshote: je le ferai bien tout le tps

zlshote: tu vis ou?

zlshote: pour voir si cv possible un rdv reel?

zlshote: tu es libre qd?

Juliette-coquine: j'ai du mal à te croire

zlshote: pq?

Juliette-coquine: j'ai l'impression que tu te moques de moi

Juliette-coquine: si tu aimais le sexe tu me l'aurais dit dès le début

zlshote: je te jure

zlshote: ben nn car y a des filles qui n'aime pas

zlshote: j'avais pas envie que tu ne me parle plus c tout

Juliette-coquine: c'est faux ça, toutes les filles adorent

zlshote: mais j'aopdre le sexe comme tout le monde

zlshote: oh que non

zlshote: ou alors elle viennent pas sur le chat pour ca

Juliette-coquine: ben non

Juliette-coquine: en général celles qui viennent sur le chat c celles qui détestent ça

Juliette-coquine: mais la grande majorité des filles le font couramment dans la vraie vie

zlshote: ben je m'en doute

zlshote: mais moi je suis interesse si tu es serieuse

Juliette-coquine: c'est pour ça que les autres viennent sur les chats tu comprends ? pour fuir cette vie de nymphomane qui leur tend les bras

zlshote: j'adore donner du plaisir et en avoir

zlshote: ok

Juliette-coquine: alors si tu aimais le sexe tu viendrais pas sur un chat, CQFD

zlshote: je te fais confianc e:)

zlshote:

zlshote: ben rien avoir je viens pas sur le chat pour le sexe mais vu que l'occasion se presente je vais pas dire nn

zlshote: tu me le propose si gentillement

zlshote: alors ca te dis du sexe avec moi?

Juliette-coquine: mais arrête je sais que tu n'es pas intéressé

Juliette-coquine: ne me fais pas perdre mon temps avec ta chasteté stp

zlshote: je te dis que je suis interesse

zlshote: tu as deja vu un garcon qui ne l'ai pas?

Juliette-coquine: bien sûr !

Juliette-coquine: y en a plein le chat

zlshote: ok si tu le dis

zlshote: moi je suis interesse

zlshote: qu'est ce qui te faut pour que tu me croive?

Juliette-coquine: pour que je te croive ?

Juliette-coquine: je n'aime pas trop croiver moi désolée

zlshote: je ne mens pas je suis interesse

zlshote: je te jure :-(

zlshote: crois pardon

zlshote: il faut quoi pour que tu me crois?

Juliette-coquine: je te sens pas convaincu, tu ne ressembles pas à un mec qui veut du Q

zlshote: oh que si crois moi bien

zlshote: g tres envie de m'eclater

zlshote: et de te donner du plaisir

zlshote: g deja envie de te faire un bon cuni :-)

zlshote: allais stp

zlshote: je suis serieux

zlshote: crois moi

Juliette-coquine: vas jouer ailleurs, moi je cherche de vrais obsédés

zlshote: donne moi la possibilite de te prouver que je suis serieu

zlshote: maisdis moi cmt

Juliette-coquine: t'es pas un obsédé toi

zlshote: je veux du sexe tout le tps

zlshote: j'aime faire l'maour tous le sjours et plusieurs fois par jours

zlshote: et g envie de te faire jouir qd tu veux ou tu veux

Juliette-coquine: un vrai obsédé c'est un mec qui veut tout le temps du sexe

zlshote: laiss emoi ma chance stp

Juliette-coquine: toi t'en es pas un

zlshote: ben si moi ausis je veux du sex etout le tps

zlshote: g envie de t ela p

zlshote: de te la mettre bien profond pour te prouver que j'aime ca

Juliette-coquine: et un vrai obsédé c'est un mec qui parle vulgairement

Juliette-coquine: toi tu es tout gentil

Juliette-coquine: donc t'es pas un vrai obsédé

zlshote: lol

zlshote: g envie de te limer qd tu veux et autant de fois que tu veux

zlshote: qds toutes le spositions

zlshote: g envie de gicler sur ton visage

zlshote: de te sodomiser bien profond

Juliette-coquine: t'es un obsédé alors !

zlshote: oui

Juliette-coquine: pardon ?

zlshote: g envie de toi

zlshote:

Juliette-coquine: tu es un quoi ?

zlshote: g envie de toi

Juliette-coquine: non t'es pas un obsédé comme je voudrais

Juliette-coquine: un obsédé ça parle pas comme ça

zlshote: ecoute tu voudrias bais er

zlshote: tu t'arreterais aps a ca

zlshote: c que tu e spas serieuse

Juliette-coquine: ben voyons, c'est moi qui suis pas sérieuse maintenant !

Juliette-coquine: ho mais

Juliette-coquine: désolée si je sais quel genre de mec je cherche !

Juliette-coquine: et de constater que tu n'en es pas un du tout !

zlshote: j te dis que je suis ce genr ela

Juliette-coquine: ben non tu ne le dis pas

Juliette-coquine: tu en serais tu dirais : je suis un obsédé

zlshote: j'iame bais er ou et alors ?

zlshote: tu habite ou?

zlshote: on se vois qd tu veux

Juliette-coquine: si tu es vraiment un obsédé alors pq tu le dis pas ?

zlshote: je suis un obsed

Juliette-coquine: un obsédé

Juliette-coquine: avec un "é" à la fin

zlshote: oh pardon

Juliette-coquine: ne t'excuse pas

Juliette-coquine: un obsédé c'est vulgaire et machiste

zlshote: c'etait ironique!

Juliette-coquine: l'obsédé ne connait pas l'ironie

Juliette-coquine: l'obsédé ne connait que le sexe

zlshote: alors tu veux ou pas?

Juliette-coquine: je t'ai déjà dit que si tu n'es pas un obsédé tu m'intéresses pas

zlshote: je t'ai dis que j'en etais un

Juliette-coquine: non tu ne me l'as pas dit clairement

zlshote: tu es la?

Juliette-coquine: oui

Juliette-coquine: alors tu me le prouves ou pas ?

zlshote: ben oui cmt?

zlshote: ?

Juliette-coquine: en affirmant sans gêne que tu es un obsédé !

zlshote: si je te dis que je suis un obsede ca m'apporte quoi?

Juliette-coquine: pff tu m'énerves

Juliette-coquine: je te dis que je cherche un bon obsédé moi

zlshote: je suis obsede

zlshote: c te vas

zlshote: alors on se voti?

Juliette-coquine: je suis pas convaincue !

zlshote: voit

Juliette-coquine: moi je veux un VRAI obsédé !

Juliette-coquine: alors dis le avec conviction

zlshote: donne moi l'occasion dete prouver que j'en suis un

zlshote: je suis un obsede

Juliette-coquine: je suis un gros obsédé

zlshote: je suis un gros obsede

Juliette-coquine: je suis le plus gros obsédé de la planète

zlshote: je suis le plus gros obsede de la planete

zlshote: convaincue?.

Juliette-coquine: je pense avec ma b***

zlshote: je pense ave cma b***

Juliette-coquine: je suis un gros obsédé qui ne pense qu'avec ma b***

Juliette-coquine: allez !

zlshote: je suis un gros obsede qui ne pense qu'avec ma bi te

Juliette-coquine: très bien

zlshote: on peut se voir maintenant?

Juliette-coquine: ... je suis pas convaincue !

zlshote: il te faut quoi?

zlshote: ?

Juliette-coquine: une longue phrase que tu vas écrire toi même pour m'expliquer que tu es un gros obsédé

zlshote: j'adore lecher la chatte mettre mes doigts bien profondement

zlshote: te limer encore et encore

zlshote: je te faire crie comme une tulipe

zlshote: te prendre par tous tes petits trous bien serre

Juliette-coquine: ho quel obsédé !

zlshote: de t emettre ma grosse marguerite bien au fond de te gorge

zlshote: on peut meme se filme rsi ca te dis

zlshote: moi ca me tente bien

Juliette-coquine: mais quel gros obsédé !

zlshote: arrete de te foutre de moi

zlshote: tu veux ou tu veux pas?

Juliette-coquine: jamais de la vie !

Juliette-coquine: quel obsédé celui-là alors !

zlshote: a+ alors

Juliette-coquine: a+

Juliette-coquine: et merci pour ce grand moment :-)


Qu'est ce que c'est con, un mec O-o

J'ai été impressionné par les approches de certains. Moi qui estime avoir quelques notions de savoir vivre, qui prend plaisir à me comporter en gentleman pour le ravissement de ces dames -de ma copine, pardon- je fus estomaqué, pour ne pas dire sur le cul, de me rendre compte du comportement des mecs sur internet. Quand on dit que par écrans interposés on ose d'avantage de choses, qu'on est désinhibés, ben pour une certaine catégorie d'entre nous, hommes, ça marche vraiment. Probablement trop.

Moi, je ne me vois pas dire à une fille que j'aborde sur internet, comme 1ere phrase : "Tu suces ?"

J'exagère à peine.

Jusqu'ou certains seraient prêts à aller pour se dégorger le poireau, même en manuel O-o Incroyable.

Comme répondait Juliette (à un de ses "prétendants") à un laconique "Qui ne tente rien n'a rien" : "Même en tentant, dés fois on a rien."

Juliette, ou quel que soit ton véritable prénom, je prête à ton Blog une certaine notoriété de part les nombreux commentaires qui y fleurissent chaque jour. Je te rends hommage ici pour m'avoir ouvert les yeux sur la nature profonde des hommes et le comportement de certains. Je reviendrais te lire régulièrement, autant pour ton "style" que pour la démarche.

Homme, de toi à moi (entre couilles) toi qui me lit de plus en plus nombreux chaque jour (y'a pas de mal à se faire du bien) la femme dans son ensemble n'est pas une nymphomane hyperactive dont la rondelle hurle "prend moi" et dont la petite culotte est en feu 24 heures/24. Sa bouche délicate est destinée à d'autres joies que celles de la Fée Lation et jamais, ô grand jamais, il ne faut la considérer d'entrée de jeu comme une salope. Parce que pour le coup, c'est nous, p'tites bistouquettes de rien du tout qui passons pour des cons O-o