Qui n'a pas rêvé d'avoir droit à une seconde vie ? Toi qui, comme moi, crois en la réincarnation, installe-toi. (Je n'ai aucune preuve vis à vis de la réincarnation. Cependant faut pas forcement attendre que les choses arrivent pour croire en elles....)
Seuls quelques rares initiés aux profondes réflexions spirituelles, aux méditations transcendantales et à la consommation de drogues douces pourraient parler par expérience de la vie après la vie. (Les cinéphiles aussi, ceux qui ont vu "L'expérience interdite", du moins.)
Elle pourrait commencer par le détachement spirituel vis à vis de l'enveloppe corporelle, le voyage de l'âme par delà notre cercle d'intimité, l'abandon de notre "moi" profond au temps et à l'espace, en dehors de toute considération physique.
(Penser à replacer cette phrase dans une soirée.)
Mais je ne suis pas de ceux là. Non pas que le sujet ne m'intéresse pas, bien au contraire, mais qui suis je pour en parler ? A quel crédit puis-je prétendre pour prendre position ouvertement et prêcher la bonne parole auprès des faibles d'esprit qui croient qu'après la mort, pouf, y'a plus rien, sous l'obscur prétexte que le cœur ne bat plus et que le cerveau n'est plus irrigué, comme si l'âme avait besoin d'une quelconque mécanique pour fonctionner !
Alors oui, prouver scientifiquement que l'âme existe, c'est coton. Mais un peu de spiritualité dans un monde de logique, ça fait pas de mal. Puis l'âme est le propre de l'homme. Âme, conscience, esprit, alcoolisme, autant de moyens pour l'homme de planer au dessus de ses petits tracas quotidiens. Ne boudons pas ces petits plaisirs tous simples, même si la science n'explique toujours pas tout. (C'est presque à se demander à quoi servent nos impôts, depuis le temps qu'on en paie ! Comment ça y'a pas de rapport ? He ben si, madame ! Je suis Français et j'ai le droit, même à tort et à travers, de critiquer les impôts, les choux de Bruxelles et la terre entière si je veux.)
On parlait de quoi, déjà ? Ha oui ! En substance, y'a t'il une vie après la mort ? (Comment je suis arrivé à parler des impôts, moi ?)
Bref. La réincarnation. La nouvelle vie commence par la mort. Pour que notre âme (notre esprit, notre conscience, bref, tout le package complet) rejoigne notre nouvelle enveloppe terrestre faut bien qu'elle quitte l'ancienne. Tu as vu le film "
Mais bon, si il faut mourir pour en avoir la preuve, je peux attendre un peu. Je ne suis ni désespéré, ni impatient. C'est vrai, je suis curieux mais pas à ce point.
Alors en attendant, nous avons tous une opportunité d'avoir une seconde vie grâce à "Second Life." Nul besoin de mourir pour vivre un truc en dehors de son corps. C'est le principe par excellence de la virtualité. Une vie virtuelle, avec un but (à définir), des rencontres, une chance de devenir ce qu'on rêve d'être en vrai mais dans la virtualité, nuance.
Je me suis inscrit sur Second Life il y a une semaine. Je m'y suis connecté 2 fois depuis, sans aucun autre but que de voir à quoi ça ressemblait. Et je m'y suis vite fait chier. Moi qui suis curieux de nature, j'avais du manquer d'inspiration. Mon imagination fertile m'a fait défaut. Presque pitié, avec le recul. Je ne doute pas de la vaste surface à explorer dans cette virtualité là, des options qui s'offrent à nous. Toujours est il, donc, que Second Life et moi, nous ne sommes plus revus. J'y retournerai un jour où je me fais chier, pour voir si dans la virtualité, on se fait chier pareil, un peu plus ou un peu moins....
Ma Second Life à moi, c'est mon Blog. Mes rencontres, c'est toi, tous autant que tu est, à venir par centaines, dizaines, unité. A interagir avec moi par commentaires interposés. Bon, pour le moment, tu n'es pas nombreux à participer mais l'essentiel, c'est que tu viennes, que tu reviennes. Que tu parles de moi, aussi. Que tu ramènes du monde, que ce monde là aussi, finisse par aimer mon Blog, et à travers lui, moi. Parce que mon égo, lui aussi à besoin d'amour O-o
J'aime bien ma Second Life. Dans celle là, je peut donc être polygame sans arrière pensée, je n'ai peur d'aucun défi (le premier consistait à parler de moi qui suis pudique, sur internet), je ne me fixe aucune limite, dans cette vie là, tout est possible. Dans la vraie vie aussi, tout est possible. Qui ne tente rien n'a rien, ça marche aussi bien de ton coté de l'écran que du mien.
Cette virtualité là me plait bien. Je suis Jim Carrey aka Ghost Dog, J'ose exprimer ce que j'ai au fond de moi de la façon que je préfère, rassuré par la distance imposée entre toi et moi via nos écrans interposés. Exposé sur la place publique mais intouchable, accessible mais inaccessible, en gros.
Si je devais avoir une vraie seconde vie (enfin une autre, celle que je vis actuellement n'étant donc pas nécessairement la première...) l'écriture et le cinéma seraient au centre de ça. Pas forcement le coté paillettes, people, soirées en boite, cadeaux, drogues et putes. (Quoi que, au moins une fois, comme ça, juste pour voir O-o)
Ecriture et cinéma, pour ce que ça véhicule, pour donner quelque chose de moi aux autres. Du plaisir, des rires, un minimum d'émotions. Juste un sourire, même. Je signe tout de suite. Ce Blog, c'est aussi ça. Je me réalise un peu, comme je le veux, à travers lui.
Comme je le disais dans mon 1er post : "J'ai la chance de travailler mais je ne fais pas encore complètement ce que je veux de ma vie. J'ai confiance, ça viendra."
Ce Blog est -allez, soyons fous- un moyen comme un autre d'y parvenir.
Ma Second Life, j'ai confiance, elle viendra.
lundi 30 avril 2007
Second Life
dimanche 29 avril 2007
Spiderman 3 (ou "Avons nous tous un coté obscur ?")
La réponse est oui.
Bonsoir à tous, @ demain.
Quoi, c'est un peu rapide ? Bon, on va développer alors....
Pourquoi Spiderman 3 est il autant attendu ? (Par les fans du genre ?) Il y a plusieurs raisons à ça.
- D'abord, ce nouvel opus profite du passif, du très bon travail fait par Sam Raimi (le réalisateur) sur les 2 films précédents. Il a crée un manque et fidélisé son public.
- Parce que les protagonistes mis en image dans le 3 sont très populaires chez les fans, surtout Venom et l'Homme Sable. La production a su renouveler l'effet d'attente sur la franchise.
- Parce que enfin, il est question à travers Venom du coté obscur de Peter Parker, l'homme sous le masque de l'Araignée. Et ça, le coté obscur, on a beau dire et beau faire, ça nous fascine.
C'est vrai, je lisais beaucoup. Pif Gadget, Mickey Parade, Tintin, Lucky Luck, les Schtroumpfs.... Je vais pas tous te les citer, je voudrais pas paraitre prétentieux. Mais je lisais beaucoup.
Dans le domaine du cinéma, même sans être pourvu de superpouvoirs ou de Bat-mobile, il existe des héros à la personnalité perturbée. Prenons "Taxi Driver", Travis Bickle (De Niro) par exemple. Il se cherche, ne sachant pas vraiment qui il est, et pourquoi. Héros de la belle ou de la putain, guidé par une farouche détermination à "exister", d'une manière ou d'une autre, même à travers une "mission suicide". Il y parviendra, au risque de se perdre en court de route. Mais au final, à travers de nobles sentiments, c'est tout de même son coté obscur qui s'est exprimé.
Batman est un héros torturé. Dark Knight œuvrant la nuit, reclus en permanence dans un passé douloureux, justicier aux méthodes musclées pour ne pas dire violentes. Alors que son alter égo Bruce Wayne est un séducteur millionnaire, homme d'affaire intègre et volontiers "people".
Ce garçon est à ce point torturé que probablement le bien et le mal sont des notions parfois un peu floues dans son esprit. Pour preuve, alors que tous les grands Héros portent des habits de lumière, lui est recouvert de noir, de gris, des couleurs de la nuit. Et à l'inverse, son ennemi le plus charismatique, le Joker, porte des tenues très voyantes, très colorées. Le jour et à la nuit, mais comme dans un miroir inversé. Et c'est sur ce coté obscur que le succès de Batman repose. Parce que ce coté sombre qui sommeille en nous, c'est fascinant. A quel point peut il nous influencer ?
Bon, maintenant, c'est certain : les Etats Unis n'ont pas le monopole des héros, même pas des torturés. Faut pas croire que la bravoure, même viciée, s'arrête à leurs frontières.
Par exemple, au Mexique aussi ils doivent avoir des sombres héros...
(Moi, ça me fait rire.)
Spiderman est donc lui aussi un héros torturé, tout comme moi. (Si, je suis un héros torturé, moi aussi.) Je suis le héros de mon Blog, c'est pas rien. Je dois faire face aux petits tracas de la vie et réussir à maintenir coute que coute une certaine qualité rédactionnelle qui fait que, depuis le 9 avril de cette année, je viens de passer la barre des 300 visites.
Je sauve la vie de mes chats tous les matins. Ils meurent de faim après une très longue et pénible nuit de sommeil et sans mon intervention, leur petit estomac affamé leur provoquerait des souffrances insoutenables.
Pourtant, quand parfois ils s'amusent à "faire la bagarre" sur mon torse à 4 heures du matin, ça me démange de les laisser crever de faim, pour l'exemple. Parce que je suis comme ça moi, quand on me fait chier, pas de croquettes.
Mais bon, je lutte. Je suis torturé par la vision de leurs petits yeux m'implorant ET par le souvenir de leurs frasques nocturnes. Pas facile d'être un héros.
Et le président Iranien, lui aussi, il doit être torturé. C'est vrai, ça doit être tentant, tout ce pouvoir nucléaire à portée de main. Devenir le Héros de tout un peuple. C'est pas tout le monde qui a les moyens de se faire un "Iranshima" rien qu'a soi.
Les mecs qui auraient les couilles de l'en empêcher, eux, ils seraient des héros. Mais bon, faut avoir des couilles. Et les hommes de pouvoir ne sont pas forcement ceux qui ont les slips les mieux garnis.
Enfin bref, je m'égare. Puis je sais, c'est toujours plus facile à dire qu'a faire. N'empêche, 2 p'tites boules avec du poil autour, ça doit pas être bien compliqué à trouver...
Spiderman 3 sort le 2 Mai. En attendant qu'on sauve le monde pour de vrai, j'irais voir ça sur grand écran ;-)
samedi 28 avril 2007
Septième art, films cultes et autres navets
Autant j'aime le cinéma, autant des fois, faut pas déconner.
Comment on peut appeler certaines merdes "des films" ? Ou alors on dit "des films de merde" et là, ça va.
Les derniers films que j'ai vu ou revu, c'est "Ensemble c'est tout", "Un homme d'exception", et "Prête-moi ta main". Tous dans des registres différents, mais tous de bons films.
Mais là, je viens d'en voir un... Et je suis allé voir sur "nanarland.com", même eux ils en parlent.
Dragon Ball, le film.
Récupéré un peu par hasard, il fait parti de ces films au fort potentiel hypnotique. Si, dès les premières secondes de visionnage, on a pas le reflexe de décrocher, c'est mort, on regarde tout.
Comme disait Bigard, la connerie est hypnotique. On regarde jusqu'au bout... Faut qu'on sache !
Peut-on appeler ça un film ? Techniquement parlant, oui. Sauf que sur ce film (p'tain, c'est pas facile) la technique n'est pas à la hauteur. Point de vue effets spéciaux, déjà. Parce que le générique du début... que dire ? C'est le tout premier gros choc visuel. Un effet spécial façon dessin animé des années 70, un peu moche. Carrément très court, mais à la limite tant mieux. On se dit naïvement que, vu le générique, tout le budget à du passer dans le film proprement dit. Décors, figurants, costumes, acteurs, combats...
Quand on vu le film, on se dit :
- "qu'est ce que c'est que cette merde" ?
- que finalement, tout le budget à du passer dans les décors (honnêtes) et les figurants. (Nombreux mais optimisés, de tout le film on ne les voit que sur un seul plateau.) Pour les costumes, les acteurs et les combats, faudra repasser.
- "qu'est ce que c'est que cette merde" ? (Si, je me le suis répété 2 fois)
L'histoire (mouahahaha -pardon-) commence quelque part en Asie, selon nos critères à nous, humains. Une grande fête dans un village, un nouveau chef est nommé et tout le monde applaudit. Au bout de 1 minute 18 secondes, c'est le drame : l'ennemi attaque. Tout le monde à l'air d'avoir très peur, sauf nous bien entendu. Des engins volants non identifiés surgissent sur l'écran. Autant le dire tout de suite, c'est super mal foutu. Dans la lignée du générique. On dirait presque que les engins sont dessinés à même la pellicule.
Les gens courent dans tous les sens, se bousculent, crient, c'est un peu comme le Tour des Flandres (cf billet "Sur la route...") avec des explosions en plus. (Puis coté explosions, ils ont mis le paquet. Ils ont même du mettre tout le pognon dedans, c'est le seul truc qui soit bien foutu dans ce film)
Puis comme dans tous les grands films de guerre, quand l'aviation a fait le ménage, les forces (extra)terrestres déboulent. Un bataillon de mecs armés à la tête duquel se pavanent 2 loustics que nous auront la chance -hum- de revoir tout au long du film. On dirait un couple de "Terminator", le mâle et sa femelle, habillés comme dans "Mad Max". Ou mieux, comme dans "Street fighters", en fait. (Une perle aussi, celui là.)
Alors que les villageois se font trucider dans le village, les chefs religieux prient en silence devant un bouda en bronze qui doit être le protecteur du coin.
Dehors, c'est toujours une boucherie. Comme les prières ne donnent pas grand chose, y'a un des chefs religieux qui se redresse et qui prie à voix haute : "Que
Enchainement de séquences sur les villageois qui se font trucider (plus que jamais) et sur les braves chefs qui redoublent de prières parce que dehors, ça gueule ! Ils se doutent qu'il doit se passer du barouf et que les gens ont besoins d'eux.
Comme l'invocation de
Encore des prières, mais dans une autre langue. On sait jamais....
Ben tu me crois, tu me crois pas, à partir de là, plus un seul coup de feu ! Faut dire qu'il s'est passé 3 (longues) minutes depuis le début de l'attaque et que là, tout le village (ce qu'il en reste) est aux mains des envahisseurs.
Et là, le chef des méchants arrive. (Dans le temple, les chefs prient toujours, comme si ça pouvait encore servir à quelque chose maintenant que tout le monde est mort.) Il quitte son engin spatial par un système de téléportation (c'était mieux foutu dans Star Trek y'a 30 ans) et rejoint ses 2 lieutenants (Terminator et madame) et nous avons droit à... y'a pas de mots.
Un guignol avec des gants et un masque bleu, deux grandes cornes sur la tète, une cape noire plus grande que lui et un costume qui a du servir de brouillon pour le film "Iznogoud".
Il débarque dans le temple et met un terme (enfin) à la prière des planqués. Le nom de ce personnage haut en couleur et bas en charisme : Le Roi Cornu. Rapport aux cornes, surement...
Le dialogue qui suit entre les protagonistes, c'est "Actor Studio". Un jeu tout en finesse, avec beaucoup d'élégance et une gestuelle à la limite du "surjoué". Le méchant est venu chercher une boule de cristal. Il en existe 7 qui, une fois réunies, permettent d'invoquer un dragon sacré qui peut exaucer un vœu. (Lui, pour faire preuve d'originalité, il veut devenir le maitre du monde.)
Il tue tout le monde avec un éclair bleu issu de sa main (comme l'Empereur, dans Star Wars... Mais on va pas crier au plagiat, vu la qualité de cette bouse, ça craint rien.) et vole la boule.
Avec celle là, ça lui en fait deux. (Il en avait déjà une sur lui.)
On arrive donc chez le héros du film : Songoku. Il vit comme un reclus, dans la foret avec son grand père. Eux aussi, ils ont une boule.
C'est le moment de parler du casting.
Le grand père, il est coiffé avec une toque sur la tête, des lunettes à la "Jean Roucas" et le bas du visage de Le Pen. La vérité, il fait de la peine.
Songoku, ceux qui connaissent le dessin animé ou le manga, situent bien la coupe de cheveux. Des grandes mèches dans les coins, une sacrée tignasse. Pour le coup, c'est le coiffeur de la production qui a du s'arracher les siens. Le résultat est raté. Ils lui ont fait l'option "toque", lui aussi. Un visage comme celui de Michael Jackson dans "Billie Jean" et des grands yeux de filles. Très viril.
Ils portent le même pyjama et jouent aussi bien l'un que l'autre. Mal, en fait.
Le bâton magique, appelé ainsi dans le dessin animé, est devenue une baguette magique (?) et les effets sonores qui l'accompagnent sont ridicules. Un peu comme ceux de "Ma sorcière bien aimée", la série.
Petite démonstration d'arts martiaux (arf) entre nos deux amis, avec tout un système de câbles pour voler avec la grâce d'une brique d'un arbre à l'autre. Les mimiques des acteurs sont grotesques, comme leur scène en fait. Les effets comiques sont ratés, mais vraiment ratés. Au delà de toute expression.
Le héros va chercher du poisson pour déjeuner et jette son dévolue sur un crocodile. (En carton.) Détail qui tue : le crocodile parle. Je ne résiste pas au plaisir de partager avec toi sa grande réplique : "Ho, voila mon déjeuner qui arrive!" Qui se souvient des "Dents de la mer", le 1er ? Coté réalisme du bestiau, pareil.
Je vais faire rapide sur le 1er personnage féminin du film, Citoé (Bulma) habillée en cowboy en pleine jungle asiatique avec juste la cuisse gauche à l'air pour le coté "sexy" et sa rencontre avec Songoku... C'est la première fois qu'il rencontre une fille, dis donc ! A son âge ! (16 ans, à vue de nez)
Je ne doute pas qu'il trouvera désormais une réelle utilité à sa petite baguette magique.
Et devine quoi ? Elle aussi, elle possède une boule.
La galerie de personnages qui suit est indigne de tout film qui se respecte. (Oui, malheureusement, y'en a d'autres.)
Le premier (je laisse le soin aux amateurs de deviner qui c'est) est un magicien (pas comme Copperfield, Majax ou Garcimore) qui peut changer d'apparence grâce à une chorégraphie travaillée. (Il se frappe le torse, se met des claques et zou, c'est plus lui.) Sa toute première apparence/apparition, est à graver d'une pierre blanche dans les annales du cinéma parlant. Autant pour son costume, que son jeu d'acteur et les dialogues. Du très très lourd. Imagine un homme bedonnant déguisé en cochon tout noir avec un râteau à la main et une culotte jaune du plus bel effet. Je passe sur le combat, la musique et les effets sonores, au risque de me répéter... Précision importante, lui aussi possède une boule...
(Autant, y'a des acteurs, ils jouent dans des films, autant y'en a, ils compromettent leur carrière.)
Le second, c'est "Yamsha", appelé Westwood dans le film. Habillé lui aussi en cowboy, façon Clint Eastwood (j'ose pas croire qu'il y ai un rapport), cigarillo au coin de la bouche et lunettes de soleil (mais fashion quand même), il est très viril, lui aussi. Surtout du visage, un peu comme Amélie Poulain. Lui aussi a une boule en sa possession, bien entendu. Sous son poncho, il est habillé comme le mec à Barbie, la poupée "Ken, prince du désert". Tout en blanc, avec une cape en or.
Le mec des costumes est soit avant-gardiste, soit un grand malade. (On peut pas tout coller sur le dos de la drogue, non plus.)
Sa grande réplique ? "Je suis le plus méchant de tous, alors passez moi votre fric si vous tenez à la vie".
Rendons hommage au cameraman qui parvient à ne pas mourir de rire en filmant et qui conserve un cadre parfaitement fixe.
3e et dernier personnage : "Tortue géniale". Dans le film, c'est "Homme Tortue". (A ce moment là du billet, j'ai conscience que pour les non-initiés, c'est quelque peu déroutant, tout ça... Pas autant que pour moi, d'avoir regardé ça du début à la fin)
Alors lui, c'est vraiment le meilleur pour la fin. Si le costume est le mieux réussi de tous, la qualité de son jeu est unique !
Sa démarche ? Un mec avec des hémorroïdes ET un balai dans le cul.
Sa première scène ? Elle ruine tous les effets du costume. Il appelle un nuage magique (oui, je sais) en criant "Cumulo-force" (?) et se lance dans une chorégraphie indigne des ballets les plus approximatifs dans les écoles primaires de nos campagnes. Chacune de ses mimiques est appuyée à l'extrême, comme dans les films muets des années 50 mais avec de la cocaïne en plus. (Oui, parce que réflexion faite, un truc pareil à jeun, c'est pas humain. Même malade des nerfs, c'est pas possible...)
Le personnage est un obsédé sexuel qui s'assume (arf) et vu la sobriété de son jeu, je te laisse imaginer le grand moment de cinéma qui va avoir lieu de part sa rencontre avec Bulma-Citoé.
"Dragon ball" est il un film de boules ? Toujours est-il que Tortue-chose en a une aussi.
On fait les comptes ? Il faut 7 boules.
Le monstre bleu du début en a 2.
La bande à Songoku, 5.
2 et 5 = 7. (Si si.)
Le compte est bon, on peut enfin arriver à la fin de ce truc.
Les gentils partent à l'attaque des méchants. Dis comme ça, ça fait con. Mais en fait c'est con, c'est pour ça.
A la fin, les gentils gagnent. Comment ? On s'en fout. Puis ne tente surtout pas de me faire croire que ça t'intéresse !!!!!
Les photos valent le détour, tu peux en voir ici:
http://www.nanarland.com/Chroniques/Main.php?id_film=dragonball
Je rends hommage à nanarland qui fait un travail de documentation et de recherche énorme sur tous ces navets ! Pour ma part, je vais aller me faire un cinoche ce soir, regarder un vrai film pour bien me nettoyer tout ça ! On sait jamais, je voudrais pas y prendre gout....
'Me demande si c'est pas trop tard, quand même O-o
vendredi 27 avril 2007
Sega, Sony ou Nintendo ?
Sucré ou salé ? Soir ou matin ? Slip ou caleçon ? Royal ou Sarko ? Om ou PSG ? Tout est question de choix, dans la vie...
Ce soir par exemple, le héros est fatigué. Il a envie d'écrire ET d'aller se coucher. Et alors que le héros regarde son lit avec envie, le clavier lui fait les yeux doux.
L'écriture ou le sommeil ? Quelles sirènes auront le plus de charme, les meilleurs arguments à offrir à mes oreilles attentives ? Morphée ou Balzac ? Ted Lapidus ou Arlequin, champion de l'amûr ? Vais-je choisir l'excitation spirituelle de mon écran ou l'exaltation relaxante de mes draps bleus ?
Si tu es attentif, tu remarqueras que pour le moment, le clavier mène 1-0 devant l'oreiller.
Mais l'oreiller n'est pas en reste. Les draps débordent sur l'aile gauche et centrent en retrait pour la couette qui reprend de volée en direction du radio réveil et... et mon dieu, il est tard !!! Ou très tôt, c'est selon... Bref, c'est pas une heure pour écrire, surtout quand on taf le lendemain.
Egalisation "en force" de l'oreiller, donc.
Ce soir, je me suis fait une soirée console "mono-personnelle". Avec apéro intimiste à volonté. (Dans la limite des stocks disponibles.) Je ne pouvais pas être partout, il a fallu que je fasse des choix :
- Console de jeu à la place du Blog. (Wii, pour la petite histoire.)
- Rhum, plutôt que whisky. (Et jus d'orange frais parce que quand même, le rhum ça chauffe.)
- Riz blanc en lieu et place des Choux de Bruxelles. (Décidément, cette ville n'a vraiment rien pour elle.)
Ce soir, j'étais fatigué et j'avais envie de me détendre. Ce soir, j'ai pensé très fort à mes vieux potes Jean. Jean Peuplus et Jean Aymarre. J'ai trinqué à leur santé...
Ce soir, finalement, je vais aller me coucher. 2-1 pour le matelas. Le match retour va être musclé…
mercredi 25 avril 2007
Sylvain, si tu me regardes...
Bon, on aura bien compris que j'aime les jeunes. Surtout leur look.
Enfin, quand je dis LEUR look... La tendance, quoi. (Attention, je vais commencer a être désagréable.)
Oui, parce que bon, ça va 5 minutes les clowneries. Si encore les jeunes suivaient leurs propres instincts créatifs, leur propre sens artistique, si chaque jeune de cité écoutait la femme qui est en lui (ça marche aussi pour les filles des cités), peut être qu'il y aurait plus de bon gout dans leurs tenues vestimentaires. Et encore, pour la femme qui est en nous, ça dépend des femmes. (N'oublions pas que certaines sont vulgaires et portent le string avec autant de classe qu'un combiné pantoufles-robe de chambre-bigoudis.)
Les jeunes ne se fabriquent pas leur look. Ils suivent les tendances, comme des moutons. Ils font marcher le commerce. Sans rire. Ceux qui décident que tels et tels accessoires seront à la mode dans les 6 mois savent que leurs cibles, sensibles à leur image et aux regards des autres, sont prêts à tout pour être "à la mode". Pour eux, rien n'est trop beau et rien n'est trop cher. Surtout avec le commerce équitable. Economie parallèle des cités et autres fonds de placements (parents et grands parents) alimentent le marché des Flashions Victimes. Un jean avec la taille coupée à mi-cul affiché à 100 euros, c'est pas la mort. Surtout que le ridicule ne tue pas.
Dans mon entourage, je fréquente des jeunes. Au boulot, surtout.
Pire, dans ma propre équipe. (Oui, ils sont partout.)
L'un d'eux, crête-fixation-béton, jean taille basse, grosse ceinture et t-shirts bariolés se prénomme donc Sylvain. Et bien que je n'adhère que très moyennement à ses codes vestimentaires, je dois reconnaitre que je lui porte une véritable sympathie.
Il a une bonne bouille, il est super agréable à vivre et qui plus est, il fait tout ce que je lui demande. (Je suis son chef direct, ça aide.)
Le bougre, malgré toutes ses qualités, est perfectible. La ponctualité est une notion qui lui est de plus en plus familière mais pas encore complètement maitrisée. Sa capacité à me surprendre chaque jour force mon... non, pas admiration... mon agacement, c'est ça. Parce qu'il est capable du meilleur (j’attends encore qu'il me le prouve, mais je sais que ça viendra) comme du pire. (Là, par contre j'ai plein d'exemples O-o)
Non, je déconne. (Bref.)
Je me suis rendu compte, après lui avoir fait suivre le lien de ce blog, que je me moquais du look des jeunes (sans méchanceté mais avec beaucoup d'ironie quand même) alors que lui même répondait aux critères sus-moqués. (J'ai bon ?)
Mon petit Sylvain, sache que mes commentaires ne t'étaient nullement destinés. Du haut de l'affection que je te porte -c'est pas pour autant que je validerais tes RTT- je ne perds pas de vue que l'habit ne fait pas le moine. (Y'a que toi qui peut la comprendre, celle là.)
Des "Sylvain", j'en ai connu très peu, finalement.
Un, quand j'étais en 5e, ou en 6e, je ne sais plus. (Tout ça est tellement loin...) Et j'avoue qu'il n'a pas laissé dans mes souvenirs la moindre anecdote.
Le second, je l'ai connu par procuration. Via ma copine. Le Sylvain en question était... Non, c'est pas Fair-play de ma part, les absents ont toujours tort. Moi même, du coté de ma belge d'ex-belle-mère, je dois passer pour un connard absolu.
Peut importe, elle aussi, elle en prend pour son grade ^^ (Pardon, je m'égare.)
Sylvain, donc. L'ex-petit copain. Si je te parle de lui, c'est pour mettre en avant une théorie toute simple : "la constante des prénoms."
Le mien, au taf, est un filou fini.
L'autre, l'ex-petit copain, a fini par filer. (Contraint et forcé. Note de la petite amie de l'auteur.)
Les deux individus possèdent un sens de l'humour tout à fait particulier. Si le mien travaille ses effets comiques en composant énormément avec toute la complexité de sa personne (ça veut rien dire mais ça sonne bien), l'autre n'était pas en reste. Dans un style complètement indéfinissable, il avait offert à ma copine… un pistolet à air comprimé.
Un grand romantique, le garçon.
Bon, je lève le voile tout de suite, c'était même pas une "private joke". Cette démarche est, à ce jour, encore inexpliquée.
Moi, je m'en sers un peu à l'occasion. Quand mes chats décident de jouer "à se battre" sur mon lit vers 03 heures du matin, je tire sans sommations. Avec un peu d'entrainement, maintenant je fais mouche presque à chaque fois.
Pour en revenir à la constante des prénoms, les points communs s'arrêtent là entre nos 2 "Sylvain" :
L'un est grand, l'autre est petit. (C'est le mien qui est petit.)
L'un est maigre, l'autre aussi.
L'un a les cheveux longs et l'autre, les cheveux courts. (Le mien. Avec une légère crête au milieu, donc)
L'un à toute mon estime et (malgré tout) ma confiance, et l'autre je l'emmerde.
Je vous le dis, rien à voir.
Sylvain, si tu me regardes, et que tu sois l'un ou l'autre, ou les deux, ou un autre, je te dédie cette page !
mardi 24 avril 2007
Sang neuf et idées noires
Bon, autant j'ai pas la prétention d'être un analyste politique éclairé (ou digne d'intérêt), autant je suis pas boubourse. (Nm. Bouboursse. Con, demeuré, abruti, idiot du village. "-Tu as voté, dimanche ? -Ben oui, chuis pas boubourse !")
Dans les médias, on peut lire : "Sarkozy peut il perdre ?" ou "Ségolène Royal peut elle encore gagner ?" On nous présente, l'air de rien, Sarkozy comme le mec qui va gagner (sauf catastrophe) et Royal comme celle qui va perdre (sauf miracle). Nos avis sont, "inconsciemment", influencés par les médias. Ne soyons pas les décideurs passifs de nos intentions de vote et de nos intimes convictions ! Ne soyons pas manipulés !
Voila le topo ! Droite-Gauche au second tour, c'est un grand classique. Le centre en 3e position, magnifique. Là où le moral est en baisse, c'est du coté des extrêmes. Quand on fait de Le Pen le 4e homme de cette élection (même si effectivement il l'est), quand on fait de lui un candidat au titre, un postulant au second tour, ben on nous ment.
En revanche, quand on fait du facteur des pauvres, Besancenot, le grand vainqueur des "petits candidats", c'est vrai. Il a récolté les voix d'Arlette, c'est le sang neuf de l'extrême gauche. C'est le souffle de jeunesse qui fait coller la démarche "Laguiller" avec notre époque. Mais paradoxalement, le sang neuf de l'un alimente les idées noires de l'autre.
Nicolas et Ségolène seuls en tête, c'est tout le sang neuf de leurs partis respectifs qui s'exprime. Pour les vétérans communistes, il est temps de se rendre compte d'une chose :
Car aujourd'hui, les extrêmes comme le Fn, par exemple, ne sont que des courants d'humeur, les portes paroles de minorités que tout de même, nous ne devons pas ignorer. Au rang de celles là, il y a les écolos. Et loin de se mettre au vert, leurs représentants mouillent plus que jamais le maillot pour exister.
Le grand paradoxe de ces dernières années, c'est que dans la balance de l'humanité, plus que la sécurité ou le chômage, c'est la santé de notre planète qui est le plus gros dossier à traiter. Et si tout le monde est d'accord, manifestement en dehors des verts, de Nicolas Hulot et de tous ceux qui comme moi, ont visionné "Une vérité qui dérange" ou "La marche de l'Empereur" (j’ai même pleuré, na), toute la classe politique s'en branle.
Et d'une seule main, comme si c'était une petite bite de rien du tout.
Certes, nous connaissons tous (dans nos familles, amis, voisins ou camarades de jeu), des malades, des chômeurs, des communistes. Et si pour chacun d'entre eux, nous avons le cœur qui saigne face à leurs difficultés à vivre dignement, nous oublions trop facilement que nous sabotons au quotidien tout ce qui nous fait vivre tout court, tous autant que nous sommes.
Les richesses les plus précieuses de cette planète ne sont pas l'argent, le pétrole, les points SFR, mais l'eau et l'oxygène. Ces 2 là, que nous polluons et gâchons sans vergogne, sont nos seuls vraies richesses, notre seul vrai luxe. Nous sommes tous conscients que des millions d'hommes et de femmes, d'enfants, meurent de faim, de soif, de maladies (même bénignes pour nous autres occidentaux) parce qu'une grosse poignée d’entre nous parvient à faire de leur sort un biseness.
Les programmes de nos politiques sont populistes, rassembleurs, opportunistes, d'actualité mais certainement pas de fond. Comme disait mon futur beau père à table dimanche dernier (beau-papa, si tu me regardes) : aujourd'hui, on se fout complètement que des gens meurent de faim dans le monde. Et ben le pire, c'est que c'est vrai.
Les actualités People prennent plus de place dans nos kiosques à journaux que nos frères et sœurs du bout du monde. Que nous soyons nés en France (ou dans n'importe quel pays "riche") et en bonne santé ne nous donne pas le droit d'ignorer que nous aurions pu naitre ailleurs, dans un pays en guerre et sous-développé, issus du ventre d'une femme malade et mourante.
Racisme, violence, profits, exclusion, mensonges, tout ce qui nuit à l'homme doit être combattu. Nous sommes le pays des droits de l'Homme, de la liberté de l'individu, de l'égalité entre les citoyens, de la fraternité au delà des différences. C'est vrai, ce n'est pas le boulot de
Bon pour être franc, dimanche, j’ai pas voté. Si j’avais du aller glisser ma contribution de l’urne, j’aurais eu mon bulletin dans le peloton de tête, quand même. Mais, je me suis abstenu. Manque de confiance chronique.
Et dire que chaque fois
Que nous votions pour eux
Nous faisions taire en nous ce cri :
Ni dieux ni maitres
Dont ils rient aujourd’hui
Puisqu’ils se sont fait dieux
Et qu’une fois de plus
Nous nous sommes fait mettre…
Renaud Seychan.
lundi 23 avril 2007
Second tour à l’ancienne.
A ceci prêt que dans le temps, les deux finalistes, c’était des vieux. Et toujours des hommes. Toujours. Une constante de la 5e république. Avec la hausse des taxes et autres impôts, c’est p’tre la seule la seule chose qui soit restée constante, d’ailleurs.
Donc, la grande nouveauté du jour, c’est ça : 2 candidats de moins de 60 ans ET une femme dans le peloton de tête. Et si je n’ai pas vu la déclaration de Ségolène Royal, une chose est sûre : Sarko rit. Lors de son discours, il avait un sourire qui trahissait une grande joie, une grande fierté, probablement un certain soulagement. Une grande euphorie, quoi.
Enfin pour Ségo, ça sera pas facile, quoi. Pas impossible, mais vraiment pas facile. Si, en fait. Autant le dire tout de suite : ça pue.
Je le relance, je me re-précipite sur mon mail et zou, rebelote : plus de son, plus d’image.
samedi 21 avril 2007
Silence radio...
Ce weekend, c'est repos. L'auteur (moi) va faire relache car il est tendu. (Comme un string, oui, si tu veux.) Fin de semaine, serie noir, trahison, ces 2 derniers jours furent trop riches en événements pour être comptés ici en quelques lignes. Non, ce soir, c'est detente. Fermeture annuelle. Liquidation avant inventaire. Grève. Nada. Peau de zobi. (J'ai un doute sur l'autograffe de zobi.)
Au fait ce soir, c'est soirée "Sex and the City" sur la 6. Tu l'as vu ? Moi aussi. D'ailleurs j'y retourne.
Bonne soirée à toi qui est venu me lire expres et si tu sors ce soir, n'oublie pas : Dieu est amour, avec du latex autour.
jeudi 19 avril 2007
Strings apparents et autres codes vestimentaires.
Montre-moi ce que tu portes, je te dirais qui tu es. Il parait que l'habit ne fait pas le moine, mais il y contribue. Nous sommes dans un monde d'image, dans une société où les codes vestimentaires, plus que jamais, ont une réelle signification.
Y’a pas encore bien longtemps, les strings s’affichaient sournoisement entre les t-shirts "ventre-à-l'air" et les jeans tailles basses. De couleurs volontairement vives, ils ne pouvaient échapper à nos regards curieux, vicieux, égarés, innocents. (Rayer la mention inutile.)
Et la, il faut bien constater que le port du string "apparent" n’a pas forcement le même rendu selon la fille qui le porte. (Ou l’exhibe, c’est selon.) Parce que bon, c’est comme tout, même chez les mecs : y’a les chippendales et les mecs normaux, les gros et les tous secs. Chez les filles, c’est exactement la même chose, y’a des grosses et des maigres, des bombes anatomiques et des filles normales.
Et malheureusement, quand on voit un string qui dépasse, c’est pas forcement celui qui est le mieux porté. Toutes les femmes n’ont pas la même harmonie romanesque...
Qu’est ce qu’un string ? Parce qu’en toute objectivité, on ne peut pas appeler ça une culotte. Même pas une petite culotte. A la limite, un échantillon. C’est une promesse, une invitation au voyage. Une flèche en néon plantée dans la raie des fesses et qui hurle à la face du monde : "hé, c’est là que ça se passe !"
Un string. C'est tour à tour charmant, provocateur, carrément indécent, semblant nous dire : "vas-y saute moi dessus !". Ou alors c'est discret, timide, genre : "je sais que tu le sais mais que ça reste entre nous !". C'est féminin au possible, quoi qu'on en dise. Mais est-ce que c'est systématiquement joli pour autant ? Ben non, même pas.
Parce que je ne sais pas si tu t'en souviens, mais y'a encore quelques mois, on en voyait partout, à toutes les sauces, de toutes les tailles. Et y'en a même, on se demandait ce qu'ils foutaient là tellement ils étaient mal portés. Et mal porté, ça fait vite vulgaire.
Soyons honnêtes. Des femmes vulgaires, y'en a. (Des hommes aussi mais là, on parle des filles.)
Moi qui vous parle, j'en ai croisé une cette semaine.
60 ans, les cheveux couleur jaune poussin, Le visage rose, les lèvres rouges, du bleu sur au moins
J'en ai connu une, personnellement. Dans un genre différent mais tout aussi vulgaire. 40 et quelques années, des couettes, un look mixé de Britney Spears dans sa période allumeuse et d'Alizée, époque petite robe très courte. Bronzée (naturellement, selon elle) toute l'année comme... tu vois un chocolat chaud ? Même teinte. Elle doit se ruiner en séances d'UV, mais la séduction au naturel, ça n'a pas de prix.
Thon ascendant morue, elle était discrète et raffinée comme une poissonnière de Ménilmontant. Adepte de la promotion canapé, quand elle ressortait d'un entretien c'était avec le poil tout collé et en boitant de l'arrière, comme disait Bigard. Elle a fait toute sa carrière à la force du poignet, quoi.
Mais elle, en fait, c'est un mauvais exemple. Elle ne portait pas de string. Enfin je crois. Je ne suis même pas sûr qu'elle portait de culotte à l’époque. C'est toujours ça de plus en moins à enlever en cas d'urgence, tu me diras....
Non, des femmes vulgaires en string, y'en a eu plein. C'est justement parce qu'elles étaient trop nombreuses et gaulées de manières inégales que c'est devenu vulgaire. Au début, le string, c'était juste élégant et coquin. Réservé à une "élite" !
Faut dire qu'un string, ça se porte pas avec un survet et des Nike. A leur décharge, ça venait d'une volonté de se féminiser un peu. Les vêtements amples, le look rappeur, tout ça, c'était pour ne pas se faire emmerder par les mecs.
Quels salauds, les mecs.
Donc, à un moment, les filles en ont eu marre de ressembler à rien. Ce qu'il y a de bien avec les filles, c'est qu'elles comprennent vite. La mode est passée de mode et c'est tant mieux.
Maintenant, elles semblent être toutes sorties du même moule, avec des coupes de cheveux stylisées, longs et lissés, puis des lunettes à
C'est là où nos codes vestimentaires à nous autres, garçons, ils prennent une claque dans la gueule. Parce que non content d'être ridicules, ils ne se renouvellent pas, pas assez vite en tous cas. Ou alors beaucoup trop vite, ça dépend. Djibril Cissé le footballeur, coté look, faut suivre. A le voir habillé des fois, je me demande si même pour lui, son look va pas trop vite tellement c’est la fête du slip.
Le jeune de base observe des codes très stricts. La casquette visée sur le coté est devenue une petite crête bourrée de gel (fixation béton). Plus ou moins réussie selon le potentiel artistique du jeune.
Tout ça, c'est une question d'âge, je sais. Passé 30 ans, (selon nos rangs sociaux respectifs) les femmes passent aux vêtements élégants, au maquillage discret et aux coupes de cheveux moins conceptuelles. Les hommes passent à la chemise, à la cravate et aux petites chaussures vernies.
Non, le temps nous donnera raison !
mercredi 18 avril 2007
Sans inspiration, un homme n'est rien.
Soyons lucides. Sans inspiration, pas d'élan. Pas d'élan, pas d'idées. Pas d'idées.... pas d'idées.
Sans inspiration, l'homme d'esprit est à bout de souffle.
Sans inspiration, Shakespeare.
(Hum.)
L'inspiration est à la spiritualité ce que l'encre est au stylo, ce que le tire bouchon est à la bouteille. Indispensable pour en tirer la quintessence.
C'est comme pour un Blog, finalement. Sans inspiration, un Blog n'est rien. Depuis que j'ai décidé d'avoir le mien, j'en consulte quelques uns au hasard de mon surf quotidien. Il en existe de toutes sortes. Certains uniquement consacrés à la mise en ligne de photos, d'autres aux textes bruts.
Un Blog, c'est comme un être humain. Y'en a des jeunes, des vieux, des beaux, des moches. Certains valent la peine qu'on s'y attarde, on se dépêche d'oublier certains autres. On tombe amoureux ou on déteste. Puis comme les êtres humains, le Blog à besoin des autres pour vivre. Pour avoir une raison d'être, pour justifier les efforts qui lui sont consacrés, il doit être lu, vu, vanté.
Le mien, aussi modeste soit il, n'échappe pas à la règle et c'est justement pour ça que je dois prendre des mesures. (Un jeu de mot s'est caché dans cette phrase.)
L'inspiration étant la base de tout, quand elle a lieu, j'expire ici tout ce qui en résulte. Alors, que ce que tu lis soit bon ou mauvais, ça dépend de l'air inspiré. Et si parfois j'ai l'air inspiré, j'aspire avant tout à te le faire croire puisque mon seul but est de te faire revenir ici sans en avoir l'air.
...
Bref.
Un homme inspiré, c'était Raymond Devos. Quelle imagination ! Et quelle connaissance des mots. Quelle maitrise et quel humour dans leur manipulation. Ce qui me plaisait énormément chez lui, c'était cette faculté d'avoir fait rire toute se vie sans jamais avoir été ni méchant, ni corrosif, ni vulgaire.
Je n'ai rien contre un peu de vulgarité, quand elle est utilisée à bon escient. En décalage. En rupture. Mais Raymond Devos n'en a jamais joué, son registre était celui de l'homme orchestre et si, de certains humoristes de maintenant on dit avec facilité qu'ils sont les nouveaux Coluche, de personne, jamais, on ne dira qu'il est le nouveau Raymond Devos.
Non pas que la comparaison ne soit pas élogieuse, mais n'est pas un maitre des mots qui veut. Et faire rire comme il le faisait est certainement bien plus difficile que de passer son temps à aller le plus loin possible dans la provocation.
La tendance est à la provocation, je le sais bien. Mais passé une certaine limite, ce n'est plus drôle. C'est juste lourd.
Je ne suis pas complètement de la vieille école pour autant. Si j'ai juste passé mon enfance à voyager avec les histoires de Raymond et à rire de celles de Coluche, je suis aujourd'hui un des plus grands fans de Bigard. (Et c'est justement pour ça que je serais "exigeant" avec lui sur la qualité de son prochain spectacle, tant j'ai été déçu par la teneur de sa prestation au Stade de France.)
La force de l'imagination de Raymond Devos, c'était quelque chose.
Mais si l'inspiration peut être comique, elle peut être salutaire. Celle d'un homme, un lointain ancêtre à nous, a décidé de l'avenir de toute l'humanité. Celui qui a décidé d'apprendre à maitriser le feu, mine de rien. Le début du confort dans nos styles de vie, ça a commencé par ça. Le feu à volonté.
Un gars de l'époque que nous appellerons Pierre trouva un caillou (j'aime beaucoup ce que je fais) cassé en 2. Un silex. C'est alors qu'il vit passer une jolie fille (édentée, du poil aux pattes et les cheveux en pagaille mais à l'époque fallait pas être trop regardant) que nous appellerons Lucie. (Tu as déjà du en entendre parler.)
L'histoire ne dit pas exactement pourquoi (une divine inspiration, sans doute) il décida de cogner ses 2 morceaux de silex l'un contre l'autre et une étincelle jaillie. (En fait, j'ai une théorie. Ne sachant pas siffler, il attira l'attention de Lucie en faisant du bruit avec ses silex.)
Une brindille poussée là par le vent rencontra l'étincelle et ce fut le coup de foudre, si je puis dire. Tous les amis de Pierre (qui n'avaient d'yeux que pour Lucie) sifflèrent d'admiration sur le passage de la grognasse (à l'époque, on parlait pas distinctement, on grognait) et leur souffle à tous vint éteindre la fameuse brindille. Pierre ne leur jeta pas la pierre (ok, j'arrête) mais n'en pensa pas moins.
L'air de rien, il reprit une inspiration (divine, donc) et cogna de nouveau les silex l'un contre l'autre. (Il avait le feu sacré, ce garçon.) La brindille reprit feu, fut de nouveau poussée par le vent et alla se nicher dans les replis de la culotte en peau de mammouth de Lucie. Elle ne le savait pas encore, mais elle avait le feu au cul.
L'inspiration est le souffle de la vie.
L'inspiration. Le souffle de la vie.
Raymond Devos a rendu son dernier souffle il y a peu, à plus de 80 ans.
Il n'y aura pas d'autre Raymond Devos, parce qu'il était et demeurera unique, tout simplement. Comme il le disait lui même : "Hé, ho ! Qui c'est l’artiste ?!"
"S'accompagnant d'un doigt, de quelques doigts,
le clown se meurt...
Sur un petit violon et pour quelques spectateurs...
Sur un petit violon et pour quelques spectateurs....
(air de violon)
Eteignez les lumières, puisque le clown est mort....
Eteignez les lumières, puisque le clown est mort....
Et vous, applaudissez, admirez son effort....
Et vous, applaudissez, admirez son effort...."
mardi 17 avril 2007
Si c'est pas une preuve, ça !
Autant j'aime les femmes (au sens large du terme) autant des fois, femme, tu fais chier.
(Je dis pas ça pour toi, ma puce.)
Que ce soit dans la rue, au taf ou dans la virtualité -nous en parlerons une autre fois- femme, parfois tu es insupportable.
Tu veux une preuve ?
Y'a quelques temps, alors que j'attendais le bus, je vois venir une grognasse de 40 ans, courte sur pattes, visage pincé, yeux sombres, tailleur pantalon marron. Une brune. Nous sommes déjà 42 à attendre le bus, elle arrive la dernière. Et au lieu de se mettre sur le coté, au pire derrière, elle descend sur la chaussée et vient s'imposer entre 2 péquins, juste sur le bord du trottoir. Devant tout le monde.
Alors oui, je sais, tu es en train de me dire "ouais, ben c'est de votre faute, fallait lui dire !"
N'empêche. Elle fait chier, celle là.
Alors que nous autres, 42 cons bien en rang, poireautions depuis 25 minutes dans le froid, le bus arrive dans la foulée, s'arrête juste devant elle (comme par hasard) et cette grognasse, cerise sur le gâteau, prend la dernière place assise.
(Envie de meurtre.)
Le lendemain, rebelote. Elle se pointe sur la fin, grille tout le monde quand le bus s'immobilise, puis montre presque en courant (sérieux) pour piquer une place assise. Elle a refait le coup à chaque fois que le hasard la collait dans le même bus que moi. A croire que, être assise dans le bus, c'est son objectif de la journée. Et elle se donne du mal pour y parvenir, faut voir ça.
Et là, je me suis demandé si cette meuf était pareille dans la vie, dans son couple, au boulot.
Prête à tout pour passer devant les autres. Elle serait prête à marcher sur quelqu'un (au sens propre) pour arriver à ses fins, j'en suis sûr et certain. J'ose pas imaginer son mari. C'est elle qui doit porter la culotte. C'est elle doit être "Chef-télécommande" pendant que môssieur fais sa vaisselle.
Tu imagines au bureau ? Je la vois bien balancer les conneries des copines au chef de service, pour se faire bien voir. Qu'est ce que ça doit être à la cantine ! Elle doit bousculer tout le monde pour être la première à avoir sa côtelette trop grasse et sa purée persillée sans sel. Et pour avoir la meilleure table, j'ose même pas imaginer. Elle serait foutu de planter sa fourchette dans le dos d'une concurrente O-o
Au Mexique, en 2004, j'en ai vu une autre. Lors de la visite d'un musée, j'ai croisé un groupe de touristes français (des retraités) qui suivait un guide. Le gars allait d'une salle à l'autre, sans courir. Toute sa petite troupe suivait docilement et sans sourciller.
Toute ? Non. Une petite vieille, option chieuse, faisait encore et toujours de la résistance. Elle était la seule à la traine (avec sa copine de ragots méchants et autres potins racoleurs sur le reste du groupe) et, hautaine et méprisante, lance à voix haute : "José, vous allez beaucoup trop vite, je n'ai rien entendu ! Vous allez me faire le plaisir de reprendre depuis le début !"
Une vraie connasse, non ? Et le respect là dedans ? Et l'image des françaises à l'étranger, alors ?
Nous, on a eu tellement honte qu'on est allé voir le guide pour "s'excuser", alors qu'on avait aucun lien avec le groupe. Une vieille bourgeoise, qui doit avoir l'habitude qu'on réponde à tous ses caprices et dont les enfants et petits enfants (les pauvres) viennent lui rendre visite le dimanche à reculons.
C'est marrant, dans ces 2 cas là, le sans-gêne des gens. Et systématiquement des femmes ! Alors que parfois, même quand les filles sont douces et jolies, gentilles et souriantes, elles font chier.
Pourquoi ? Mais, je vais te le dire.
Parce que quand tu es un mec et que tu en croises une, de fille jolie, douce, souriante et à l'harmonie romanesque (Franck Dubosc : "Mademoiselle, j'aime l'harmonie romanesque de votre petit cul...") et ben, 7 fois sur 10, elle est déjà en couple, 1 fois sur 10, c'est toi qu'est en couple, 1 fois sur 10 elle est lesbienne et 1 fois sur 10, c'est pas sa bonne semaine.
Tout pour faire chier, alors que tous les atouts étaient de son coté ! Comme quoi, le potentiel "chieur" chez une femme prend SYSTEMATIQUEMENT le dessus sur ses qualités, aussi nombreuses soient elles. C'est hormonal.
Ségolène qui veut piquer sa place à Sarko, elle le fait chier. La fille au volant de sa voiture qui cale au feu vert alors que tu es juste derrière, elle fait chier. La caissière du Monoprix qui t'annonce que sa caisse est fermée alors que tu viens juste de finir de déballer tout ton caddie sur son tapis, elle fait chier. La prostituée qui te refuse la passe à 20 euros sous le prétexte que tu n'en as que 15, elle fait chier.
C'est hormonal.
Tout ce qui fait chier est féminin. Une contravention, une panne d'essence, une mise à pied, la faillite, la mort. Tout.
Bon, à coté de ça, des fois c'est vachement agréable aussi, les filles.
C'est doux, ça sent bon, c'est joli, c'est affriolant. Puis elles sont coquines. (Quand c'est pas leur mauvaise semaine.)
Elles ont le ménage dans le sang, comme une espèce d'instinct inné. Une prédisposition absolue à traquer la poussière et faire briller la baignoire au delà du raisonnable. Je passe sur les mi-bas en hiver, sur les vieilles culottes en coton vissées sur leur popotin d’amour quand les strings et autres petites culottes indécentes nous narguent depuis le sèche linge...
Bon, des fois elles sont un peu chiantes quand elles sont longues à se maquiller, à s'habiller, mais c'est pour qu'on soit fier d'elles. Puis on est fier d'elles, au final. Même si y'a une grognasse avec une harmonie romanesque qui passe juste après, on est fier d'être avec nos p'tites femmes. (Puis pour le coup c'est entre elles, qu'elles se font chier. Ce n'est que justice.)
Elles sont nos confidentes, nos mères, nos maitresses, nos femmes, nos sœurs, nos meilleures potes. Puis même quand elles sont chiantes, elles nous manquent.
Si c'est pas une preuve, ça !
lundi 16 avril 2007
Serial Killer de naissance ?
Qui n'a pas entendu parler de ça ? La dernière polémique de Sarko. "On nait pédophile".
Toute
C'est comme une finale de coupe du monde, sauf que l'arbitre, c'est nous.
A ce stade de la compétition, toutes les petites phrases sont des fautes d'antijeu, des tacles par derrière, des penaltys, des déclarations de guerre. On nait pédophile. Qui suis-je, moi, qui ne sais même pas qui je suis, pour prendre part au débat et donner mon avis ? Ben je suis le président de mon Blog, je vote mes propres lois, je suis juge et juré.
I am God !
(Enfin, juste ici.)
On nait réellement pédophile ? On nait bien blond, brun, garçon, fille, malformé, en pleine forme. Pourquoi on ne viendrait pas au monde "malade" ? En fait c'est pas aussi simple.
Si je crois réellement qu'on vient au monde avec des prédispositions bien spécifiques (on va appeler ça le "caractère acquis à la naissance") , il ne faut pas négliger 2 autres choses très importantes : l'environnement dans lequel nous grandissons et l'éducation qu'on reçoit.
Tout ça plus notre caractère, ça défini qui on est.
Soyons clairs : Nous venons tous au monde avec un patrimoine génétique unique. Dans le paquet de neurones qui nous est distribué par la grande loterie de la vie (par la volonté du Seigneur/par les lois de la génétique selon qu'on soit croyant ou pragmatique) il y a des chromosomes, des gènes, prédisposant à la violence.
Quand nous sommes enfants, nous ne sommes pas capables de distinguer le bien du mal, nos actes font partis de l'apprentissage de la vie et nos parents sont là pour nous inculquer des règles, nous imposer des barrières. "Ce que tu as fait, c'est bien/mal". Sans ces repères là, nos actes deviennent des habitudes. Si l'environnement dans lequel nous grandissons est propice au bien ou au mal, ça achève de nous conditionner.
Tu connais ce site ? > http://www.tueursenserie.org/
Je te le conseille. Très bien construit et documenté. Passionnant pour qui "s'intéresse" un peu à la psychologie des tueurs. Je fréquente ce site depuis quelques années, au moins 4 ou 5 ans.
La plupart des tueurs en série ont eu des traumatismes dans l'enfance. Battus, violés, élevés dans des foyers explosifs. Bien entendu, il ne suffit pas de vivre ça enfant pour devenir un monstre, un violeur, un assassin, un pédophile. Non, ceux là sont venus au monde avec un truc en plus.
http://www.tueursenserie.org/article.php?id_article=37
Prend le temps de le lire, ce soir, demain, un autre jour. C'est très instructif. Je pourrais passer des heures à en parler ici, mais la femme qui tient ce site a fait un tel boulot que ce ne serait pas lui rendre justice. Pour faire simple et comme aurait dit Raymond Devos : Ils ont un chromosome en plus qui tourne en rond dans leur case en moins.
Oui, je pense qu'on vient au monde potentiellement malade. Et que si par malheur, notre environnement et notre éducation s'y prêtent, on peut devenir pédophile, ou assassin, ou violeur.
Maintenant, il y a des criminels qui ne sont pas malades, mais réfléchis, posés, intelligents.
Tout aussi dangereux, en fait. Mais ceux là se maitrisent, ils passent à l'acte de façon consciente, pesant parfaitement le pour et le contre, le poids de leurs actes, il ne s'agit pas de pulsions, mais d'une volonté propre.
On nait tout un tas de choses différentes, d'un individu à l'autre. Beau, moche, intelligent, con, menteur, tricheur, doué, belge.
Chacun son truc. Et on passe sa vie avec cette "charge" là. Moi, j'ai connu un mec qui passait son temps à mentir. Mais à un point tel que c'était plus qu'une seconde nature, il avait du naitre avec ça sous le bras.
Super Menteur que je l'appelais, même.
Ce gars là, il aurait pu se vanter d'avoir tué Kennedy, si il s'était donné la peine. Comment vous le décrire ? 40 kilos tout mouillé, une baguette pas assez cuite en guise de corps, des allumettes à la place des bras et des baguettes chinoises à la place des jambes. Tout en os. Le corps humain est composé environ de 30% d'eau, sauf erreur de ma part. Le sien est composé de
L'impression qu'il me donnait, c'est qu'il se vantait de tout un tas de chose pour se valoriser, comme si il avait besoin de reconnaissance dans sa vie, presque par procuration. C'est le genre de gars qui avait monté une charpente à lui tout seul en un weekend, qui une autre fois, était qui était descendu à un mariage avec 7 de ses potes et qui, en un après midi, avait bu avec ses camarades toutes les bouteilles prévues pour le weekend et les 100 invités.
Il parait même qu'il a marché sur la lune O-o (Non, je déconne.)
La liste de ses exploits est trop longue pour être narrée ici même, puis merde, j'ai pas l'intention de consacrer tout un post à ce cuistre. Mais quand même, la meilleure pour la fin : Il y a 6 ans, il y avait une fille au boulot, une brune, sur qui tout le monde se retournait. Elle fumait, lui aussi. Ils se retrouvaient donc parfois par hasard à la salle fumeur et comme tous les fumeurs, ils discutaient de banalités entre 2 taffes. Il lui racontait par exemple qu'il avait péché une baleine à mains nues ou qu'il avait découvert une mine d'or dans sa cave. Ok, j'exagère un peu, mais tu vois le genre, quoi.
Puis il y a 4 ans, nous quittons les locaux en laissant la fille derrière nous. 6 mois plus tard, il démarre son moteur à conneries et il passe la première. Il nous annonce qu'il a croisé LA fille alors qu'elle faisait ses courses. Elle lui aurait proposé de passer chez elle pour prendre l'apéro. Comme lui, c’est un mec bien, qu’il est marié et que là, il était avec un de ses potes, il a décliné l'invitation.
Puis quelques temps plus tard, il passe la seconde. Soit disant, elle le relancerait régulièrement pour qu'il passe chez elle, prendre un verre "en copains". Et genre, il se tâte, môssieur se fait désirer...
Puis, au bout d'un an, il passe devant les stands à fond de 5e : il est monté chez elle.
Ils se seraient croisés par hasard alors qu'il quittait le boulot. Soit disant, elle habiterait l'immeuble juste en face de notre société. Ils auraient vidés une 1/2 bouteille de whisky à deux et, nous précise t'il, encore un ou deux verres et il se serait peut être passé quelque chose.
Je sais plus si je t'ai dis qu'il est moche comme un pou ?
Le seul problème dans ses histoires, le grain de sable dans sa mécanique, le bouchon dans son vin, c'est que la fille en question, je sors avec elle depuis 4 ans. Depuis que nous avons changé de locaux, en fait. Depuis le début elle et moi rigolions en secret de ses mensonges, jusqu'a ce qu'il coule une bielle en m'annonçant qu'il était soit disant monté chez elle et que, en gros, elle avait été à 2 verres de boire à son goulot.
(Beuark !!!!)
Là, ça ne me faisait plus rire. Nous avons mis un terme à son délire en le prenant à son propre piège : le mensonge. 2 jours plus tard, je lui ai fait croire que j'avais croisé la fille en question par hasard et que nous avions convenus de prendre un verre après le boulot. Comme apparemment ils se connaissaient bien, je proposais à Super Menteur de se joindre à nous....
Je vous passe la pathétique scène de ses bafouillages et autres excuses bidons pour échapper à cette réunion au sommet. Après l'avoir maintenu sous pression quelques temps, je lui ai "avoué" que je sortais depuis 4 ans avec Christine (LA fille, celle qui n'habite pas en face de notre taf, qui ne boit pas de whisky et qui n'a jamais vu ni même croisé Super Menteur en dehors de la salle de pause) et que depuis 4 ans, au rythme de ses mensonges, nous rions de lui et que la plupart de nos collègues sont au courant de tout.
Oui, je sais. Je dois être né sadique.
Est-on menteur ou serial killer de naissance ?
Tout ce que je sais, et comme disent "les Bodins": Y'en a qui naissent avec les yeux bleus, lui il est né con pis c'est tout.
dimanche 15 avril 2007
Sexe, magouilles et culture générale...
(Tu peux y aller, c'est du cidre. Amis bretons, bonjour.)
Donc sexe, magouilles et culture générale... Quel rapport entre le sexe, les magouilles et la culture générale ET cette question qui secoue la France en ce moment : qui suis-je, moi, Ghost Dog ou Jim Carrey, ou aucun ou les deux ? (D'autant que j'ai déjà presque répondu à cette question dans le billet "Suis-je Jim Carrey ?")
Enfin, quand je dis la France.... 100 Visites ! Ok, c'est pas encore suffisant pour repeupler Melun mais c'est déjà plus que toutes les filles que j'ai connu avant... (Chris, je n'ai jamais aimé que toi. -Psychologie féminine pour les nuls, chapitre 2-) 100 visites. C'est bien, non ? Surtout que j'ai commencé ce Blog quelques jours avant de poser les compteurs. Potentiellement, c'est donc encore plus que ça !
Je te vois venir, public. Tous autant que tu es.
Nan, je me connecte pas 36 fois par jour pour faire gonfler le compteur ! Et ma copine non plus. On est pas des psychopathes. Toi qui me dévore des yeux chaque jour ou presque, tu le sais bien. (Au fait, si c'est la première fois que tu viens, je te souhaite la bienvenue, j'ai débouché du cidre, fais comme chez toi ^^)
A ce propos, qu'est-ce qui te fais venir, public ? L'insoutenable suspens ? Vais-je finalement faire un film aux cotés de Vincent Cassel et Frédéric Diefenthal, après tout ce que nous avons partagés tous les trois ? Moi qui reçois chez moi, toute une soirée Thelma et Louise ? Peut être...
Ce n'est pas mes critiques de films ou mes avis approfondis sur le 7e art, je ne me suis que trop peu épanché sur mes œuvres préférées pour que ce soit ça. Mais ça viendra, j'aime le cinéma et je vais le partager avec toi, tôt ou tard.
Alors qu'est-ce ? La culture générale que j'expose à longueur de billets ? Peux mieux faire. Pour le moment, il ne s'agit plus que de souvenirs ou de réactions semi-spontanées qu'autre chose. Mon humour décapant ? Mon style d'écriture souple, fluide, léger ? J'aimerais que ce soit ça, mais on va se garder de tout triomphalisme mal venu ! On va dire que pour le moment, tu viens me voir soit par hasard (et alors j'espère que tu aimes et que tu reviendras) ou alors parce qu'on se connait dans la vraie vie et que donc, tu m'aimes. D'amûr ou d'amitié, c'est selon. (Ou les deux, si tu n'oses pas te déclarer ouvertement.)
La dernière option étant que tu sois tombé sur ce Blog par hasard et que tu reviennes régulièrement prendre les nouvelles du front. Ce en quoi je te suis reconnaissant, vraiment. (Il reste du cidre si tu veux.)
Quel rapport, donc ? (Entre le titre de ce billet et le leitmotiv de mon Blog ?)
Je ne sais pas, on va voir ça ensemble. Toujours est-il que, dans ma quête du "qui suis-je", ce que je pense des jeux télévisés peut être un élément de réponse.
"Sexe, magouilles et culture générale". Tu as vu la pièce ? Moi aussi.
Je ne doute pas que certains points soulevés sur scène par Laurent Baffie (je le connais pas mais j'ai croisé Albert Dupontel, une fois. Vers opéra, y'a 13 ans. Y'a prescription.) soient inspirés de faits réels. La triche dans les jeux télévisés (coté production ou candidats), la drogue, les putes, les promotions canapés... Tout ça, quoi.
Justement, très récemment j'ai eu un exemple pour étayer mes propos. J'étais convié à une soirée console chez Thelma (échange de bons procédés. Et Thelma sait recevoir. Les amateurs de plats antillais me comprendront.) lorsque le moment venu de prendre l'apéro, j'eu un choc.
La console débranchée avait laissée la place à l'écran à la nouvelle émission de Christophe Dechavanne. La roue de la fortune. Celle là même qu'avant, à l’époque, au bon vieux temps, c'était Annie Pujol et Christian Morin qui présentaient. (Je préférais, d'ailleurs. Je suis de la vieille école.)
Et donc, je vois un Christophe posé, un Christophe "de composition", presque "pas à sa place". Un peu comme Arthur avec ses boites à chaussures. 3 candidats, autant dire 3 clichés de français moyens :
- L'homme passe partout, 30/40 ans façon gendre idéal mais transparent dans le jeu.
- La mamie pour le public ciblé 3e âge, souriante et cultivée, postulante potentielle à la victoire finale.
- La bombe a(na)tomique. 20/25 ans, blonde (ou brune, je sais plus) et décolleté d'enfer (je m'en rappelle bien par contre), sourire figé à fendre la muraille de Chine, petite robe moulante.
Comme dans la pièce de Baffie, sont en tête la mamie et la bombe. Le mec est aux fraises, le faire-valoir de base. Comme dans la pièce de Baffie, quand la voix Off (Jean-Marie Bigard pour la petite histoire, je consacrerais d'ailleurs un billet au bonhomme) demande au cadreur de "zoomer à mort sur les nichons de la gonzesse parce qu'il parait qu'ils sont sublimes", hé ben je vous le donne en 1000 : la bombe se penche bien en avant pour faire tourner nos têtes -la roue, pardon- et nous avons droit à un cadrage de premier ordre sur les totottes suscitées.
20 centimètres en plus et c'était interdit aux moins de 18 ans.
(Hum.)
Une façon comme une autre de faire grimper l'audimat, j'imagine. Y'a pas si longtemps, TOUTES LES EMISSIONS ET AUTRES FEUILLETONS DE MERDE visaient les ménagères de moins de 50 ans. Aujourd'hui, la cible, c'est les pervers de moins de 50 ans. On doit être plus nombreux, les gars. Ou alors c'est parce que nous sommes tous "Chef-télécommande" à la maison.
J'ai trouvé ça très troublant –pas le décolleté- les ressemblances entre l'émission et la pièce. Du coté de Dechavanne, c'est la bombe atomique qui a balayé la vieille et le neuneu pour atteindre la finale. Comme ce qui était prévu dans le plan machiavélique ourdi dans la pièce de Baffie.
La bombe en finale, c'est l'assurance d'avoir les hommes devant l'écran jusqu'a au bout, comme si ils voulaient en profiter jusqu'a la dernière goutte. (Façon de parler.)
J'ai demandé à Thelma (parce que moi, c'était la première -et dernière- fois que je regardais) et apparemment, des fois, y'a des hommes qui gagnent aussi. Des fois. Les jours de foot, je suppose. Les mecs sont alors regroupés en bande chez des potes ou au bistrot du coin, à vider leurs bières en gueulant sur l'arbitre et en critiquant le psg/l'om selon la région, tandis que la ménagère reprend ses droits, trônant dans le fauteuil de son salon avec ses gants mappa aux mains, guettant la pub pour retourner finir sa vaisselle.
Nous avons des vies exaltantes, nous autres français.
En même temps, ne nous plaignions pas. Faut voir les émissions qu'ils se farcissent en Espagne et au Mexique. (Je te demande de me croire sur parole, j'en ai chié quand j'étais en vacances chez eux.)
Tu auras donc compris quel intérêt je porte à nos variétés télévisées en ce moment. Certes, ça dit toujours pas qui je suis mais ça te donne une idée de mon caractère. Je supporte pas. C'est comme la nouvelle-pop-star-académie-des célébrités-SORTEZ-MOI-DE-LA !!!!!!
Comme déclaraient les cadres de TF1 au moment de Loft Story 1er du nom (j'avoue, c'est le seul truc que je regardais avec plaisir), je cite : "La téléréalité, c'est de la merde, vous ne verrez jamais ça sur notre chaine".
No comment.
samedi 14 avril 2007
Soirée console.
Alors pas de billet hier soir, pour cause de soirée console avec des potes.
Toi aussi tu en fais des soirées consoles ? Les bons ingrédients : Des amis, une télé (couleur et si possible grand écran) au moins une console, le nombre de manettes qui va bien et un bon jeu qui plait à tout le monde. (Oui, parce que si c'est pour en avoir un seul qui joue pendant que les 2 autres se font chier, c'est moyen coté ambiance. Puis au bout de 2 heures, c'est un coup à se fâcher.)
Hier soir, donc, j'étais avec Thelma (cf billet "Sur la route...") et un autre ami (Sébastien, comme moi) que nous appellerons Louise pour protéger son anonymat. Puis aussi parce que tout ce qui touche de près ou de loin aux road-movies, aux états unis et aux belles américaines décapotables, il est fan et je sais que ça lui fera plaisir.
Donc, hier soir, soirée console avec Thelma et Louise. Qui dit mieux ? Les soirées consoles, malgré mon âge -puis merde, y'a pas d'âge- c'est presque une tradition.
Dans ma vie d'avant, du temps de ma belge d'ex-belle mère, je vivais une exaltante "soirée console" chaque samedi soir avec mon ex-beau frère. J'adorais ces soirées parce que lui et moi, on rigolait des mêmes choses. On débouchait une bouteille de bon vin, nos femmes passaient leur soirée dans le salon devant la télé, et nous deux, nous nous amusions comme des gosses jusqu'a ce que la fatigue ai raison de nous.
Mon ex-beau frère, il ressemble à Fréderic Diefenthal, pour vous faire une idée. (Les cheveux courts et blonds, mais copie conforme coté sourire et yeux.)
C'est pour ça que je sais que Fred et moi, nous sommes fais pour être amis. (Voir le billet "Suis-je Ghost Dog ?") Il le sait pas encore, mais en lisant ses lignes, il comprendra. J'ai hâte de lui montrer mes jeux.
Aujourd'hui, mon ex-beau frère et moi ne nous voyons plus mais je n'ai pas tiré un trait pour autant sur mes soirées consoles. (Console avec un S parce que y'en a des.)
Avec Thelma et Louise (message personnel > Pascal, tu nous as manqué) nous avons usés nos pouces frénétiquement sur des manettes de Dreamcast, de Wii et de PS One dans le déni de nos âges respectifs jusqu'a ce que la fatigue et le poids des ans viennent taper à notre porte. (Hier soir, le mec qui a tapé à la porte c'était le livreur de pizzas, mais c'est une image, une expression.)
A ce propos, le livreur en question failli être l'objet d'un psychodrame.
Dans le billet "Sur la route...", tu as lu ce qui m'est arrivé avec ma carte bleue ? Ben là, presque pire. La soirée se fait chez moi, Louise passe me chercher au taf et nous récupérons Thelma sur la route. Louise et moi discutons de mon Blog (ben oui, c'est comme quand on arrête de fumer, on saoule tout le monde avec ça parce qu'on en est fier) et nous rigolons 2 minutes sur l'épisode de la carte bleue.
Lui : T'as trouvé la bonne combine pour partir en vacances, toi !
Moi : Arrête, j'étais super gêné ! La honte de ma vie ! Au fait, avant de rentrer, faudrait que je fasse quelques courses en bas de chez moi....
Lui : T'as vérifié, t'as ta carte bleue ? Tu ne vas pas me faire le coup ?
Une fois toute la petite troupe réunie chez moi, je commande les pizzas. Je laisse mes compagnons de jeu se péter les pouces sur les manettes pendant que je recherche mon chéquier, pour payer le livreur.
Je cherche sur mon bureau, dans ma chambre, pas là. Les étagères, ma table de chevet, sous le lit (on sait jamais) tout y passe. Pas de chéquier. Je regarde sur mon petit buffet dans l'entrée, pas là.
Début d'angoisse.
Je passe la tête discrètement dans le salon, essayant de ne pas éveiller les soupçons dans les esprits de mes amis, scrutant frénétiquement sur la table, sur le grand buffet, sur le bar, sous la table basse... Toujours rien.
Panique.
Je fais mine de rien, je les laisse jouer, je retourne en pleurant dans la chambre en me demandant où j'ai pu foutre ce putain de chéquier de merde. L'heure tourne, chaque seconde m'éloignant de mon carnet de chèques fait se rapprocher toujours un peu plus ce salaud de livreur à qui je vais devoir expliquer qu'il doit me donner ma commande sans broncher et que je réglerais tout sans faute une autre fois, tout ça pour pas avoir la honte devant mes amis.
Alors que j'achève d'éventrer le matelas de mon lit dans un ultime espoir de remettre la main dessus, je me rends compte que je n'ai pas fouillé les litières des chats.
Je me ravise aussitôt.
Le chéquier du compte joint !!!!! Sauvé !
Je retourne tout sourire dans le salon, mon cheque signé à la main, pour retrouver mes amis qui jouent toujours sans s'être rendu compte de mon trouble. Le livreur peut venir, je l’attends. Mais qu'est qu'il fout ce livreur !!!!!
Plus tard dans la soirée, nos pizzas ont pris une claque dans la gueule. (Passe-moi l'expression.) Je confesse alors à mes camarades l'épisode du chéquier. Autant dans
Pour la petite histoire, mon chéquier était resté dans ma voiture, je ne l’avais pas rangé... Oui, comme ma carte bleue, pareil.
Nous fîmes rattrapés par nos âges, comme de coutume, vers 4 heures du matin. Ma soirée console fut comme les précédentes, un vrai moment de rigolade avec mes amis.
Merci les gars ! A la prochaine ;-)
jeudi 12 avril 2007
Stupeur et tremblements
Tu as lu le livre ? Moi aussi.
J'adore le Japon. Je ne connais pas, mais c'est un pays qui m'attire. Ce mélange parfait de Cultures ancestrales et de Modernisme exacerbé, ce besoin de la jeune génération d'être avant-gardiste jusqu'a l'extrême qui tranche avec le classicisme des générations plus âgées. Comme quoi les hommes sont des sources d'inspirations inépuisables pour qui aime se poser des questions. Pourquoi un tel écart entre ces jeunes japonais et leurs ainés ? Pourquoi ce besoin de se faire remarquer absolument alors que les japonais semblent, dans leur grande majorité et avec mes petits yeux de français, plutôt calmes et discrets ?
Cet élan a commencé il y a quelques années. Le jeune japonais devenant un Otaku.
(Non, ce n'est pas sale.)
Un Otaku est une personne (souvent un jeune, mais y'a pas de règle) qui se coupe doucement mais surement de la vraie vie à nous qu'on a pour se focaliser sur un seul secteur d'activité, parfois même sur un seul et unique petit centre d'intérêt. Genre un jeu vidéo (ou plusieurs) un manga (bande dessinée japonaise, souvent épique, futuriste ou parfois coquine et qui étrangement, se lit complètement à l'envers par rapport à nos livres à nous. Pas la tête en bas, mais de droite à gauche.) ou un/e artiste. Et dans ce cas de figure, c'est presque pire qu'un fan de Johnny. Collection de tout ce qui touche même de loin à son idole, "transformation physique" pour obtenir un look identique, comportement similaire, déni complet de sa propre vie pour devenir l'autre.
Le japonais est méthodique et déterminé, probablement un peu allumé, mais j'aime bien.
Dans le billet "S comme ...." j'ai déjà parlé de mon attachement aux japonaises, sushis/makis et autres riz gluants, donc j'enchaine. (Quoi que le riz gluant, bof.)
Donc, par son look ou son comportement, l'Otaku fan de Johnny (ou tout autre rocker japonais) pouvait déjà se faire remarquer dans la rue, avec toute la force de sa conviction et la foi en son combat. (Genre "Je suis lui. C'est lui qu'est pas lui, puisque lui c'est moi".)
Seulement voila, ça, c'était avant.
Maintenant, l'idée, c'est plus de vivre par procuration, c'est de vivre tout court. Dans l'excès. Dans la drogue, la boisson, dans le sexe ou la violence, dans le rejet de son identité. Vivre en se faisant une place, en sortant du lot, en étant le plus remarqué possible à défaut d’être le plus remarquable...
Et là, je dis non !
Parce que là, c'est la fête du slip. C'est n'importe quoi. Les garçons se laissent pousser les cheveux (ceux d'entre toi qui m'ont connu lorsque j'avais les cheveux longs savent que venant de moi c'est pas une critique) avec une grande mèche qui cache un œil ou au moins les 2/3 du front (pas comme la perruque de Vercingétorix) et quand la longueur est bonne (je parle des cheveux) ils se teignent tout ça en jaune, en vert, en bleu, en rouge...
Ils se posent des faux ongles comme les filles, ils se maquillent comme les filles, ils s'androgynisent ! (compte triple au scrabble, celui là)
Et tout ça pour quoi ?
Mais, je vais te le dire. Pour qu'on les regarde O-o
Parce qu'ils attirent l'œil du passant qui passe, ils existent dans le regard de l'autre. Ils vivent.
Le regard interloqué, inquiet, surpris du japonais de base provoque un frisson dans le corps du jeune à la recherche d'une raison à donner à sa vie.
Stupeur et tremblements....
Enfin je crois. Si toi qui me lis, tu es diplômé en Androgynie Japonaise Appliquée, je suis preneur.
mercredi 11 avril 2007
Si le coeur t'en dit...
Tu as vu Vercingétorix ? Avec Christophe Lambert ? Tu sais, Highlander ? (L'inventeur de la norme FTP > Films Tous Pourris, dixit les guignols)
Moi non plus, pas vu. Enfin si, mais je tache d'oublier.
Je suis tombé sur un site internet ce soir, nanarland. Très marrant ! Une base de données sur tous les films les plus mauvais du monde.
Si le coeur t'en dit > http://www.nanarland.com/
Au delà des films abordés, ce qui est le plus surprenant, c'est le sérieux et la rigueur sur chacune des pages. Tout est sévèrement documenté, illustré, commenté. Et c'est, sur la plupart des fiches que j'ai pu lire, méchamment drôle.
Quand j'ai vu ça, j'ai immédiatement pensé à Christophe Lambert. (Je ne sais pas pourquoi.)
Il m'est venu 2 de ses films en tête. Vercingétorix et Fortress 2.
Alors à ma décharge, le premier, je suis tombé dessus en zappant (tout avait merdé ce jour là, j'aurais du me méfier) et je suis tombé sur le moment le plus culte.
La tête de Christophe Lambert en Vercingétorix. Et en gros plan, s'il vous plait.
Bon, c'est pas de la faute de sa tête à lui, c'est sa perruque qui est toute pourrite, en fait. Ouais, une PTP. Y'a pas à chier, il a l'air con. Il ressemble plus à Gengis Khan qu'a machintorix...
Pour un grand chef de guerre, l'homme qui voulu soulever
En fait, non, c'est encore autre chose. Tu sais pourquoi les gaulois ont perdu contre Jules ? (César)
Parce qu'ils étaient cons. Et sans perruques, eux.
Ceux d'entre toi qui ont vu le film s'en souviennent. (Malheureusement) Les gaulois guidés par Boucle d'Or mais traqués par les impitoyables légions romaines se replient dans un camp fortifié. Avec femmes, poules et enfants.
Là, les romains les attaquent. Alors pour se défendre, du haut de leurs barricades, les gaulois jettent des pierres, des pierres et encore des pierres. (Comme quoi, en mai 68, ils avaient rien inventés les gars)
Bon, à force de jeter des pierres, à un moment, y'en a plus en stock, fatalement. A moins de sortir discrètement pour aller récupérer celles jetées 2 minutes plus tôt ? Ben non, quand même, y sont pas fous ces gaulois...
Loin de se laisser démonter par cette pénurie de munitions, les gaulois se sont servis de leur intelligence. (Chez nous y'a pas de pétrole, mais y'a des idées et manifestement c'est pas d'hier)
Les gaulois, donc, décident de ne pas se rendre et de continuer le combat. Ils récupèrent tout ce qui leur tombe sous la main : des poules. (Si, je te jure)
Des poules vivantes, hein. Bon, moi je suis désolé, mais quand on est encerclé par les romains, qu'on peut ni sortir ni faire rentrer quelqu'un (à part les romains qui n'attendent que ça) et qu'on va devoir tenir un siège, ON JETTE PAS
Une poule, ça se mange, non ? Puis ça fait des œufs. Alors à la limite, ils balançaient des œufs tous pourris (des OTP) mais là, merde, c'est pas crédible une seconde !
En fait, depuis la première apparition de la perruque à Christophe, le film avait déjà perdu toute crédibilité, mais bon....
Et quand ils ont balancés toutes les poules, tu sais ce que les gaulois ont fait ?
Non ?
Personnellement, je l'aurais pas deviné. Les gauloises sont montées au front (nan, pas celui à Christophe), en haut des fortifications, et là.... Elles ont montré leurs nichons aux romains.
Si. Toutes. Même les vieilles. (Prémices de la guerre psychologique, peut être...)
Un régiment de totottes inégales, de seins blancs et lourds, de gants de toilettes avec même pas de savonnette au fond, des obus, des pommes, des poires et pas un seul scoubidou O-o
Puis plus rien. Jusqu'a ce qu'un connard se lève et dise : Et en plus, on a plus rien à manger !
Moi au début, je pensais que c'était une parodie, comme les films avec Coluche, quand il était roi de France, là.... Ben même pas. Pauvre Christophe. Parce que bon, la perruque, c'est pas sa faute. c'est l'accessoiriste. (Je refuse d'envisager que la production ai pu payer un perruquier diplômé professionnel pour une merde pareil) Non, l'accessoiriste à du lire le script, il a vu ce qui allait arriver aux poules, il est venu taper dans le poulailler pour récupérer 1 ou 2 kilos de pailles pour pas gâcher, du scotch et un bout de ficelle et zou, tiens, ta perruque !
Je ne vois pas d'autre explication. En fait si Christophe Lambert joue dans des films de merde, c'est pas sa faute à lui, c'est qu'il est mal entouré. Là, le réalisateur et le mec qui a pondu le script, il aurait presque fallu les pendre pour crime contre l'humanité. (Crime contre l'humanité, c'est p'tre un peu fort... Crime contre Christophe.) Parce qu'au final, tout ce qu'on retient de ce film, c'est que c'est une merde et que Christophe joue dedans...
Mais là où c'est le plus grave, c'est que comme film tout pourri, y'a pire.
Si.
Fortress 2.
(Je vous déconseille le 1, déjà)
Bon, je passe sur tout le film pour en venir direct à LA scène culte. La grande scène du cafard.
Bon, y'a un espèce de demeuré* bricoleur qui se promène avec un cafard dans la poche de sa blouse. Il s'est prit d'affection pour cette horreur et ne le quitte plus. (La réflexion est bonne aussi depuis la position du cafard)
*Les mots que je vais employer dans ce billet pour parler de ce personnage fictif ne sont pas du tout destinés à me moquer d'une catégorie de gens qui, pour une raison ou une autre, sont déficients mentaux. J'ai trop de respect pour eux et pour le travail des gens qui les prennent en charge. Mes commentaires sont uniquement dirigés vers ce film et son contexte.
Bon, Christophe est pas dans la forteresse depuis 2 minutes qu'il est déjà promu chef de bande. C’est l'effet Vercingétorix. (Il a tout de même eu le bon gout de pas ramener sa perruque de merde sur le plateau)
Avec toute sa bande, dont le neuneu à cafard, ils vont vouloir s'évader. Pour ça, faut le digicode du bureau du directeur. (Précision pour la suite : la forteresse en question est un satellite dans l'espace, ça complique un peu la tache. Puis il est immense, ce bazar là.)
Donc, le mec au cafard trouve -comme par hasard- une camera miniature. Avec un trombone et un bout de ficelle, il réussi à construire un récepteur d'image pour la camera -qui fonctionne- et qu'il a vissé sur le dos de son cafard. Sans le tuer. (Faudra qu'on m'explique) Le but du jeu, envoyer le cafard jusqu'au bureau du directeur, attendre qu'un figurant tape le code, le cafard le filme et hop, le code et la liberté sont à eux !
Tu es toujours là ? O-o C'est pas terminé, le meilleur est à venir.
Donc, le super-cafard-espion est lâché dans le satellite. (Non sans mal, il a fallu convaincre le neuneu de tenter l'expérience.)
Bon, malgré le fait que le satellite soit aussi grand que le Kansas, apparemment le bureau du directeur est au même niveau que les cellules de Totof Lambert and co. Genre à même pas 20 mètres. Le cafard prend le premier gardien venu en filature (il est pas con ce cafard, il a comprit tout le plan) et coup de bol monstrueux : le gardien va justement au bureau du directeur.
Si si.
Le cafard, au niveau du sol, parvient à filmer par dessus la main du garde et cadre parfaitement le code d'accès. (Les cafards sont plus dangereux qu'on le croit) Il s'infiltre dans le bureau avec le garde, et alors que c'est la fête à neuneu du coté de la bande à Totof, LE DRAME DU FILM ARRIVE !
Le gardien marche sur le cafard.
Je sais, c'est affreux.
Même dans la bande à Totof, ça casse l'ambiance. Et là, le gros moment d'émotion du film. (Oui ça se bouscule. Sortez vos mouchoirs)
Petite musique triste, on cadre sur le demeuré qui pleure son cafard, et là, Christophe arrive, tout chagriné pour son pote et, compatissant lui pause la main sur l'épaule d'un air de dire : on est de tout cœur avec toi... Sans rire, il aurait vu sa mère passer sous un camion, ça serait pas pire !
Et le bouquet final > l'évasion. Donc, un satellite grand comme c'est pas permis, on nous fait comprendre qu'il y a + de détenus là haut que dans n'importe quelle autre prison sur terre, j'imagine que le service d'ordre est prévu en conséquence.... Et ben à partir du moment ou les prisonniers foutent le bordel, on n'en voit plus qu'une poignée jusqu'à la fin (ou sont passés tous les autres ? Mystère ! Enfin, je dis ça, en même temps on s'en fout) tandis que du coté des forces de l'ordre, il reste le directeur (le boss de fin du film) et le chef des gardes. Personne ne s'est encore évadé mais y'a déjà plus personne à bord !
Puis la toute fin, quand Totof revient sur terre... Il retrouve sa femme et son gosse... là aussi, quelle fin de merde O-o J'ose même pas te la raconter, c'est encore pire que tout le reste.
Faudrait presque que tu le regardes toi même, tiens....
Si le cœur t'en dit...