mercredi 28 novembre 2007

Déjà une semaine !!!!

Une semaine que je suis en vacances ! Je m'arrêtais mercredi dernier, après le taf.... déjà une semaine O_o

Donc, il ne me reste que 4 jours de vacances... Objectif : en profiter.

Là, je regarde "Heroes" en prenant un vrai bon café et je viens de faire une pause sur la rédaction de mon bouquin pour faire vivre mon Blog.

Comme le temps passe vite, quand j'y pense... Une de mes journées type, depuis que je suis en vacances :

Réveil à 09.00, j'accompagne ma copine à son boulot.
10.00, je me prépare un café, un peu d'internet et zou, j'attaque mon bouquin.
12.00, pause dej.
13.00, une heure de jeux vidéo, récents cadeaux d'anniversaire.
14.00, retour sur mon bouquin avec en bruit de fond les dvd que j'ai reçu dimanche, également.
15.00, second café....
16.00 arrive très vite et je me dis que la journée est déjà presque terminée...
17.00, je me prépare à l'arrivée de ma copine (pack office "aspirateur-vaisselle-rangement")
18.00 apero
19.00 infos sur la 3 et préparation du dîner
20.00 infos sur la 2 et dégustation du dîner
21.00 un dvd/la télé, selon les programmes

Et encore une journée de plus en moins, mine de rien...

Pour ce soir, je vais bientôt aller prendre un peu l'air, faire une course, puis m'occuper un peu de l'appart... Faut profiter du temps qui passe, parce que quand il est parti, c'est trop tard.

C'est mon conseil du jour. Bon, je vais finir mon café (parce qu'il refroidit) et me sortir le doigt du (bip) parce que là, d'un strict point de vue cartésien, j'ai encore rien fait de très constructif, mine de rien ^^

mardi 27 novembre 2007

La Haine

Salut à tous !

Bon d'abord, plus de 2000 visites sur mes pages, merci beaucoup ! (grand élan d'amour fraternel)

Je voulais faire un billet spécial pour fêter ça quand j'ai vu le compteur passer le cap, mais une contrariété au taf m'en a finalement passé l'envie.

Mon boulot m'a tuer.

Enfin, a tué net et sans bavures l'embryon de l'enthousiasme, logé dans l'œuf de la bonne humeur.

J'ai pas tout perdu ce jour là, remarquez. J'ai récupéré la coquille de l'œuf et j'ai été faire mon Caliméro dans les bras de ma copine.

Mais bon, j'avais la haine, alors que je devais être content ! Oui, j'avais la haine... Pas tellement comme les jeunes de Villiers le Bel depuis 2 nuits, mais bon, j'étais bien remonté quand même. Parce que eux, apparemment, ils sont bien chauds, là. J'écoutais encore la radio ce matin, c'est pas joli-joli ce qui se passe là bas.

Alors une fois n'est pas coutume, je vais parler de ce que je ne connais pas, puisque je n'y étais pas, et que je ne connais pas les faits exacts. MAIS MERDE ! (moi aussi, je peux me fâcher) Qu'est ce que c'est que ce bordel, les jeunes ?????

En gros, 2 jeunes sur une moto non homologuée, sans phare, roulant vite et sans casques, percutent une voiture. Ils meurent dans un accident de la route dont ils sont partiellement responsables.

Ils ne sont pas les premiers, malheureusement. MAIS ! Ils percutent une patrouille de police.... Et là, c'est le drame. Complot policier, manœuvre anti-jeunes, harcèlement quotidien, tout y passe.... Y'a même un jeune qui disait à la radio ce matin que c'était prémédité....

Faut arrêter de déconner, quoi...

La vérité EST que ces jeunes n'aurait jamais du mourir, effectivement. Point barre. Ils n'auraient jamais du faire de rodéo urbain, juste parce que c'est kiffant de rouler vite en faisant les cons... Y'a de l'adrénaline, c'est certain.... Mais y'a la mort au bout, surtout.

On va me dire "oui, mais les jeunes, ils s'emmerdent dans les cités, là ils faisaient rien de mal, ils s'amusaient"

Ben si : non respect du code de la route déjà, puis aucun respect des plus élémentaires règles de sécurité.

Puis pour pas s'emmerder dans sa cité, faut essayer d'en sortir. Aller en classe au lieu de sécher, chercher du taf. Et pas avec la casquette de coté et le pantalon vissé à la moitié du cul. Y'a pas de boulot ? Merde, j'y crois pas. Moi, pour pas rester à rien faire, j'ai distribué des imprimés publicitaires, j'ai fait agent de sécurité, j'ai bossé dans des Monoprix !

Ok, ça paie pas des masses, c'est pas valorisant. Mais ça occupe, c'est honnête, on fait des rencontres. Moi, mon parcours m'a mené à un poste de cadre dans l'informatique. Et sans études. (Pour rappel, elles se sont arrêtées sur le pare-brise d'une voiture, mes études.)

Ils ont la haine ? N'est pas Scarface qui veut. N'est pas Vince de "La haine" qui veut. Ces destins là, sans exception terminent dans le sang. Des films très forts, tous les deux, mais idéalisés de travers par des jeunes qui ne se font pas violence. Ils en sont pourtant capables, de violence. Manifestement, c'est mieux de stigmatiser l'état et les flics que de vouloir s'en sortir.

Oui y'a des flics partout. La question qu'on devrait se poser, c'est pourquoi. Moi, je préfère traverser une cité en croisant des flics qu'en me faisant regarder de travers par les jeunes parce que je traverse LEUR cité. La fille qui s'est fait poignardé dans son train, et qui est morte... Elle aussi, je pense qu'elle aurait aimé en voir, des flics. Des contrôles de papier à outrance sur les jeunes ? Ben oui, faut voir les choses en face, la vérité derrière ça, c'est qu'ils veulent maintenir éloignés les dealers et autres pestiférés de nos villes.

J'ai pas peur de la Police. Aucune raison d'avoir peur. Et je viens d'une cité, moi aussi. Non, on me demande pas mes papiers tous les jours. Mais je ne traîne pas dans les cages d'escalier tous les jours, non plus. Faut savoir ce qu'on veut...

lundi 26 novembre 2007

En fait, je suis un vrai gosse !

Bonjour ami lecteur.

Hier midi, chez mes parents, je discutais avec eux de ma destinée.

Parce que ma grand-mère s'inquiétait de savoir désormais proche l'échéance qui allait m'ouvrir les portes et les joies de mon congé sabbatique.

En bon petit fils que je suis (je pourrais même faire beaucoup mieux, mais bon... ) je lui expliquais donc que non, je n'avais pas démissionné, que non, je n'allais pas finir sous un pont à l'issue de ce congé, que non, je ne faisais pas n'importe quoi.

Déjà, à l'époque où je bossais dans mon ancienne boite et où je distribuais le courrier, quand j'ai dis que je démissionnais pour aller faire de l'informatique, c'était presque un drame familial.

- Mais non, reste où tu es, y'a tellement de chômage !

- Ben oui, mais je suis pas au chômage, j'ai un contrat en poche !

- Mais qu'est ce que tu vas y faire ?

- Ben je vais prendre des appels, je serais formé, t'inquiète pas !

- N'importe quoi !

Et là, c'était avec ma grand-mère. Avec ma mère, ça donnait ça :

- Mais non, reste où tu es, y'a tellement de chômage !

- Ben oui, mais je suis pas au chômage, j'ai un contrat en poche !

- Mais t'y connais rien, t'es nul en maths !

- (vexé) Mais c'est plus une question de maths, maman ! Je vais pas faire de la programmation !

- N'importe quoi !

Résultat des courses, aujourd'hui, dans cette même société, j'ai gravi les échelons jusqu'à devenir cadre. Et le courrier ne me manque pas !

Non mais !

C'est très curieux, d'ailleurs. Parce que là où je suis, je bénéficie d'une certaine... image, dirons nous. On me connaît, j'ai un passif, une histoire, une situation... Et ben vendredi dernier je suis allé me rencarder dans une boite d'intérim... Et là, c'est le drame. J'ai réalisé que ces gens là ne me connaissaient pas du tout, eux O_o

Incroyable !

Ils ne savent pas que je suis gentil, serviable (drôle, parfois) que j'ai du potentiel ! Ils me traitent comme le premier venu !!!!! Comme si tous les efforts consentis depuis 5 ans, tout le travail de communication effectué, toute la reconnaissance relative que j'en tire aujourd'hui, tout cela n'existait plus !

Alors oui, je le savais, mais j'en ai vraiment pris conscience en sortant de cette boite d'intérim : quelque soit le job d'appoint que je pourrais faire, il allait falloir que je reparte de la base, de zéro.

Mon ego, un temps ébranlé, céda la place à l'humilité. C'est certain que l'année 2008 ne se fera pas toute seule.... mais le jeu en vaut la chandelle, p'tain. J'en arrive donc au contenu de ma discussion avec mes parents, hier. (Wow, me suis vachement égaré, là !)

Je dissertais avec joie sur l'idéologie de la vie de Gaston Lagaffe et sur le parcours et les convictions de Jean Marie Bigard. J'aurais pu citer Philippe Reyno (cf mes liens) mais ma famille ne le connaît pas. J'aurais pu citer d'autres exemples plus "illustres", je sais bien, mais la candeur affichée par mes choix n'est pas innocente.

Gaston Lagaffe, c'est quoi ? Un artiste. Un gentil garçon pas fait pour le travail de bureau, un grand enfant, une grosse imagination, un homme qui entend vivre sa vie, en profiter, être heureux.

Bigard, c'est qui ? Un homme qui a fait en sorte de laisser la place à l'imprévu dans sa vie, qui a refusé de s'enfermer dans une situation qui l'aurait contraint à regarder filer sa vie. Un artiste qui veut faire ce qu'il aime faire de sa vie.

Ben moi, pareil. Je suis un peu tout ça. Gaston Bigard, où Jean Marie Lagaffe, comme tu veux. Je ne manque pas d'exemples, de références, de modèles. Donc, ça sera dur, mais je le ferais. Comme je disais à ma grand-mère, justement, là c'est trop tard, je ne peux plus reculer, je dois le faire.

Et quand j'imagine mon quotidien futur, loin de m'inquiéter, ça me réjouit !

Je me rend compte qu'encore une fois, je n'ai parlé que de moi.... Après tout c'est mon Blog, mais j'espère tout de même ne pas devenir trop chiant O_o A partir de demain, juré, je parlerais d'autres choses !

Bon courage à ceux qui bossent, moi je vais aller me faire un bon mug de café et profiter une petite heure de la console de jeux qu'on m'a offert hier ^^

Un vrai gosse, je vous dis....

vendredi 23 novembre 2007

Hier, 22 Novembre 2007...

Hier, j'ai eu 32 automnes !

Oui, c'était mon anniversaire !

Alors quand je dis 32 automnes, oui, je vais pas dire 32 printemps... Je suis né le 22 novembre 1975, presque en hiver. C'est p'tre pour ça que l'automne, puis l'hiver sont mes saisons favorites.
Donc, hier, jour de mon anniversaire, je me suis offert une journée de repos. Puis d'ailleurs, pour être franc, je ne reprend le taf que le 03 décembre ! C'est pas un beau cadeau, ça ? ^^

En pleines grèves, alors que les autres galèraient dans la rue et dans le froid, pour aller ensuite galèrer au boulot au chaud (pour les plus veinards) moi je me suis réveillé doucement, au chaud de ma couette.

Hier, j'ai surfé, joué, mangé et bu, je me suis reposé, tout simplement. Puis le soir, après cette belle journée de repos, dîner japonais au champagne, gâteau d'anniversaire, et mes 2 premiers cadeaux qui m'ont fait très plaisir : le dernier spectacle de Bigard (que je regarde actuellement) et son livre, que j'ai également commencé à lire.

Et autant dans la lecture de l'un que le visionnage de l'autre, je prend beaucoup de plaisir. Des plaisirs différents, du fait même des tons employés, mais j'apprécie beaucoup.

Puis hier soir, j'ai eu un 3e cadeau, une VRAIE bonne nouvelle, mon ami Pascal signe son come-back chez notre employeur par la grande porte. Fin de la galère, toute relative qu'elle soit parce que ces mois passés en free-lance depuis février lui ont servis à profiter de sa p'tite femme, de sa fille, de sa vie de papa.

Dimanche, je suis invité chez mes parents, (j'aurais encore d'autres cadeaux ^^) pour que la fête continue, puis en attendant de reprendre le boulot, je vais pouvoir me consacrer à mes bouquins. Que du bonheur ! Là, je vis pour moi, à mon rythme, en fonction de ce que j'aime faire.

Que du bonheur !

Mercredi soir, j'ai eu une carte "maison" de mes collaborateurs, me souhaitant bon anniversaire et bon repos. Merci les gars, parce que vraiment ça m'a fait plaisir, puis ensuite, parce que j'ai bien l'intention d'en profiter !

J'ai commencé à lire le bouquin de Bigard, donc. Et la lecture de certains paragraphes me conforte dans mon idée que si on ne tente rien, on n'obtient rien. Jean-Marie (si je puis me permettre) a décide de prendre sa retraite à 18 ans, de profiter de sa vie sans contraintes, avant que le poids des ans ne l'en empêche, parce que c'est vrai qu'on profite pas de la même façon de sa vie à 18 ans qu'à 65.

Il ne voulait pas d'une vie qu'on subisse, avec un destin tout tracé, boucher ou ouvrier, ou autre. Il s'est laissé 4 ans pour que l'imprévu tape à sa porte. Pour que son destin se manifeste. Ben oui, comment faire des rencontres, vivre des expériences quand on est enfermé dans son quotidien ?

Moi, en janvier prochain, j'ai l'intention de (travailler un minimum quand même, bien sur) me promener dans Paris et ses environs et prendre des photos au fil des saisons, puis constituer un album en ligne. J'ai l'intention de répondre à des annonces de castings, de passer du temps à écrire mes livres, de rencontrer des gens, de vivre des choses. De profiter de ma vie.

Laisser l'artiste qui est en moi s'exprimer.

Je sais, je me répète ;-) Pour ceux d'entre toi qui passe encore, l'essentiel de mes derniers messages est axé là dessus. Mais l'exemple de Bigard, comme tant d'autre, me fait dire que j'ai raison de le tenter. J'ai 32 ans, c'est pas à 65 que je pourrais espérer faire ce que je veux de ma vie...

Donc, je vais avoir du temps pour me consacrer à mon Blog, aussi. Donc, à vous/toi.

Et ça aussi, ça me fait plaisir ! Là, je vais finir de siroter mon verre de vin, retourner à l'écriture de mon livre et finir d'écouter le spectacle de Bigard. Après, je me mettrais un bon film, etc...

Que du bonheur, je vous dis ;-)

mercredi 14 novembre 2007

L'argent roi

Bonjour ami lecteur !

Aujourd'hui, jour de grève. Le premier d'une longue série, il parait.

Aujourd'hui, c'est la lutte finale d'un combat perdu d'avance.

Aujourd'hui, la France a peur.

En effet, une poignée d'irréductibles travailleurs syndiqués pour la plupart (le pot de terre) va se soulever et tenter de faire... ben je sais pas trop, en fait, mais ça sera contre l'état (le pot de fer -le pot de vin, comme disait Coluche-).

Que peut le pot de terre ? Défiler, comme d'hab. Paralyser la France, du moins sa Capitale ? Ouais, déjà vu. Se prendre des coups de matraque et de flash-ball sur la gueule ? Ben oui, ça fini souvent comme ça. Alors quoi ? Que peuvent-ils contre ces puissants élus qui, de toutes façons, sur ce coup là ne changeront pas d'avis ?

A ceux qui disent que les petits hommes sont souvent hargneux pour compenser je ne sais quel complexe de taille, que l'ego est inversement proportionnel à l'encolure, à ceux qui comparent notre président à un roquet obtus et hyperactif, que pouvons nous répondre d'autre que : "manifestement, vous avez raison" ?

Oui, nous avons un roquet buté à la tête de l'état. Et il va aller au bout de ses idées. Ses reformes, il va les faire et c'est tout ce qui compte puisqu'il a été élu démocratiquement pour ça.

Mais la démocratie, là, qu'est-elle devenue ? Il veut faire ses reformes, quoi qu'il arrive. Même si ses reformes sont injustes, impopulaires, décidées dans un coin et appliquées de force. Comme une mauvaise blague où la police tire d'abord et pose les questions ensuite, le contenu des reformes à été tranché en interne, on annonce que de toutes façons, elles seront appliquées parce que merde, et après si on veut, on peut en parler.

C'est la démocratie, ça ?

Oui, probablement qu'il faut des reformes. Mais pas n'importes lesquelles. La France n'est pas l'Europe, nous ne sommes pas tenus de fonctionner comme tout le monde. C'est vrai, et l'Exception Française, là dedans ? Elle ne compte plus ?

Franchement, ces mouvements de grèves, aussi motivés soient ils, sont vains. Cette guerre est perdue d'avance et le peuple, lassé, va subir. Et sans broncher, puisque de toutes façons, nous n'avons pas notre mot à dire.

Je vais me répéter, mais c'est pas grave. J'ai pas envie de bosser 2 ou 5 ans de plus pour gagner une retraite de misère le reste de mon existence. Travailler toute sa vie pour si peu, c'est écoeurant. C'est écoeurant en comparaison des salaires et avantages des grands patrons, des cadeaux fiscaux, des fonds secrets du Medef, des magouilles des politiques, de ce train de vie des puissants qui, miracle des lois, vivent toujours mieux quand nous, nous devons donner encore plus pour presque rien.

Y'a besoin de fonds pour les retraites ? Assez de cadeaux fiscaux autres sésames indécents, que les Entreprises participent aux épargnes de leurs salariés ! Total annonce 10 milliards de bénéfices pour les 9 premiers mois de 2007. Salaires et impôts payés. Vous ne croyez pas qu'ils pourraient assurer une partie de la retraite des gens qui permettent ces résultats, sur le terrain et au quotidien ? Franchement ?

"Pour gagner plus et avoir une meilleure retraite, z'avez qu'a bosser plus longtemps, et arrêtez de vous plaindre ! Z'etes pas contents d'avoir du boulot, bande de feignasses ?"

C'est ce que je retiens (avec mes mots à moi) des paroles de Xavier Bertrand, notre ministre du travail à nous qu'on a. Voila. Moi, ce que j'ai envie de faire, c'est de changer de Pays. Cette France là ne me plaît plus.

Sans déconner, climat pourrit, politique capitaliste, ambiance de merde au quotidien... Je ne dis pas que c'est mieux ailleurs, et je suis conscient qu'il y a bien pire. Mais j'ai envie d'autre chose. J'ai envie d'étés beaux et chauds, de neige à Noël, de magie dans les rues. Disney Land Paris à chaque coin de rue ! Je rêve d'un monde ou les patrons seraient reconnaissants à leurs employés pour les efforts fournis, pour les années données, pour les sacrifices réalisés. Je rêve d'un monde où les riches penseraient moins à leurs gueules et un peu plus aux autres.

(Ouais mais non, comment tu veux que je sois encore plus riche si je donne tout mon pognon ? C'est moi le chef, c'est moi le cerveau du truc, cet argent est à moi ! Puis il m'en faut encore plus, pour être plus riche que mes potes du club des riches, là !)

Je continue de penser que, à partir d'un certain montant de bénéfices, les sociétés devraient investir une somme définie dans les fonds de retraite de leurs salariés au lieu de faire gonfler leurs comptes en banque ou de risquer le tout en bourse, comme ça, pour voir. Que les plus puissants, parce qu'ils le peuvent, participent à un fond commun, sous contrôle de l'état, qui serviraient à assurer notre vie après le travail.

Nos cotisations servent bien à payer les retraites des autres, pourquoi les sociétés ne pourraient pas en faire de même ? Pourquoi SYSTÉMATIQUEMENT nous faire payer plus, nous rajouter des taxes, des impôts, alors que les Entreprises ont les reins bien plus solides que nous ?

C'est Peter Pan qui avait raison, tiens. On devrait tous s'envoler par les fenêtres de nos chambres à la nuit venue et aller à Neverland. Ou au Pays des Bisounours, peu importe. Mais dans un endroit sympa, loin de toute cette hypocrisie.

L'argent roi.... Salaud, va.

samedi 3 novembre 2007

Il était une foi…

Oui, il était une foi, et pas une fois. Car, je n’en suis pas à mon premier coup d’essai. Vous allez comprendre.

Depuis 2 jours et depuis bien longtemps, j’ai eu du temps pour moi, du temps pour écrire. Sur mon Blog, certes, mais pour mes bouquins, surtout. Que je te parle un peu de mes romans, tiens…

Il y a… 6 ans, je fis la rencontre d’un jeune homme : Paul. Un jeune issu de la Cote d’Ivoire. Nous sommes devenus proches rapidement, nous découvrant des traits de caractères communs, différentes sources d’intérêts communes. Les sociétés secrètes, la vie au delà de notre planète, la spiritualité en soi, nous aimions parler de tout cela.

Un jour, une de nos discussions un peu plus légères porta sur les Chevaliers du Zodiaque. (Comme quoi on parlait vraiment de tout) Mythologie, armures, pouvoirs, nous échangions quelques points de vue sur nos sagas et personnages naguère préférés. La saga d’Hadès n’était encore qu’un projet et, pour le fun, nous décidâmes d’écrire une histoire dans la continuité chronologique.

Nous nous sommes pris au sérieux, nous documentant, développant un travail de rédaction bien à nous, moi déployant et rythmant le récit et lui, y apportant dialogues et développant les interactions sociales entre nos personnages.

Ravi par la tournure que prenait notre histoire et confiant en la qualité et l’efficacité de notre travail et de nos efforts joints, je prenais confiance en notre potentiel. Si bien qu’un matin (ou un soir, je ne sais plus) il me vint l’idée, la trame d’une histoire : un roman policier. J’en fis part à mon camarade de plume qui éclata de rire, non pas devant le fond de mon idée, mais devant la tache de travail que cela représentait et le temps qui nous serait nécessaire pour y parvenir.

Certes, c’était fou : nous étions simples informaticiens, pas écrivains ou hommes de lettres. Mais le défi fut relevé, nous allions nous employer à tenter notre chance et (déjà) tout mettre en œuvre pour être publiés et négocier les droits pour une adaptation au cinéma ^_^

Puis, quelques semaines plus tard, un funeste jour de novembre 2001, mon ami m’abandonna. Il dut changer de vie, prématurément et pas comme nous l’imaginions toutefois. Contraint à l’exile en province par maintes déconvenues personnelles, nous nous séparâmes dans le hall de notre client d’alors, après une ultime accolade et je l’avoue sans honte, les larmes aux yeux de le voir me tourner le dos, et partir.

Nous nous revîmes une dernière fois quelques temps plus tard et je n’eu plus jamais de nouvelles de lui. Pour autant, je n’entendais pas renoncer à mon projet. J’avais rédigé le plus gros de l’histoire, je continuai seul. Mais à l’écriture du mot « Fin », sans autre œil pour me relire et manquant de technique, le résultat n’était pas convainquant.

Puis, ma charge de travail évolua et je manquai de temps pour finaliser correctement l’existant. Mon travail de relecture me permettait toutefois de muscler mon récit et d’en améliorer la fluidité. Il manquait encore un peu de style, mais avec le temps, je m’améliorais.

Puis surtout, d’autres idées me vinrent. Au final, une demi-douzaine que j’estimais réellement dignes d’intérêts. Très récemment, avec Thelma (mon ami Cédric, pour les plus fideles lecteurs d’entre toi) nous avons entrepris d’écrire un roman de science-fiction. En 5 ans de temps, j’ai développé une bonne technique d’écriture (et je dis ça en toute modestie) qui m’offre la possibilité d’avoir des histoires bien structurées et pour lesquelles je parviens à utiliser différents styles. Je suis désormais capable de moments de ruptures dans ma narration, ce qui est un plus considérable que je peux ajouter à un fond solide.

Il était une foi, la mienne. Quand je suis passé cadre à mon boulot, mon responsable d’alors me disait que les cheveux longs, ça faisait un peu « artiste », ça pouvait nuire à l’image d’un cadre bien sous tous rapports. Hors ce coté artiste, je l’ai. J’ai une véritable passion pour l’image et la photo, pour le cinéma et la comédie, pour l’humour, l’écriture et la cuisine. Moi, l’informatique, vous savez… Je m’y ennuie plutôt qu’autre chose. Je suis au quotidien dans un rôle que je ne sens pas fait pour moi, et ce rôle dont je ne veux plus, je vais bientôt pouvoir m’en séparer.

Je vais vivre comme un artiste 90% de mon temps en 2008, je vais me faire plaisir. Parce qu’encore une fois, j’en aurais l’opportunité et que je suis conscient que tout le monde n’aura pas cette chance. J’ai la foi !

vendredi 2 novembre 2007

Mi-homme, militant

Bonjour ami lecteur, amie lecteuse. Ou lectrice, comme tu veux. (Je trouve ça plus agressif, à l’oreille. Alors que lecteuse, ça fait un peu « lacté », c’est blanc, doux, frais, lisse, propre… Non ? Bon, laissez tomber.)

Aujourd’hui est un grand jour puisque je ne travaille pas (merci au dieu RTT pour sa bonté) et que je vais mettre mon Blog à jour sous ton œil complice. Puis surtout, je sais que ça va faire plaisir à l’un de toi au moins, qui va se reconnaître. (1 mètre 75, petites lunettes, barbe de 3 jours (+ 1 bonne semaine au moins) bien entretenue, quelques poils virils sur le torse que laisse deviner le bouton du haut de sa chemise négligemment laissé ouvert et qui répond au nom de code de « Lapin Rose ».

Vous avez vu les grèves du 18 et 19 Octobre ? (Rediffusion en novembre pour ceux qui les auraient ratés) La cause aux régîmes spéciaux et autres calculs de retraites. Et j’ai regardé à cette époque une émission réunissant divers représentants syndicaux (normal, c’était eux les vedettes du film) Casimir (François Hollande) et un ministre de l’Ump il me semble (le méchant du film) Xavier Quelquechose. Ou Bertrand. Ou alors Arnaud. Enfin un prénom de droite, quoi.

Et tout ce beau monde discutait du calcul des retraites. Avec une BO vachement bien rythmée et des effets spéciaux qui déchirent. Et là, le méchant du film (le mec de droite) déclare : De toutes façons, pour payer les retraites, y’a 3 solutions, et tout le monde en est conscient (comment qu’il est méchant dans le film O-o ) : soit augmenter les cotisations, soit travailler plus pour épargner plus, soit repousser l’âge de la retraite.

Quel salô ! Mais non, moi je ne suis pas d’accord !

Sur ces mots de méchant à lui, je bondis de mon canapé et poussant mon verre de vin (c’était un Medoc 1997) et je me dis : les gentils syndicalistes, là, ils vont bien réagir ! Ils peuvent pas laisser le méchant gagner ! Et Casimir, il se bouge ou quoi ?! Faut lui péter les genoux à ce mec là, lui sceller la bouche avec de l’étain et un fer à souder, le couler dans un puits de guimauve ! (Ben oui, c’était un film avec Casimir…)

Enfin merde, sérieux, personne n’est sorti de ses gongs (ne pas prononcer le G. Enfin le second.) en écoutant ça ?! N’y a-t-il que moi pour y avoir pensé ??? Suis-je le seul être humain sur cette Terre à avoir pensé à une 4e possibilité ? Qui certes ne plairait pas aux patrons, et donc aux mecs de droite ?

Quand on sait qu’un salarié donne quelques années de sa vie, (parfois toute sa carrière) à une entreprise, qu’il participe du fait de son activité, de toutes façons et même modestement, aux bénéfices de cette entreprise, POURQUOI CES ENTREPRISES NE PARTICIPERAIENT PAS AUX RETRAITES DE LEURS SALARIES ?!!!! Pourquoi les compléments de retraites ne seraient pas pris en charge par les patrons ? Puisque l’Etat taxe (aussi) les sociétés, pourquoi ne pas utiliser une partie de ces taxes en ce sens ? On va me faire croire que les 600 millions d’euros secrets du MEDEF ne pourraient pas servir ? Il vient d’où cet argent ? Récupéré par des tractations boursières ? Gagné à la sueur du front de qui et comment ?

POURQUOI EST-CE TOUJOURS A NOUS, PAUVRES HUMAINS DE BASE QU’ON EN DEMANDE TOUJOURS PLUS ?! ET POURQUOI PERSONNE NE S’EN OFFUSQUE ?!!!!

Et surtout, même si je ne maitrise pas tous les éléments, en quoi est-ce déconnant, ce que je viens de dire ? Alors oui, y’a des petites sociétés, en difficultés pour la plupart, qui n’ont pas les reins assez solides et qui croulent déjà sous les charges salariales. Mais les autres ? Les cotisations obligatoires pour la retraite des salariés, ça peut être proportionnel au nombre de salariés, indexé sur les bénéfices, le tout sous le contrôle strict d’une autorité compétente et dont les calculs seraient transparents, consultables publiquement sur Internet. Apres tout, un salarié n’aurait il pas le droit d’être au courant de la santé financière de sa boite ? De pouvoir s’assurer qu’un seuil réglementé de bénéfices/pertes soit atteint et que donc, un patron ai le droit ou pas de « dégraisser » ses effectifs ?

Du coup, je me suis recollé dans le fond de mon canapé et j’ai attrapé mon verre de vin. Je l’ai porté doucement à mes lèvres, les yeux légèrement plissés et noirs, fixant dans les yeux le méchant du film, le vrai, Casimir. Puis j’ai scruté vainement une trace de réaction dans les yeux des syndicalistes. (Les 7 nains, en fait)

Rien.

Oui, Casimir était en fait le méchant du film, puisqu’il nous avait laissé tomber sans rien tenter. Oui, les 7 nains n’étaient venus que pour défendre et justifier leurs grèves, sans se faire force de proposition et sans attaquer le gouvernement avec leurs petites pioches.

"Le MEDEF et l’UMP contre Casimir et les 7 nains". N’allez pas le voir, c’est une merde…

Puis y’a l’Episode 2 qui sort bientôt, malheureusement. Nous serons de nouveau les victimes des 7 nains devant le regard impuissant de Casimir tandis que les méchants se rient de nous, du haut de leurs tours dorées et d’ivoires. Nous avons un président de droite, qui aime l’argent et qui est ami avec des industriels et autres grandes fortunes. La fracture sociale s’est réduite, c’est vrai. Entre les pauvres et les riches, y’a de moins en moins de français moyens.

Je me fais l’effet d’un homme après la défaite de son équipe préférée en coupe du monde, je suis un sélectionneur parmi des millions, critiquant le pouvoir en me répétant que si j’avais été à sa place, mes choix auraient été plus efficaces, plus judicieux.

Mine de rien, je ne peux m’empêcher de me dire que sur ce coup là, j’ai pas forcement tort.