Autant j'aime le cinéma, autant des fois, faut pas déconner.
Comment on peut appeler certaines merdes "des films" ? Ou alors on dit "des films de merde" et là, ça va.
Les derniers films que j'ai vu ou revu, c'est "Ensemble c'est tout", "Un homme d'exception", et "Prête-moi ta main". Tous dans des registres différents, mais tous de bons films.
Mais là, je viens d'en voir un... Et je suis allé voir sur "nanarland.com", même eux ils en parlent.
Dragon Ball, le film.
Récupéré un peu par hasard, il fait parti de ces films au fort potentiel hypnotique. Si, dès les premières secondes de visionnage, on a pas le reflexe de décrocher, c'est mort, on regarde tout.
Comme disait Bigard, la connerie est hypnotique. On regarde jusqu'au bout... Faut qu'on sache !
Peut-on appeler ça un film ? Techniquement parlant, oui. Sauf que sur ce film (p'tain, c'est pas facile) la technique n'est pas à la hauteur. Point de vue effets spéciaux, déjà. Parce que le générique du début... que dire ? C'est le tout premier gros choc visuel. Un effet spécial façon dessin animé des années 70, un peu moche. Carrément très court, mais à la limite tant mieux. On se dit naïvement que, vu le générique, tout le budget à du passer dans le film proprement dit. Décors, figurants, costumes, acteurs, combats...
Quand on vu le film, on se dit :
- "qu'est ce que c'est que cette merde" ?
- que finalement, tout le budget à du passer dans les décors (honnêtes) et les figurants. (Nombreux mais optimisés, de tout le film on ne les voit que sur un seul plateau.) Pour les costumes, les acteurs et les combats, faudra repasser.
- "qu'est ce que c'est que cette merde" ? (Si, je me le suis répété 2 fois)
L'histoire (mouahahaha -pardon-) commence quelque part en Asie, selon nos critères à nous, humains. Une grande fête dans un village, un nouveau chef est nommé et tout le monde applaudit. Au bout de 1 minute 18 secondes, c'est le drame : l'ennemi attaque. Tout le monde à l'air d'avoir très peur, sauf nous bien entendu. Des engins volants non identifiés surgissent sur l'écran. Autant le dire tout de suite, c'est super mal foutu. Dans la lignée du générique. On dirait presque que les engins sont dessinés à même la pellicule.
Les gens courent dans tous les sens, se bousculent, crient, c'est un peu comme le Tour des Flandres (cf billet "Sur la route...") avec des explosions en plus. (Puis coté explosions, ils ont mis le paquet. Ils ont même du mettre tout le pognon dedans, c'est le seul truc qui soit bien foutu dans ce film)
Puis comme dans tous les grands films de guerre, quand l'aviation a fait le ménage, les forces (extra)terrestres déboulent. Un bataillon de mecs armés à la tête duquel se pavanent 2 loustics que nous auront la chance -hum- de revoir tout au long du film. On dirait un couple de "Terminator", le mâle et sa femelle, habillés comme dans "Mad Max". Ou mieux, comme dans "Street fighters", en fait. (Une perle aussi, celui là.)
Alors que les villageois se font trucider dans le village, les chefs religieux prient en silence devant un bouda en bronze qui doit être le protecteur du coin.
Dehors, c'est toujours une boucherie. Comme les prières ne donnent pas grand chose, y'a un des chefs religieux qui se redresse et qui prie à voix haute : "Que
Enchainement de séquences sur les villageois qui se font trucider (plus que jamais) et sur les braves chefs qui redoublent de prières parce que dehors, ça gueule ! Ils se doutent qu'il doit se passer du barouf et que les gens ont besoins d'eux.
Comme l'invocation de
Encore des prières, mais dans une autre langue. On sait jamais....
Ben tu me crois, tu me crois pas, à partir de là, plus un seul coup de feu ! Faut dire qu'il s'est passé 3 (longues) minutes depuis le début de l'attaque et que là, tout le village (ce qu'il en reste) est aux mains des envahisseurs.
Et là, le chef des méchants arrive. (Dans le temple, les chefs prient toujours, comme si ça pouvait encore servir à quelque chose maintenant que tout le monde est mort.) Il quitte son engin spatial par un système de téléportation (c'était mieux foutu dans Star Trek y'a 30 ans) et rejoint ses 2 lieutenants (Terminator et madame) et nous avons droit à... y'a pas de mots.
Un guignol avec des gants et un masque bleu, deux grandes cornes sur la tète, une cape noire plus grande que lui et un costume qui a du servir de brouillon pour le film "Iznogoud".
Il débarque dans le temple et met un terme (enfin) à la prière des planqués. Le nom de ce personnage haut en couleur et bas en charisme : Le Roi Cornu. Rapport aux cornes, surement...
Le dialogue qui suit entre les protagonistes, c'est "Actor Studio". Un jeu tout en finesse, avec beaucoup d'élégance et une gestuelle à la limite du "surjoué". Le méchant est venu chercher une boule de cristal. Il en existe 7 qui, une fois réunies, permettent d'invoquer un dragon sacré qui peut exaucer un vœu. (Lui, pour faire preuve d'originalité, il veut devenir le maitre du monde.)
Il tue tout le monde avec un éclair bleu issu de sa main (comme l'Empereur, dans Star Wars... Mais on va pas crier au plagiat, vu la qualité de cette bouse, ça craint rien.) et vole la boule.
Avec celle là, ça lui en fait deux. (Il en avait déjà une sur lui.)
On arrive donc chez le héros du film : Songoku. Il vit comme un reclus, dans la foret avec son grand père. Eux aussi, ils ont une boule.
C'est le moment de parler du casting.
Le grand père, il est coiffé avec une toque sur la tête, des lunettes à la "Jean Roucas" et le bas du visage de Le Pen. La vérité, il fait de la peine.
Songoku, ceux qui connaissent le dessin animé ou le manga, situent bien la coupe de cheveux. Des grandes mèches dans les coins, une sacrée tignasse. Pour le coup, c'est le coiffeur de la production qui a du s'arracher les siens. Le résultat est raté. Ils lui ont fait l'option "toque", lui aussi. Un visage comme celui de Michael Jackson dans "Billie Jean" et des grands yeux de filles. Très viril.
Ils portent le même pyjama et jouent aussi bien l'un que l'autre. Mal, en fait.
Le bâton magique, appelé ainsi dans le dessin animé, est devenue une baguette magique (?) et les effets sonores qui l'accompagnent sont ridicules. Un peu comme ceux de "Ma sorcière bien aimée", la série.
Petite démonstration d'arts martiaux (arf) entre nos deux amis, avec tout un système de câbles pour voler avec la grâce d'une brique d'un arbre à l'autre. Les mimiques des acteurs sont grotesques, comme leur scène en fait. Les effets comiques sont ratés, mais vraiment ratés. Au delà de toute expression.
Le héros va chercher du poisson pour déjeuner et jette son dévolue sur un crocodile. (En carton.) Détail qui tue : le crocodile parle. Je ne résiste pas au plaisir de partager avec toi sa grande réplique : "Ho, voila mon déjeuner qui arrive!" Qui se souvient des "Dents de la mer", le 1er ? Coté réalisme du bestiau, pareil.
Je vais faire rapide sur le 1er personnage féminin du film, Citoé (Bulma) habillée en cowboy en pleine jungle asiatique avec juste la cuisse gauche à l'air pour le coté "sexy" et sa rencontre avec Songoku... C'est la première fois qu'il rencontre une fille, dis donc ! A son âge ! (16 ans, à vue de nez)
Je ne doute pas qu'il trouvera désormais une réelle utilité à sa petite baguette magique.
Et devine quoi ? Elle aussi, elle possède une boule.
La galerie de personnages qui suit est indigne de tout film qui se respecte. (Oui, malheureusement, y'en a d'autres.)
Le premier (je laisse le soin aux amateurs de deviner qui c'est) est un magicien (pas comme Copperfield, Majax ou Garcimore) qui peut changer d'apparence grâce à une chorégraphie travaillée. (Il se frappe le torse, se met des claques et zou, c'est plus lui.) Sa toute première apparence/apparition, est à graver d'une pierre blanche dans les annales du cinéma parlant. Autant pour son costume, que son jeu d'acteur et les dialogues. Du très très lourd. Imagine un homme bedonnant déguisé en cochon tout noir avec un râteau à la main et une culotte jaune du plus bel effet. Je passe sur le combat, la musique et les effets sonores, au risque de me répéter... Précision importante, lui aussi possède une boule...
(Autant, y'a des acteurs, ils jouent dans des films, autant y'en a, ils compromettent leur carrière.)
Le second, c'est "Yamsha", appelé Westwood dans le film. Habillé lui aussi en cowboy, façon Clint Eastwood (j'ose pas croire qu'il y ai un rapport), cigarillo au coin de la bouche et lunettes de soleil (mais fashion quand même), il est très viril, lui aussi. Surtout du visage, un peu comme Amélie Poulain. Lui aussi a une boule en sa possession, bien entendu. Sous son poncho, il est habillé comme le mec à Barbie, la poupée "Ken, prince du désert". Tout en blanc, avec une cape en or.
Le mec des costumes est soit avant-gardiste, soit un grand malade. (On peut pas tout coller sur le dos de la drogue, non plus.)
Sa grande réplique ? "Je suis le plus méchant de tous, alors passez moi votre fric si vous tenez à la vie".
Rendons hommage au cameraman qui parvient à ne pas mourir de rire en filmant et qui conserve un cadre parfaitement fixe.
3e et dernier personnage : "Tortue géniale". Dans le film, c'est "Homme Tortue". (A ce moment là du billet, j'ai conscience que pour les non-initiés, c'est quelque peu déroutant, tout ça... Pas autant que pour moi, d'avoir regardé ça du début à la fin)
Alors lui, c'est vraiment le meilleur pour la fin. Si le costume est le mieux réussi de tous, la qualité de son jeu est unique !
Sa démarche ? Un mec avec des hémorroïdes ET un balai dans le cul.
Sa première scène ? Elle ruine tous les effets du costume. Il appelle un nuage magique (oui, je sais) en criant "Cumulo-force" (?) et se lance dans une chorégraphie indigne des ballets les plus approximatifs dans les écoles primaires de nos campagnes. Chacune de ses mimiques est appuyée à l'extrême, comme dans les films muets des années 50 mais avec de la cocaïne en plus. (Oui, parce que réflexion faite, un truc pareil à jeun, c'est pas humain. Même malade des nerfs, c'est pas possible...)
Le personnage est un obsédé sexuel qui s'assume (arf) et vu la sobriété de son jeu, je te laisse imaginer le grand moment de cinéma qui va avoir lieu de part sa rencontre avec Bulma-Citoé.
"Dragon ball" est il un film de boules ? Toujours est-il que Tortue-chose en a une aussi.
On fait les comptes ? Il faut 7 boules.
Le monstre bleu du début en a 2.
La bande à Songoku, 5.
2 et 5 = 7. (Si si.)
Le compte est bon, on peut enfin arriver à la fin de ce truc.
Les gentils partent à l'attaque des méchants. Dis comme ça, ça fait con. Mais en fait c'est con, c'est pour ça.
A la fin, les gentils gagnent. Comment ? On s'en fout. Puis ne tente surtout pas de me faire croire que ça t'intéresse !!!!!
Les photos valent le détour, tu peux en voir ici:
http://www.nanarland.com/Chroniques/Main.php?id_film=dragonball
Je rends hommage à nanarland qui fait un travail de documentation et de recherche énorme sur tous ces navets ! Pour ma part, je vais aller me faire un cinoche ce soir, regarder un vrai film pour bien me nettoyer tout ça ! On sait jamais, je voudrais pas y prendre gout....
'Me demande si c'est pas trop tard, quand même O-o
samedi 28 avril 2007
Septième art, films cultes et autres navets
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire