Et avec 1 jour de retard, désolé ! (2 en fait, billet commencé hier soir mais interrompu par un soucis technique indépendant de ma volonté sur lequel je reviendrais m'épancher un peu plus bas)
Tout d'abord, mes 2 petits bonheurs du jour (d'hier, donc) : j'ai (enfin) passé un coup de fil à mon ami PapaPascal qui vient de s'installer à Nantes et qui va ouvrir le 1er Octobre un p'tit resto ! Autant pour le bonhomme que pour le courage de sa démarche, toi qui me lit si tu habites Nantes (et ses environs), faudra aller le voir et manger chez lui (adresse et nom de l'échoppe à suivre). Je l'espère comme un poisson dans l'eau dans cette seconde nouvelle vie qui est désormais la sienne.
Puis j'ai reçu un mail de mon ami Smarti (voir billet précèdent) qui est à New York en ce moment (sâlo) et qui, je suppose, n'est pas pressé de revenir bosser en région parisienne...
(Smarti, j'ai bien reçu ta carte de SF, merci beaucoup ^^)
Pour l'heure, place à moi.
Lors de mes précédentes vacances aux USA, une chose revenait avec insistance : la présence parmi nous de "personnages".
A Los Angeles par exemple, nous rencontrâmes Tchang. Amoureusement surnommé ainsi en référence au patronyme stéréotypé employé dans Tintin et rendu "célèbre" à cette occasion. Fier employé asiatique d'un Buffet chinois (a volonté) sur Hawthorne, Tchang ne trouvait l'épanouissement que dans le dépoussiérage frénétique des tables à peine débarrassées. A grand coup d'éponge et de "pchit" javellisé, il frottait les tables, les chaises et même les murs. A peine les clients partis, il courait en réserve chercher ses petits accessoires. Et aucune table ne lui échappait, il avait l'oeil partout ! Alors nous, on faisait semblant de nous lever, pour voir si il accourait avec ses p'tits outils de ménagère ^^ Tchang, c'est lui qui faisait toutes les cascades de Monsieur Propre !
A San Francisco, nos routes croisèrent celles de 2 pilotes émérites : Speedy et Sweety. Notre hôtel étant située dans une "zone à risque" la nuit venue, une navette gratuite nous amenais de notre hôtel à Union Square, situé quelques centaines de mètres plus loin. Les rues de San Francisco sont elles dangereuses le soir ? Je ne sais pas, chaque fois que nous avons pris la navette, c'était plus par flemme que par sentiment d'insécurité ! Et donc, les pilotes suscités se relayaient au volant de ce fier destrier blanc (une camionnette avec des rayures sur le coté) pour nous éviter un égorgement par surprise non souhaité.
Speedy, c'était le chauffeur le plus lent de l'histoire de l'Ouest. Portoricain, casquette de chauffeur vissée sur le crâne jusqu'aux yeux. Il freinait au feu vert en prévision du feu rouge. Sérieux. Jamais la phrase de Coluche "on est déjà passé, là ?" dans son sketch de l'autostoppeur n'eu une telle signification... Mais parfois, il passait la seconde et se laissait griser par la vitesse. J'aime autant vous dire que nous, derrière, on faisait pas les malins : on s'accrochait sec pour pas tomber de nos fauteuils dans les virages....
Sweety, petite black d'une 40taine d'année, chewing-gum collé invariablement au fond des molaires, avec un p'tit noeud dans les cheveux, coiffés en chignon. Le premier voyage avec elle, elle appela ma copine "sweety", ce que nous prenions alors pour une marque de sympathie tout à fait personnelle, comme si elle avait l'exclusivité. Ma copine, pas peu fière d'avoir établie cette complicité avec notre chauffeur en jupons, fut anéantie lorsque 3 jours plus tard, elle lui demanda si c'était sa première journée à San Francisco. Force était de constater qu'elle ne se souvenait pas plus de nous que du premier des touristes qu'elle avait du faire monter dans son engin. Le mythe s'effondra, mais "Sweety" resta...
Dans l'avion du retour, nous eûmes le privilège d'être les voisins de rangée de Batman et de Charmant (le prince sourire + brushing de Shrek). Batman était un jeune homme qui s'était collé un masque de nuit pour dormir. Il avait relevé la capuche de son sweet-shirt noir et elle tombait sur son front, ne laissant visible de son visage que son menton et sa bouche. Comme Batman.
Charmant était blond. Et avait les dents blanches. Il portait un masque de nuit lui aussi, mais pas de capuche. Et lui, quand il baissait les paupières pour fermer les yeux et trouver le sommeil, ça devait tendre la peau de son visage et ses lèvres s'écartaient en un sourire charmeur. Et l'ensemble lui donnait l'air con, n'ayons pas peur des mots.
J'ai une photo d'eux, prise à l'arrache (volée, on peut le dire, façon paparazzo) que je vous collerais sous peu.
Tout ça pour dire que comme nous sommes très joueur avec ma copine, nous avons toujours eu notre petite galerie de personnages, pour nous "moquer" gentiment. Chez nous par exemple, même les voisins ont leurs petits surnoms.
"Lois et Clark", par exemple. La première fois que nous avons vu Clark, il avait un tee-shirt superman, une rose à la main et une bouteille de champagne entre les dents. Ou l'inverse. Il venait en visite chez Lois, dont nous ignorions alors le réel prénom. Lois et Clark, ça nous a sauté aux yeux, nous les appelons désormais ainsi avec beaucoup de tendresse.
Ensuite, on a "Le connard du dessous", qui manifestement n'a pas les mêmes goûts que nous en musique et qui en plus la met assez fort le samedi matin, quand nous faisons encore la grasse matinée. (Vers 13.00) En plus, ce cuistre fume à sa fenêtre et la fumée rentre chez nous ! (quel salaud, le connard du dessous O_o)
Sur notre palier, en plus de Lois et Clark, nous avons "La farouche". Quand on se croise sur le palier, elle se dépêche de rentrer chez elle ou de s'enfuir dans l'escalier. Très très timide, la farouche.
Puis y'a "Le concierge", un mec qui avant ma venue collait des mots sur la porte de ma copine parce qu'elle laissait sa poubelle une nuit sur le palier (devant notre porte, quand même) pour la descendre le lendemain.
Un jour qu'il accompagnait ses filles à l'école en voiture, la sortie du parking était bouchée par un camion de livraison. Une nénette qui était sortie du parking juste devant lui était en train de s'engueuler avec le livreur, une espèce d'armoire normande sur pattes. La fille faisait 1m50 les bras levé mais ne se démontait pas et gueulait après le gars. Et ben le concierge, au lieu d'aller prêter main forte à la fille qui était à 2 doigts de s'en prendre une, fit marche arrière, gara sa voiture et dit à ses filles : bon, on y va à pied !
Depuis que je l'ai croisé pour la première fois, ma copine n'a plus jamais eu de mots de sa part. (Je fais une tête de plus que lui. Comme tout le monde. Tout le monde fait une tete de plus que lui.)
Puis y'a Ayawa dont je vous ai déjà parlé. Qui vous hurle dessus quand il est à 8 centimètres de vous, qui vous demande -alors qu'il vous croise régulièrement depuis 4 ans- si vous habitez dans l'immeuble et qui, je m'en suis rendu compte très récemment, sent fort de la bouche.
Nous sommes tous le con de quelqu'un, c'est ça qu'est chouette.
Hier soir, mon PC, mon Personnal Computer, mon Poste de Commandement, ce Petit Con m'a traîtreusement lâché. Il a planté en plein exercice de style (emule + itunes + un jeu + google heart + firefox + 1 film) alors que je rédigeais le billet que tu es en train de lire. Depuis, quand je le redémarre, il reboot sans fin.
Voila de nouveau pour moi le moment d'être le con de service. (J'avais pas fait de sauvegarde...)
Je devais sortir ce soir, je vais annuler pour aller planter un tournevis dans le dos de ce fumier qui ne doit plus être sous garantie.
Tout cela n’a aucun lien avec Séville, ses environs et mes vacances, me direz vous. C’est vrai, ou presque. Pour la première fois, nous n’avons pas eu de personnages dignes de ce nom, mais plutôt des moments forts, que je vous décrirais par la suite.
Je vais donc continuer la description de mes vacances (je met un point d'honneur à vous éclabousser mon bonheur passé à la figure, rien ni personne ne m'arrêtera, certainement pas un pc de merde qui n'est même pas capable de gérer 3 tâches à la fois et je vais m'arrêter là avant que la douleur m'egare) probablement ce soir et continuer de trier quelques photos pour illustrer mes billets.
Si toutefois je suis dans l'incapacité de réparer moi même, ça attendra demain :(
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