Tu as lu le livre ? Moi aussi.
J'adore le Japon. Je ne connais pas, mais c'est un pays qui m'attire. Ce mélange parfait de Cultures ancestrales et de Modernisme exacerbé, ce besoin de la jeune génération d'être avant-gardiste jusqu'a l'extrême qui tranche avec le classicisme des générations plus âgées. Comme quoi les hommes sont des sources d'inspirations inépuisables pour qui aime se poser des questions. Pourquoi un tel écart entre ces jeunes japonais et leurs ainés ? Pourquoi ce besoin de se faire remarquer absolument alors que les japonais semblent, dans leur grande majorité et avec mes petits yeux de français, plutôt calmes et discrets ?
Cet élan a commencé il y a quelques années. Le jeune japonais devenant un Otaku.
(Non, ce n'est pas sale.)
Un Otaku est une personne (souvent un jeune, mais y'a pas de règle) qui se coupe doucement mais surement de la vraie vie à nous qu'on a pour se focaliser sur un seul secteur d'activité, parfois même sur un seul et unique petit centre d'intérêt. Genre un jeu vidéo (ou plusieurs) un manga (bande dessinée japonaise, souvent épique, futuriste ou parfois coquine et qui étrangement, se lit complètement à l'envers par rapport à nos livres à nous. Pas la tête en bas, mais de droite à gauche.) ou un/e artiste. Et dans ce cas de figure, c'est presque pire qu'un fan de Johnny. Collection de tout ce qui touche même de loin à son idole, "transformation physique" pour obtenir un look identique, comportement similaire, déni complet de sa propre vie pour devenir l'autre.
Le japonais est méthodique et déterminé, probablement un peu allumé, mais j'aime bien.
Dans le billet "S comme ...." j'ai déjà parlé de mon attachement aux japonaises, sushis/makis et autres riz gluants, donc j'enchaine. (Quoi que le riz gluant, bof.)
Donc, par son look ou son comportement, l'Otaku fan de Johnny (ou tout autre rocker japonais) pouvait déjà se faire remarquer dans la rue, avec toute la force de sa conviction et la foi en son combat. (Genre "Je suis lui. C'est lui qu'est pas lui, puisque lui c'est moi".)
Seulement voila, ça, c'était avant.
Maintenant, l'idée, c'est plus de vivre par procuration, c'est de vivre tout court. Dans l'excès. Dans la drogue, la boisson, dans le sexe ou la violence, dans le rejet de son identité. Vivre en se faisant une place, en sortant du lot, en étant le plus remarqué possible à défaut d’être le plus remarquable...
Et là, je dis non !
Parce que là, c'est la fête du slip. C'est n'importe quoi. Les garçons se laissent pousser les cheveux (ceux d'entre toi qui m'ont connu lorsque j'avais les cheveux longs savent que venant de moi c'est pas une critique) avec une grande mèche qui cache un œil ou au moins les 2/3 du front (pas comme la perruque de Vercingétorix) et quand la longueur est bonne (je parle des cheveux) ils se teignent tout ça en jaune, en vert, en bleu, en rouge...
Ils se posent des faux ongles comme les filles, ils se maquillent comme les filles, ils s'androgynisent ! (compte triple au scrabble, celui là)
Et tout ça pour quoi ?
Mais, je vais te le dire. Pour qu'on les regarde O-o
Parce qu'ils attirent l'œil du passant qui passe, ils existent dans le regard de l'autre. Ils vivent.
Le regard interloqué, inquiet, surpris du japonais de base provoque un frisson dans le corps du jeune à la recherche d'une raison à donner à sa vie.
Stupeur et tremblements....
Enfin je crois. Si toi qui me lis, tu es diplômé en Androgynie Japonaise Appliquée, je suis preneur.
jeudi 12 avril 2007
Stupeur et tremblements
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