Bon, je sais, dernier message mardi de la semaine derniere, faut pas abuser....
Navré.
(Pour ceux qui passeraient encore par hasard...)
Point d'excuses, si ce n'est la vie elle même et son rythme de fou. Chaque jour qui passe est une journée de plus en moins dans le calendrier de nos vies, alors que tous les matins, dans la glace, alors que je me brosse les dents encore confiné dans le sommeil du juste, je decouvre avec stupeur un nouveau cheveu blanc perdu dans la jungle de mes beaux cheveux noirs, non, je ne suis pas raciste.
Aucun rapport, c'est juste qu'on est vendredi soir et que je suis fatigué.
Seville, suite et fin. Parce que j'ai bien conscience que mes vacances, terminées depuis 1 mois 1/2 n'interessent personne d'autre que moi et que comme je suis tétu, je suis désireux de finir ce que j'ai commencé. (C'est comme faire l'amour, je ne connais rien de plus frustrant que de s'arreter en chemin.)
Apres la belle et haute Ronda, direction le Diana Parc.
Un hotel. (3 etoiles, quand même.)
Comment decrire ce havre de paix, perdu au bord immediat d'une nationale, second axe principal apres l'autoroute entre Malaga et Marbella ? Comment vous decrire avec des mots simples la deconcertante facilité d'acces à ce site charmant ? Comment vous decrire avec justesse notre joie de decouvrir cette chambre coquette et sa (petite) terrasse privative donnant sur un grillage poussiereux nous separant de la rue, distante de seulement 1 metre 50 ? Son petit dejeuner luxuriant et sa piscine paradisiaque ?
Une sorte d'ambiance peace and love remplissait ces lieux, contaminant même les couples petit-dejeunant non loin de notre table.
"Ouais, c'est de ta faute, c'est toi qui a choisi cet hotel de merde où on va passer 3 semaines de pur bonheur, sale con, puis arrete de jouer avec le gosse, tu l'enerves !"
Que du bonheur. Et je vous le dis, manifestement, c'etait contagieux. Heureusement, nous n'y passâmes qu'une nuit. Et c'etait deja beaucoup, quand comme nous, nous venions de quitter ce petit bijoux qu'etait notre hotel pres de Malaga.
Bref, le lendemain, nous mîres le cap vers (non non, pas Cap Vert, suivez un peu...) le rocher de Gibraltar.
Nous ne sommes pas allé plus loin que ça, parait que c'est au pied du mur qu'on voit le mieux le mur....
Puis direction Jerez, seconde partie de notre voyage. 6 nuits sur place dans le Barcelo Jerez.
Un petit bijou, je vous le conseille ! Sincerement, ça fait du bien apres 1 nuit au Diana Parc ^_^
La tof çi dessus, c'est la fabrique de vin Tio Pepe, presque un site touristique à elle toute seule.
Jerez est tres agreable à visiter, autant pour ses nombreuses terrasses que ses places ombragées !
Petite pointe à Cadix (la Belle existe, je l'ai rencontré : elle est caissiere sur un site romain antique.) et beau soleil !
(Un minou s'est caché dans cette photo, saurez vous le retrouver ?)
De notre QG de luxe, nous fîmes un long periple (au cours duquel nous allions connaitre un gros moment de stress) qui nous mena à El Rocio (via Seville, décidement) puis une petite ville portuguaise nichée sur la mer, Tavira (via Huelva, cité industrielle d'une mocheté à toutes epreuves. )
El Rocio.
Le far west (espagnol) à portée de toutes les bourses.
Des rues faites de sable, toutes les maisons semblent être tirées d'un film de western-paella (western-spaghetti espagnol) et une ambiance un peu irréelle, ou, franchement, on se laisse facilement prendre au jeu du voyage dans le temps. Tres agreable à faire, un vrai depaysement !
De Tavira au Portugal, je retiendrais surtout ceci : demander son chemin en espagnol est une pure perte de temps, vu que tout le monde parle français. Puis les assiettes des restaurants valent le detour, autant pour leur presentation, leur qualité que leur quantité. Tavira est un p'tit bled charmant, qui nous donna franchement envie de revenir.
Mais à partir de là, une terrible aventure nous attendait. Nous avions fait dans la même journée Jerez - Seville - El Rocio - Huelva - Tavira en Toyota Aygo (faut le faire) et avec un seul plein d'essence (à ne jamais recommencer.)
Car, pour repartir de Tavira à la nuit tombée, nous avions demandé notre chemin à une charmante pompiste-hotesse de caisse-preposée aux renseignements sans penser une seule seconde à refaire le plein, alors qu'il nous restait à peine 2 niveaux d'essence au compteur.
QUELLE ERREUR !!!!!!!
Car entre ce ***** de bled à la *** de Tavira et les premiers kilometres dans ces foutues terres espagnoles, PAS UNE SEULE STATION SERVICE !
J'etais certain d'avoir vu, à l'aller, une station pres de la frontiere portuguaise. Mon cul, ouais... Donc, par precaution, je reduisis notre allure de 160 kms/heure à 100, histoire d'economioser quelques litres.
(Ne soyez pas dupes, une Toyota Aygo, ça depasse pas le 130. Et encore, en descente, avec un fort vent dans le dos.)
30 bornes apres la f'rontiere, toujours pas de station service.
90 kilometres/heures. 23h00. 130 bornes nous separent encore de notre hotel. Pas de telephone portable.
(Honte)
10 kilometres plus loin.
(Honte + debut d'angoisse pesant dans la bagnole.)
C'est alors que nous voyons un panneau, en indiquant une sur une bretelle de sortie, 1 kilometre plus loin ! Sauvés !
150 metres apres, une bifurcation. Comme le panneau indiquait 1 kilometre, je ne sors pas, me disant que juste apres cette bifurcation, se trouve la station service.
Arf.
Sur la bretelle que je n'ai pas emprunté, je vois alors un panneau indiquant cette salope (y'a pas d'autres mots) de station à 850 metres.
Bon, ben à la premiere occasion de faire 1/2 tour, 1/2 tour.
Sauf que la 1ere occasion, elle s'est faite attendre... Il avait bien fallu faire encore 15 bornes ! Et là, à peine l'autoroute reprit dans l'autre sens, le signal sonore de la reserve qui bip dans l'habitacle. Gros stress sur les genoux et la bouche cousue, je me dirigeais à 80 kms/heures vers cette fichue station.
Cette fois çi, je ne loupais pas la sortie. Les sourires revenaient, le soulagement d'arriver enfin devant ce cher pompiste aidant.
Mais là, ce fut le drame. Station fermée. Depuis 23.00.
Il etait 23.35...
Que faire ? S'assoir par terre et pleurer ? Nous battre dans la voiture en nous rejetant la faute et en nous tirant les cheveux ? Dormir sur place ?
Nous tentions le tout pour le tout : nous reprenions la route (60 kms/heure) et provoquions le destin.
Trente minutes de route angoissantes, releguant la K7 du "Le salaire de la peur" au rayon des Télétubbies. Le port de l'angoisse, Le silence des agneaux, La cité de la peur, La politique exterieure de W.Bush, tout cela n'etait rien en comparaison.
Quand tout à coup, une station service. Et ouverte, en plus !!!!!
Nous nous y precipitâmes, y firent le plein avec les larmes aux yeux et un grand elan d'amour fraternel envers ce rugueux pompiste iberique.
Je repartais aussi sec sur les chapeaux de roues (110 kms/heure max avec le plein) pour mettre un terme à cette folle nuit O_o
C'est ainsi que s'acheverent nos zaventures zespagnoles.
Ou preque.
Là, c'est quand on a reussi à echapper à la police apres nos nombreux exces de vitesse...
Et là, c'est quand ils nous ont retrouvés...
Bref, nous quittâmes Jerez pour Seville pour y passer nos 2 dernieres nuits... Puis retour en France, reprise du taf, mise à jour du Blog, etc... Tu connais la suite.
Hier, j'ai fais un autre voyage. Strasbourg.
(Sous la pluie)
C'est certain, ça change de Seville. Coté climat, déja. Puis j'y etais pour une formation, pour le taf. C'etait magnifique, un peu la fete du slip mais l'ambiance en moins.
De 09.00 à 09.30, ils ont tenté de relier leur PC portable au retroprojecteur, de 09.30 à 10.00, ils ont tenté de lancer leur foutue application, de 10.00 à 10.30, formation, puis à 10.31, le portable s'est coupé. Plus de batterie.
Ils ne l'avaient pas branché sur secteur O_o
Bref, levé à 05.00 du matin, 200 euros de taxi dans la journée et j'ai bouffé au Mac Do alors que je comptais fermement honorer de ma presence et de mon palais delicat un bon p'tit resto local !
Sinon, au rang des "bonnes nouvelles", j'ai officiellement demandé mon année sabbatique aujourd'hui ! En janvier, je serais à fond dans les demarches pour ma nouvelle vie !
Quant à ce weekend, je suis de mariage. (Pas le mien, hein... une copine de ma copine. Une copine par alliance, donc.)
J'espere pouvoir reprendre un rythme de mise à jour digne de ce nom dès lundi...
Wait and see ;-)