Et ben voila ! Droite – Gauche au second tour, comme dans le temps.
A ceci prêt que dans le temps, les deux finalistes, c’était des vieux. Et toujours des hommes. Toujours. Une constante de la 5e république. Avec la hausse des taxes et autres impôts, c’est p’tre la seule la seule chose qui soit restée constante, d’ailleurs.
Donc, la grande nouveauté du jour, c’est ça : 2 candidats de moins de 60 ans ET une femme dans le peloton de tête. Et si je n’ai pas vu la déclaration de Ségolène Royal, une chose est sûre : Sarko rit. Lors de son discours, il avait un sourire qui trahissait une grande joie, une grande fierté, probablement un certain soulagement. Une grande euphorie, quoi.
Il s’est comporté en grand vainqueur, comme si il avait remporté la finale. Dans sa prise de position, par exemple, sur le débat à venir avec la gardienne des clés de la maison Gauche, prônant une volonté absolue au dialogue et au respect. Dans sa volonté de rassembler tous les français, également. Oui, tous. (Même les jeunes avec leurs futs à mi-cul et leurs crêtes fixations béton. Courageux, Sarko, pour le coup…)
Il s’est tellement comporté en grand vainqueur qu’il a même fait le tour de Paris en voiture, comme Chirac en 2002. Enfin presque. Lui, il l’a fait d’entrée de jeu, avant le sacre officiel et c’était pas complètement le tour de Paris, mais le trajet entre je-sais-pas-où et son QG de campagne. Y’avait des journalistes en moto, comme pour Chirac, mais Sarko s’est affiché avec 2 p’tites blondes (les filles de Cecilia avec Jacques Martin, selon une source proche spécialiste en people) du meilleur effet par rapport à, je sais pas moi, Bernadette, par exemple.
Sarko qui déclare respecter Ségo et ses idées, qui demande un débat plein de respect parce que espéré par la France entière. C’est génial. Parce que si Ségo veut battre le rappel de ses troupes, rameuter ses alliés du parti communiste (il en reste 8 en France, ça ira vite), toutes les brebis égarées et autres jeunes à crêtes-fixation-béton, appeler à l’union sacrée contre le grand Satan, à faire barrage à la menace Sarkozy, c’est elle qui passera pour la vilaine. (Hou, la vilaine !!!)
Faut dire que le cumul des voix de Gauche ne va pas chercher bien loin. La seule chance de Ségo pour le second tour, c’est que Sarkozy déclare forfait, genre, parce qu’il aurait mal à la tête par exemple, parce qu'il aurait "plus envie", parce que... parce que.
Enfin pour Ségo, ça sera pas facile, quoi. Pas impossible, mais vraiment pas facile. Si, en fait. Autant le dire tout de suite : ça pue.
Mais il n’est pas de grande guerre qui soit gagnée sans grande bataille. Amis de Gauche, va pas falloir mollir parce qu’en face, y’a un gros moral de vainqueur. Le match retour va être musclé.
Dans mon billet précédent, je parlais de série noire, de trahison, etc. Toi qui vient me lire tous les jours et qui me connaît personnellement, rien de grave, je te rassure. Fausse alerte, comme on dit.
La trahison, la voila : Jeudi, alors que je travaillais frénétiquement à la saisie d’un mail sur mon ordinateur au boulot, celui-ci décide de me jouer un vilain tour : il se coupe, purement et simplement. J’ai eu un tic nerveux de l’œil gauche, comme Scratch, l’écureuil dans L’âge des glaces, quand il entend la banquise se fendre et prête à lui tomber sur la gueule.
Je le relance, je me re-précipite sur mon mail et zou, rebelote : plus de son, plus d’image.
(Début de la série noire.)
Je tombe la veste, je retrousse mes manches, j’enlève mes clés de ma poche (je sais pas pourquoi, j’analyserais ce geste plus tard), bistouris, clé de 12 et me voila lancé dans une séance de sauvetage désespéré. Apres tout, je suis un équipier de première intervention. (Un genre de secouriste mais light, vraiment pour faire patienter le mort le temps que les vrais secours arrivent avec leur pin-pon.)
Bon, le bouche à bouche, sur un pc, ça marche pas bien. J’ai du me tromper de port USB. Toujours est-il que, après 30 minutes d’efforts en pure perte, mon poste informatique fut officiellement déclaré claqué.
Sur mon disque dur, j’avais bien sur des fichiers nécessaires à mon travail quotidien, tous mes favoris internet vers nos sites clients, bref, tout. La connexion sur un autre poste m’a permit de gérer l’urgence, mais merde, ça énerve quand même.
Ma copine rentrant de Barcelone le lendemain pour le weekend, je décidais d’aller faire quelques courses en partant du boulot. Le magasin est blindé de monde, mais j’espère trouver une caisse moins-de-dix-articles qui accepte de me prendre quand même, malgré mes deux paniers bourrés à raz-bord. Rien à faire, c’est têtu une caissière de Leclerc O-o
Bref, je passe en caisse après 38 minutes de queue, je me coltine mes sacs jusqu'au bus le plus proche et zou, en avant Guingamp, direction ma maison. J’imagine déjà l’apéro qui m’attend pour me réconforter de cet après midi de merde.
Et en arrivant chez moi, c’est le drame : j’avais laissé mes clés au boulot. Complètement zappé de les remettre dans ma poche après l’épisode de mon pc.
Entre 2 crises de larmes (oui, mes nerfs ont quelque peu lâchés) j'ai tenté de réfléchir à la meilleure stratégie possible : Je casse un carreau, j’enfonce ma porte, je retourne en bus au boulot avec mes 2 gros sacs de courses ?
J’ai finalement pu laisser mes sacs chez un voisin pour me concentrer sur la récupération de mes clés. Dans le bus, les gens s’éloignaient de moi au fur et à mesure que je me collais des baffes.
Ben quoi ? Je suis normal O-o
Je te rassure, la série noire toucha à sa fin là-dessus. Oui, je sais, c’est pas une vraie série noire, grave et tout et tout. Mais d’abord, tant mieux pour moi (c’est vrai, quoi) puis si je n’en rajoutais pas un peu pour gonfler le suspens et te tenir en haleine jusqu’au bout, tu n’aimerais pas venir me lire avec autant de plaisir.
Enfin je crois…..
1 commentaire:
Ma petite Louise a eu une dure journée ... je compatis sincèrement :o(
Ce ne serait pas des baffes que je me serais infligé pour un oubli pareil.
Il est trop tard mais la prochaine fois tu penseras à me faire signe que je te files un coup de main (l'amitié c'est quelque chose)
Me demande où tu as la tête des fois ...
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