Bon, autant j'ai pas la prétention d'être un analyste politique éclairé (ou digne d'intérêt), autant je suis pas boubourse. (Nm. Bouboursse. Con, demeuré, abruti, idiot du village. "-Tu as voté, dimanche ? -Ben oui, chuis pas boubourse !")
Dans les médias, on peut lire : "Sarkozy peut il perdre ?" ou "Ségolène Royal peut elle encore gagner ?" On nous présente, l'air de rien, Sarkozy comme le mec qui va gagner (sauf catastrophe) et Royal comme celle qui va perdre (sauf miracle). Nos avis sont, "inconsciemment", influencés par les médias. Ne soyons pas les décideurs passifs de nos intentions de vote et de nos intimes convictions ! Ne soyons pas manipulés !
Voila le topo ! Droite-Gauche au second tour, c'est un grand classique. Le centre en 3e position, magnifique. Là où le moral est en baisse, c'est du coté des extrêmes. Quand on fait de Le Pen le 4e homme de cette élection (même si effectivement il l'est), quand on fait de lui un candidat au titre, un postulant au second tour, ben on nous ment.
En revanche, quand on fait du facteur des pauvres, Besancenot, le grand vainqueur des "petits candidats", c'est vrai. Il a récolté les voix d'Arlette, c'est le sang neuf de l'extrême gauche. C'est le souffle de jeunesse qui fait coller la démarche "Laguiller" avec notre époque. Mais paradoxalement, le sang neuf de l'un alimente les idées noires de l'autre.
Nicolas et Ségolène seuls en tête, c'est tout le sang neuf de leurs partis respectifs qui s'exprime. Pour les vétérans communistes, il est temps de se rendre compte d'une chose :
Car aujourd'hui, les extrêmes comme le Fn, par exemple, ne sont que des courants d'humeur, les portes paroles de minorités que tout de même, nous ne devons pas ignorer. Au rang de celles là, il y a les écolos. Et loin de se mettre au vert, leurs représentants mouillent plus que jamais le maillot pour exister.
Le grand paradoxe de ces dernières années, c'est que dans la balance de l'humanité, plus que la sécurité ou le chômage, c'est la santé de notre planète qui est le plus gros dossier à traiter. Et si tout le monde est d'accord, manifestement en dehors des verts, de Nicolas Hulot et de tous ceux qui comme moi, ont visionné "Une vérité qui dérange" ou "La marche de l'Empereur" (j’ai même pleuré, na), toute la classe politique s'en branle.
Et d'une seule main, comme si c'était une petite bite de rien du tout.
Certes, nous connaissons tous (dans nos familles, amis, voisins ou camarades de jeu), des malades, des chômeurs, des communistes. Et si pour chacun d'entre eux, nous avons le cœur qui saigne face à leurs difficultés à vivre dignement, nous oublions trop facilement que nous sabotons au quotidien tout ce qui nous fait vivre tout court, tous autant que nous sommes.
Les richesses les plus précieuses de cette planète ne sont pas l'argent, le pétrole, les points SFR, mais l'eau et l'oxygène. Ces 2 là, que nous polluons et gâchons sans vergogne, sont nos seuls vraies richesses, notre seul vrai luxe. Nous sommes tous conscients que des millions d'hommes et de femmes, d'enfants, meurent de faim, de soif, de maladies (même bénignes pour nous autres occidentaux) parce qu'une grosse poignée d’entre nous parvient à faire de leur sort un biseness.
Les programmes de nos politiques sont populistes, rassembleurs, opportunistes, d'actualité mais certainement pas de fond. Comme disait mon futur beau père à table dimanche dernier (beau-papa, si tu me regardes) : aujourd'hui, on se fout complètement que des gens meurent de faim dans le monde. Et ben le pire, c'est que c'est vrai.
Les actualités People prennent plus de place dans nos kiosques à journaux que nos frères et sœurs du bout du monde. Que nous soyons nés en France (ou dans n'importe quel pays "riche") et en bonne santé ne nous donne pas le droit d'ignorer que nous aurions pu naitre ailleurs, dans un pays en guerre et sous-développé, issus du ventre d'une femme malade et mourante.
Racisme, violence, profits, exclusion, mensonges, tout ce qui nuit à l'homme doit être combattu. Nous sommes le pays des droits de l'Homme, de la liberté de l'individu, de l'égalité entre les citoyens, de la fraternité au delà des différences. C'est vrai, ce n'est pas le boulot de
Bon pour être franc, dimanche, j’ai pas voté. Si j’avais du aller glisser ma contribution de l’urne, j’aurais eu mon bulletin dans le peloton de tête, quand même. Mais, je me suis abstenu. Manque de confiance chronique.
Et dire que chaque fois
Que nous votions pour eux
Nous faisions taire en nous ce cri :
Ni dieux ni maitres
Dont ils rient aujourd’hui
Puisqu’ils se sont fait dieux
Et qu’une fois de plus
Nous nous sommes fait mettre…
Renaud Seychan.
1 commentaire:
Comme toujours, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce texte.
J'ai beaucoup ri... au début, mais j'ai eu plus envie de pleurer sur la fin... Triste vérité
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