vendredi 28 septembre 2007

Seville, The End. (parce que les + courtes sont les meilleures)

BONSOIR !!!!!!!!!!!! (Ambiance Parc des Princes pour le concert du siecle.)

Bon, je sais, dernier message mardi de la semaine derniere, faut pas abuser....

Navré.

(Pour ceux qui passeraient encore par hasard...)

Point d'excuses, si ce n'est la vie elle même et son rythme de fou. Chaque jour qui passe est une journée de plus en moins dans le calendrier de nos vies, alors que tous les matins, dans la glace, alors que je me brosse les dents encore confiné dans le sommeil du juste, je decouvre avec stupeur un nouveau cheveu blanc perdu dans la jungle de mes beaux cheveux noirs, non, je ne suis pas raciste.

Aucun rapport, c'est juste qu'on est vendredi soir et que je suis fatigué.

Seville, suite et fin. Parce que j'ai bien conscience que mes vacances, terminées depuis 1 mois 1/2 n'interessent personne d'autre que moi et que comme je suis tétu, je suis désireux de finir ce que j'ai commencé. (C'est comme faire l'amour, je ne connais rien de plus frustrant que de s'arreter en chemin.)

Apres la belle et haute Ronda, direction le Diana Parc.

Un hotel. (3 etoiles, quand même.)

Comment decrire ce havre de paix, perdu au bord immediat d'une nationale, second axe principal apres l'autoroute entre Malaga et Marbella ? Comment vous decrire avec des mots simples la deconcertante facilité d'acces à ce site charmant ? Comment vous decrire avec justesse notre joie de decouvrir cette chambre coquette et sa (petite) terrasse privative donnant sur un grillage poussiereux nous separant de la rue, distante de seulement 1 metre 50 ? Son petit dejeuner luxuriant et sa piscine paradisiaque ?

Une sorte d'ambiance peace and love remplissait ces lieux, contaminant même les couples petit-dejeunant non loin de notre table.

"Ouais, c'est de ta faute, c'est toi qui a choisi cet hotel de merde où on va passer 3 semaines de pur bonheur, sale con, puis arrete de jouer avec le gosse, tu l'enerves !"

Que du bonheur. Et je vous le dis, manifestement, c'etait contagieux. Heureusement, nous n'y passâmes qu'une nuit. Et c'etait deja beaucoup, quand comme nous, nous venions de quitter ce petit bijoux qu'etait notre hotel pres de Malaga.

Bref, le lendemain, nous mîres le cap vers (non non, pas Cap Vert, suivez un peu...) le rocher de Gibraltar.



Nous ne sommes pas allé plus loin que ça, parait que c'est au pied du mur qu'on voit le mieux le mur....

Puis direction Jerez, seconde partie de notre voyage. 6 nuits sur place dans le Barcelo Jerez.
Un petit bijou, je vous le conseille ! Sincerement, ça fait du bien apres 1 nuit au Diana Parc ^_^





La tof çi dessus, c'est la fabrique de vin Tio Pepe, presque un site touristique à elle toute seule.

Jerez est tres agreable à visiter, autant pour ses nombreuses terrasses que ses places ombragées !



Petite pointe à Cadix (la Belle existe, je l'ai rencontré : elle est caissiere sur un site romain antique.) et beau soleil !

(Un minou s'est caché dans cette photo, saurez vous le retrouver ?)


De notre QG de luxe, nous fîmes un long periple (au cours duquel nous allions connaitre un gros moment de stress) qui nous mena à El Rocio (via Seville, décidement) puis une petite ville portuguaise nichée sur la mer, Tavira (via Huelva, cité industrielle d'une mocheté à toutes epreuves. )

El Rocio.

Le far west (espagnol) à portée de toutes les bourses.







Des rues faites de sable, toutes les maisons semblent être tirées d'un film de western-paella (western-spaghetti espagnol) et une ambiance un peu irréelle, ou, franchement, on se laisse facilement prendre au jeu du voyage dans le temps. Tres agreable à faire, un vrai depaysement !

De Tavira au Portugal, je retiendrais surtout ceci : demander son chemin en espagnol est une pure perte de temps, vu que tout le monde parle français. Puis les assiettes des restaurants valent le detour, autant pour leur presentation, leur qualité que leur quantité. Tavira est un p'tit bled charmant, qui nous donna franchement envie de revenir.

Mais à partir de là, une terrible aventure nous attendait. Nous avions fait dans la même journée Jerez - Seville - El Rocio - Huelva - Tavira en Toyota Aygo (faut le faire) et avec un seul plein d'essence (à ne jamais recommencer.)

Car, pour repartir de Tavira à la nuit tombée, nous avions demandé notre chemin à une charmante pompiste-hotesse de caisse-preposée aux renseignements sans penser une seule seconde à refaire le plein, alors qu'il nous restait à peine 2 niveaux d'essence au compteur.

QUELLE ERREUR !!!!!!!

Car entre ce ***** de bled à la *** de Tavira et les premiers kilometres dans ces foutues terres espagnoles, PAS UNE SEULE STATION SERVICE !

J'etais certain d'avoir vu, à l'aller, une station pres de la frontiere portuguaise. Mon cul, ouais... Donc, par precaution, je reduisis notre allure de 160 kms/heure à 100, histoire d'economioser quelques litres.

(Ne soyez pas dupes, une Toyota Aygo, ça depasse pas le 130. Et encore, en descente, avec un fort vent dans le dos.)

30 bornes apres la f'rontiere, toujours pas de station service.

90 kilometres/heures. 23h00. 130 bornes nous separent encore de notre hotel. Pas de telephone portable.

(Honte)

10 kilometres plus loin.

(Honte + debut d'angoisse pesant dans la bagnole.)

C'est alors que nous voyons un panneau, en indiquant une sur une bretelle de sortie, 1 kilometre plus loin ! Sauvés !

150 metres apres, une bifurcation. Comme le panneau indiquait 1 kilometre, je ne sors pas, me disant que juste apres cette bifurcation, se trouve la station service.

Arf.

Sur la bretelle que je n'ai pas emprunté, je vois alors un panneau indiquant cette salope (y'a pas d'autres mots) de station à 850 metres.

Bon, ben à la premiere occasion de faire 1/2 tour, 1/2 tour.

Sauf que la 1ere occasion, elle s'est faite attendre... Il avait bien fallu faire encore 15 bornes ! Et là, à peine l'autoroute reprit dans l'autre sens, le signal sonore de la reserve qui bip dans l'habitacle. Gros stress sur les genoux et la bouche cousue, je me dirigeais à 80 kms/heures vers cette fichue station.

Cette fois çi, je ne loupais pas la sortie. Les sourires revenaient, le soulagement d'arriver enfin devant ce cher pompiste aidant.

Mais là, ce fut le drame. Station fermée. Depuis 23.00.

Il etait 23.35...

Que faire ? S'assoir par terre et pleurer ? Nous battre dans la voiture en nous rejetant la faute et en nous tirant les cheveux ? Dormir sur place ?

Nous tentions le tout pour le tout : nous reprenions la route (60 kms/heure) et provoquions le destin.

Trente minutes de route angoissantes, releguant la K7 du "Le salaire de la peur" au rayon des Télétubbies. Le port de l'angoisse, Le silence des agneaux, La cité de la peur, La politique exterieure de W.Bush, tout cela n'etait rien en comparaison.

Quand tout à coup, une station service. Et ouverte, en plus !!!!!

Nous nous y precipitâmes, y firent le plein avec les larmes aux yeux et un grand elan d'amour fraternel envers ce rugueux pompiste iberique.

Je repartais aussi sec sur les chapeaux de roues (110 kms/heure max avec le plein) pour mettre un terme à cette folle nuit O_o

C'est ainsi que s'acheverent nos zaventures zespagnoles.

Ou preque.

Là, c'est quand on a reussi à echapper à la police apres nos nombreux exces de vitesse...



Et là, c'est quand ils nous ont retrouvés...



Bref, nous quittâmes Jerez pour Seville pour y passer nos 2 dernieres nuits... Puis retour en France, reprise du taf, mise à jour du Blog, etc... Tu connais la suite.

Hier, j'ai fais un autre voyage. Strasbourg.

(Sous la pluie)

C'est certain, ça change de Seville. Coté climat, déja. Puis j'y etais pour une formation, pour le taf. C'etait magnifique, un peu la fete du slip mais l'ambiance en moins.

De 09.00 à 09.30, ils ont tenté de relier leur PC portable au retroprojecteur, de 09.30 à 10.00, ils ont tenté de lancer leur foutue application, de 10.00 à 10.30, formation, puis à 10.31, le portable s'est coupé. Plus de batterie.

Ils ne l'avaient pas branché sur secteur O_o

Bref, levé à 05.00 du matin, 200 euros de taxi dans la journée et j'ai bouffé au Mac Do alors que je comptais fermement honorer de ma presence et de mon palais delicat un bon p'tit resto local !

Sinon, au rang des "bonnes nouvelles", j'ai officiellement demandé mon année sabbatique aujourd'hui ! En janvier, je serais à fond dans les demarches pour ma nouvelle vie !

Quant à ce weekend, je suis de mariage. (Pas le mien, hein... une copine de ma copine. Une copine par alliance, donc.)

J'espere pouvoir reprendre un rythme de mise à jour digne de ce nom dès lundi...

Wait and see ;-)

mardi 18 septembre 2007

Seville III, l'oeil du tigre

Salut les filles !

Bon, on enchaîne !

Je parlais de "personnages" lors de mon dernier "vrai" billet, en disant que, pendant mes vacances, pour une fois, y'en avait pas eu. Ben si. Et puis un vrai, en plus. un personnage PUBLIQUE !

Gérald Dahan O_o

Si, l'imitateur qui a "piégé" l'équipe de France de foot quand Chirac avait été malade, celui qui avait fait mettre à chaque joueur sa p'tite main sur son p'tit coeur pendant la marseillaise...

Bon, ben il a passé le contrôle de sécurité avec nous, en France le jour du départ !

Comme je ne l'aime pas trop (enfin, pas beaucoup quoi, même... pas du tout, en fait) je me suis "moqué" de lui en imaginant le passage de son sac de cabine dans la machine à rayons X et en me demandant ce qu'il pouvait y avoir dans les valises d'un humoriste : un nez rouge, un coussin péteur, un camembert qui fait pouet-pouet ?

Pour en revenir à ce (fameux) périple espagnol, après Grenade, direction Malaga et la plage !!! Enfin presque. Colminar, en fait. A 12 kms de Malaga. Et que de la montagne, entre les 2...



Et là, autant vous dire que plus on grimpait dans la montagne, plus on se demandait ou on tombait... Une seule route étroite, des pins à perte de vue, un fermier avec ses chèvres et 3 voitures croisées en presque 1 heure.

Le trou du cul du monde. Beau, mais isolé quand même.

Heureusement, l'hôtel est génial ! Très bien tenu, excellent restaurant, piscine ouverte 24/24, des chambres magnifiques, vraiment ! Un peu à l'écart de la route, mais génial !

Le lendemain, direction Malaga, enfin. 12 kilomètres de montagne à descendre et des panoramas magnifiques ! Je me fais la promesse que le soir, en regagnant l'hôtel, je prendrais une superbe photo de la ville illuminée...

Boutiques et petite glace en ville, puis cap sur Marbella, non loin. St Tropez mais en Espagne. Que des riches avec des grosses voitures et des gros bateaux blancs. Et rien d'autre....

La nuit (noire) venue, alors que nous reprenons notre p'tite route de montagne vers l'hôtel, je repense à ma photo panoramique qui m'attend. A chaque virage, je jette un coup d'oeil dans le rétroviseur pour juger la hauteur et la vue de Malaga... jusqu'à ce que je trouve L'ENDROIT !

Je fais mon demi tour pour me positionner dans l'axe de la vue et au moment ou je quitte la route pour me mettre sur le bas coté, LE DRAME ! Un "boum" assez sec résonne dans la voiture et fait tomber notre bonne humeur et nos sourires. A ma copine qui monte en stress d'un coup, je répond (en espérant avoir raison) que j'ai du cogner le bas de caisse contre un caillou, que c'est rien...

Je sors prendre ma photo (j'en avais plus rien à foutre) et je remonte en voiture. Ouf, elle démarre O_o Mais des les premiers tours de roues, nous réalisons qu'il y a une couille dans le potage, passez moi l'expression. La voiture tire sur la droite en pleine ligne droite et j'avais pas bu. Donc, c'était pas moi, y'avait bien un truc avec la voiture. Avec un peu de chance, c'est que la roue, j'espère ne pas avoir pété la direction.... Il fait noir, presque minuit, on est dans la montagne sans téléphones, y'a encore 8 bornes à faire pour regagner l'hôtel et à part un fermier psychopathe fan de "Scream", nous n'avons aucune chance de croiser quelqu'un.

Après 2 kilomètres de silence et de tension palpable, je vois un hôtel restaurant ouvert et éclairé sur notre gauche. Je m'y précipite, j'immobilise la voiture sous un lampadaire et je constate les dégâts : une roue à plat et la jante enfoncée sur 3 centimètres. Bon, c'était que ça.... Mais quand même, en changeant la roue, je peste. P'tain, 12 bornes de montagne, j'avais vu la route le matin, y'avait aucun piège sur la route !!! Sur quoi j'ai pu roulé, merde...

Le lendemain matin, nous quittons définitivement l'hôtel (pour Ronda) et je décide de m'arrêter dans le virage maudit pour identifier la raison de ma guigne nocturne. Et tu sais quoi, public ? Sur 12 kilomètres de virages montagneux, j'ai fait mon demi tour sur le seul virage au travers duquel passait un vieux rail désaffecté et qui à un endroit, sortait du sol. Je suis venu poser ma roue pile dessus O_o

Bref, prochaine étape : Ronda ! Spécialité : Village haut perché et à flan de ravin O_o









Pour la petite histoire, c'est à Ronda qu'on m'a servi la pire piquette de toute ma vie. Un verre de soit disant vin rouge qui était clair comme une grenadine !

Un scandale.

Suite à ça, nous avons fait route vers notre hôtel, le DIANA PARK dont je vous parlerais dans le prochain billet. Une dernière photo pour ce soir, prise en quittant Ronda...



(Je sais, dans mes photos, y'a pas une seule fois la plage et que de la montagne ! Mais si, la mer, on a fini par la voir, je vous jure.)

Dans le prochain épisode, Jerez, Gibraltar, Cadix, El Rocio, Tavira et (encore) Conil de la Frontera ! NE ZAPPEZ PAS !!!!!!

vendredi 14 septembre 2007

Interlude

Salut à tous,

Une petite gastro résiduelle et un p'tit état de fatigue récurrent me tiennent éloignés de mon Blog, mais ça va venir.

Le PC va mieux, je vais tacher de faire comme lui...

Bon weekend à tous, @ très vite...

mardi 11 septembre 2007

Sevilla World Tour, Episode 2 (enfin presque)

Et avec 1 jour de retard, désolé ! (2 en fait, billet commencé hier soir mais interrompu par un soucis technique indépendant de ma volonté sur lequel je reviendrais m'épancher un peu plus bas)

Tout d'abord, mes 2 petits bonheurs du jour (d'hier, donc) : j'ai (enfin) passé un coup de fil à mon ami PapaPascal qui vient de s'installer à Nantes et qui va ouvrir le 1er Octobre un p'tit resto ! Autant pour le bonhomme que pour le courage de sa démarche, toi qui me lit si tu habites Nantes (et ses environs), faudra aller le voir et manger chez lui (adresse et nom de l'échoppe à suivre). Je l'espère comme un poisson dans l'eau dans cette seconde nouvelle vie qui est désormais la sienne.

Puis j'ai reçu un mail de mon ami Smarti (voir billet précèdent) qui est à New York en ce moment (sâlo) et qui, je suppose, n'est pas pressé de revenir bosser en région parisienne...

(Smarti, j'ai bien reçu ta carte de SF, merci beaucoup ^^)

Pour l'heure, place à moi.

Lors de mes précédentes vacances aux USA, une chose revenait avec insistance : la présence parmi nous de "personnages".

A Los Angeles par exemple, nous rencontrâmes Tchang. Amoureusement surnommé ainsi en référence au patronyme stéréotypé employé dans Tintin et rendu "célèbre" à cette occasion. Fier employé asiatique d'un Buffet chinois (a volonté) sur Hawthorne, Tchang ne trouvait l'épanouissement que dans le dépoussiérage frénétique des tables à peine débarrassées. A grand coup d'éponge et de "pchit" javellisé, il frottait les tables, les chaises et même les murs. A peine les clients partis, il courait en réserve chercher ses petits accessoires. Et aucune table ne lui échappait, il avait l'oeil partout ! Alors nous, on faisait semblant de nous lever, pour voir si il accourait avec ses p'tits outils de ménagère ^^ Tchang, c'est lui qui faisait toutes les cascades de Monsieur Propre !

A San Francisco, nos routes croisèrent celles de 2 pilotes émérites : Speedy et Sweety. Notre hôtel étant située dans une "zone à risque" la nuit venue, une navette gratuite nous amenais de notre hôtel à Union Square, situé quelques centaines de mètres plus loin. Les rues de San Francisco sont elles dangereuses le soir ? Je ne sais pas, chaque fois que nous avons pris la navette, c'était plus par flemme que par sentiment d'insécurité ! Et donc, les pilotes suscités se relayaient au volant de ce fier destrier blanc (une camionnette avec des rayures sur le coté) pour nous éviter un égorgement par surprise non souhaité.

Speedy, c'était le chauffeur le plus lent de l'histoire de l'Ouest. Portoricain, casquette de chauffeur vissée sur le crâne jusqu'aux yeux. Il freinait au feu vert en prévision du feu rouge. Sérieux. Jamais la phrase de Coluche "on est déjà passé, là ?" dans son sketch de l'autostoppeur n'eu une telle signification... Mais parfois, il passait la seconde et se laissait griser par la vitesse. J'aime autant vous dire que nous, derrière, on faisait pas les malins : on s'accrochait sec pour pas tomber de nos fauteuils dans les virages....

Sweety, petite black d'une 40taine d'année, chewing-gum collé invariablement au fond des molaires, avec un p'tit noeud dans les cheveux, coiffés en chignon. Le premier voyage avec elle, elle appela ma copine "sweety", ce que nous prenions alors pour une marque de sympathie tout à fait personnelle, comme si elle avait l'exclusivité. Ma copine, pas peu fière d'avoir établie cette complicité avec notre chauffeur en jupons, fut anéantie lorsque 3 jours plus tard, elle lui demanda si c'était sa première journée à San Francisco. Force était de constater qu'elle ne se souvenait pas plus de nous que du premier des touristes qu'elle avait du faire monter dans son engin. Le mythe s'effondra, mais "Sweety" resta...

Dans l'avion du retour, nous eûmes le privilège d'être les voisins de rangée de Batman et de Charmant (le prince sourire + brushing de Shrek). Batman était un jeune homme qui s'était collé un masque de nuit pour dormir. Il avait relevé la capuche de son sweet-shirt noir et elle tombait sur son front, ne laissant visible de son visage que son menton et sa bouche. Comme Batman.

Charmant était blond. Et avait les dents blanches. Il portait un masque de nuit lui aussi, mais pas de capuche. Et lui, quand il baissait les paupières pour fermer les yeux et trouver le sommeil, ça devait tendre la peau de son visage et ses lèvres s'écartaient en un sourire charmeur. Et l'ensemble lui donnait l'air con, n'ayons pas peur des mots.

J'ai une photo d'eux, prise à l'arrache (volée, on peut le dire, façon paparazzo) que je vous collerais sous peu.

Tout ça pour dire que comme nous sommes très joueur avec ma copine, nous avons toujours eu notre petite galerie de personnages, pour nous "moquer" gentiment. Chez nous par exemple, même les voisins ont leurs petits surnoms.

"Lois et Clark", par exemple. La première fois que nous avons vu Clark, il avait un tee-shirt superman, une rose à la main et une bouteille de champagne entre les dents. Ou l'inverse. Il venait en visite chez Lois, dont nous ignorions alors le réel prénom. Lois et Clark, ça nous a sauté aux yeux, nous les appelons désormais ainsi avec beaucoup de tendresse.

Ensuite, on a "Le connard du dessous", qui manifestement n'a pas les mêmes goûts que nous en musique et qui en plus la met assez fort le samedi matin, quand nous faisons encore la grasse matinée. (Vers 13.00) En plus, ce cuistre fume à sa fenêtre et la fumée rentre chez nous ! (quel salaud, le connard du dessous O_o)

Sur notre palier, en plus de Lois et Clark, nous avons "La farouche". Quand on se croise sur le palier, elle se dépêche de rentrer chez elle ou de s'enfuir dans l'escalier. Très très timide, la farouche.

Puis y'a "Le concierge", un mec qui avant ma venue collait des mots sur la porte de ma copine parce qu'elle laissait sa poubelle une nuit sur le palier (devant notre porte, quand même) pour la descendre le lendemain.

Un jour qu'il accompagnait ses filles à l'école en voiture, la sortie du parking était bouchée par un camion de livraison. Une nénette qui était sortie du parking juste devant lui était en train de s'engueuler avec le livreur, une espèce d'armoire normande sur pattes. La fille faisait 1m50 les bras levé mais ne se démontait pas et gueulait après le gars. Et ben le concierge, au lieu d'aller prêter main forte à la fille qui était à 2 doigts de s'en prendre une, fit marche arrière, gara sa voiture et dit à ses filles : bon, on y va à pied !

Depuis que je l'ai croisé pour la première fois, ma copine n'a plus jamais eu de mots de sa part. (Je fais une tête de plus que lui. Comme tout le monde. Tout le monde fait une tete de plus que lui.)

Puis y'a Ayawa dont je vous ai déjà parlé. Qui vous hurle dessus quand il est à 8 centimètres de vous, qui vous demande -alors qu'il vous croise régulièrement depuis 4 ans- si vous habitez dans l'immeuble et qui, je m'en suis rendu compte très récemment, sent fort de la bouche.

Nous sommes tous le con de quelqu'un, c'est ça qu'est chouette.

Hier soir, mon PC, mon Personnal Computer, mon Poste de Commandement, ce Petit Con m'a traîtreusement lâché. Il a planté en plein exercice de style (emule + itunes + un jeu + google heart + firefox + 1 film) alors que je rédigeais le billet que tu es en train de lire. Depuis, quand je le redémarre, il reboot sans fin.


Voila de nouveau pour moi le moment d'être le con de service. (J'avais pas fait de sauvegarde...)

Je devais sortir ce soir, je vais annuler pour aller planter un tournevis dans le dos de ce fumier qui ne doit plus être sous garantie.

Tout cela n’a aucun lien avec Séville, ses environs et mes vacances, me direz vous. C’est vrai, ou presque. Pour la première fois, nous n’avons pas eu de personnages dignes de ce nom, mais plutôt des moments forts, que je vous décrirais par la suite.

Je vais donc continuer la description de mes vacances (je met un point d'honneur à vous éclabousser mon bonheur passé à la figure, rien ni personne ne m'arrêtera, certainement pas un pc de merde qui n'est même pas capable de gérer 3 tâches à la fois et je vais m'arrêter là avant que la douleur m'egare) probablement ce soir et continuer de trier quelques photos pour illustrer mes billets.

Si toutefois je suis dans l'incapacité de réparer moi même, ça attendra demain :(

dimanche 9 septembre 2007

Le tour du monde de Seville en 15 jours

Et ben voila, entre visites d'appartements et journées au taf, enfin je prend le temps de me consacrer à mon Blog. (A moi, donc.)

Alors que mon ami Smarti est actuellement aux USA (San Francisco puis New York, qui dit mieux ?) moi, je reviens d'Espagne.

Seville, puis tout autour, Conil de la Frontiera, Grenade, Malaga, Marbella, Ronda, Jevez et re-Seville avec une pointe à Tavira. (Au Portugal)

Après un vol sans histoire, alors que je pensais passer ma 1ere nuit de vacances dans le lit douillet de la chambre bien fraîche de ma belle soeur (avec ma copine hein, pas avec ma belle soeur), alors que tout le monde sait que je déteste les araignées et que je préfère le calme et le confort douillet d'un hôtel au frisson troublant d'une nuit au camping, ma belle soeur nous propose de passer la nuit vers la fraîcheur de la cote, à la mer, avec ses copains, à Conil de la Frontiera.

Dans un camping.

Ha bon ? Ben ok alors...

Je passerais sur la tenue des douches collectives, la taille de l'araignée tapie dans un coin du plafond des chiottes, la nuit passée à 3 dans une tente pour 2 avec nos sacs de plage stockés entre les jambes et la branche d'arbre sous "le plancher" de toile de la tente, juste entre mes 3e et 4e vertèbres O_o

En dehors de ça, c'était bien cool ! Les potes de ma belle soeur sont très sympa et nous avons eu droit à un chouette orage au petit matin ! Merveilleux ^^

Retour à Seville après une 1ere journée de plage (l'orage ne dura pas, finalement), les 1ers tapas et les 1ers coups de soleil !

Nous récupérons sur Seville notre voiture de location, une magnifique et non moins rutilante Toyota (Aygo) et direction Grenade pour quelques jours !

Le truc à voir, c'est l'Alhambra, ancienne cité Arabe sur les terres espagnoles. Pour la visiter, faut se pointer à 06h00 du mat, sans quoi c'est au bas mot 4 heures de queue. Puis même avec ça, si le quota de places vendues est atteint, ben vous avez fait la queue pour rien. C'est pas génial, ça ??? Donc, nous, à 06h00 du mat, on a prit l'option "grasse matinée" avec petit dej local, vers midi. Plus fun et moins stress, surtout au niveau du réveil.







Ma copine étant folle de tout ce qui touche au flamenco, nous assistâmes à un spectacle pour notre dernier soir. Je m'inquiétais pour la première partie. Un chanteur. Pour les non-initiés (bande de veinards), un chanteur de Flamenco, c'est comme quand on se coince le doigt dans la porte : ça gueule. (Fort, et n'importe quoi.)

Et effectivement, il a gueulé. Commentaire avisé de ma copine au bout de 25 minutes : "Y me saoule."

Après l'effort, le réconfort : la danseuse. Belle, douée, des jambes du tonnerre et du chien, franchement !





Je m'arrête là pour ce soir mais demain, direction Malaga ! Hasta luego !

mardi 4 septembre 2007

Moi, le retour !

Bonjour à tous !

Voila, une petite confession pour commencer et pour être honnête : je suis heureux de revenir vous parler de moi O_o Parce qu'en fait, c'est ça : je suis content de parler de moi.

Je me suis rendu compte que mon Blog était le miroir de mon ego, que je prenais plaisir à parler de moi, que cela concrétisait à un point rarement atteint ce que depuis toujours mon père me répétais sans cesse alors que j'étais enfant (enfin plus jeune, quoi) : "Tu fais ton intéressant."

Oui, j'aime qu'on s'intéresse à moâ. J'aime qu'on m'aime ! Qu'on aime me lire, me voir, j'aime m'entendre dire qu'on s'est marré en me lisant ! (Si, y'en a.)

Mais c'est tout à fait normal ! J'ai pas honte ! Que celui d'entre toi qui aime qu'on lui dise qu'il est chiant, que tout le monde l'ignore et le fuit, que celui là me jette la première pierre. (J'en ferais le début de mon piédestal, pour citer l'autre...)

Donc, j'ai eu une grosse rentrée. Des journées assez chargées, stressantes, et surtout un nouveau rythme de vie : la vie à 2.

Effectivement, étant célibataire pendant presque 6 mois, consacrer mon temps libre à mon Blog ne me posait guère de soucis. Même, c'était un plaisir. (Partagé, j'espère.)

Mais depuis que j'ai récupéré ma copine, ma vie a changée. Apero après le boulot, infos, film du soir, dodo. Non pas que ce ne soit pas agréable, mais l'écriture n'a plus sa place dans cette dynamique. Et je le déplore.

Hors, je ne manque pas de projets. Je suis plus que jamais décidé à prendre cette année sabbatique, j'ai un bouquin à terminer, un autre en chantier (les bases sont lancées, y'a plus qu'a) et ma carrière de movie-star à monter, moi !

Depuis 15 jours que nous sommes revenus d'Espagne, nous n'avons même pas eu le temps de regarder nos photos ! Pour vous raconter mes vacances (pic absolu d'égocentrisme, genre "si si, ça vous intéresse de savoir comment se sont passer mes vacances !") ça sera encore + mieux avec des photos. Puis je crois qu'elles sont assez réussies, qui plus est.

Je vous raconterais mes zamusantes zaventures zespagnoles (notez l'allusion à Zorro, aka Don Diego de la Vega, fier rebelle espagnol sous son masque de mollusque richissime. D'ailleurs, sans déconner, quand on y pense, hein.... Zorro, et ben Batman lui a tout piqué O_o Le costume noir, le masque, la cape, la Batmobile -à l'époque, c'était un cheval- la double identité pétée de thunes cachant pour l'un un caractère de moule et pour l'autre un certain goût pour la jetset !)

Bref, je m'égare. (du Nord)

:honte:

Donc, mon programme de ce soir : apéro-photos de vacances, j'en fais un tri subtile qui illustrera mes propos et je vous raconte tout ça.

Bonne journée à toi, ami fidèle.