samedi 3 novembre 2007

Il était une foi…

Oui, il était une foi, et pas une fois. Car, je n’en suis pas à mon premier coup d’essai. Vous allez comprendre.

Depuis 2 jours et depuis bien longtemps, j’ai eu du temps pour moi, du temps pour écrire. Sur mon Blog, certes, mais pour mes bouquins, surtout. Que je te parle un peu de mes romans, tiens…

Il y a… 6 ans, je fis la rencontre d’un jeune homme : Paul. Un jeune issu de la Cote d’Ivoire. Nous sommes devenus proches rapidement, nous découvrant des traits de caractères communs, différentes sources d’intérêts communes. Les sociétés secrètes, la vie au delà de notre planète, la spiritualité en soi, nous aimions parler de tout cela.

Un jour, une de nos discussions un peu plus légères porta sur les Chevaliers du Zodiaque. (Comme quoi on parlait vraiment de tout) Mythologie, armures, pouvoirs, nous échangions quelques points de vue sur nos sagas et personnages naguère préférés. La saga d’Hadès n’était encore qu’un projet et, pour le fun, nous décidâmes d’écrire une histoire dans la continuité chronologique.

Nous nous sommes pris au sérieux, nous documentant, développant un travail de rédaction bien à nous, moi déployant et rythmant le récit et lui, y apportant dialogues et développant les interactions sociales entre nos personnages.

Ravi par la tournure que prenait notre histoire et confiant en la qualité et l’efficacité de notre travail et de nos efforts joints, je prenais confiance en notre potentiel. Si bien qu’un matin (ou un soir, je ne sais plus) il me vint l’idée, la trame d’une histoire : un roman policier. J’en fis part à mon camarade de plume qui éclata de rire, non pas devant le fond de mon idée, mais devant la tache de travail que cela représentait et le temps qui nous serait nécessaire pour y parvenir.

Certes, c’était fou : nous étions simples informaticiens, pas écrivains ou hommes de lettres. Mais le défi fut relevé, nous allions nous employer à tenter notre chance et (déjà) tout mettre en œuvre pour être publiés et négocier les droits pour une adaptation au cinéma ^_^

Puis, quelques semaines plus tard, un funeste jour de novembre 2001, mon ami m’abandonna. Il dut changer de vie, prématurément et pas comme nous l’imaginions toutefois. Contraint à l’exile en province par maintes déconvenues personnelles, nous nous séparâmes dans le hall de notre client d’alors, après une ultime accolade et je l’avoue sans honte, les larmes aux yeux de le voir me tourner le dos, et partir.

Nous nous revîmes une dernière fois quelques temps plus tard et je n’eu plus jamais de nouvelles de lui. Pour autant, je n’entendais pas renoncer à mon projet. J’avais rédigé le plus gros de l’histoire, je continuai seul. Mais à l’écriture du mot « Fin », sans autre œil pour me relire et manquant de technique, le résultat n’était pas convainquant.

Puis, ma charge de travail évolua et je manquai de temps pour finaliser correctement l’existant. Mon travail de relecture me permettait toutefois de muscler mon récit et d’en améliorer la fluidité. Il manquait encore un peu de style, mais avec le temps, je m’améliorais.

Puis surtout, d’autres idées me vinrent. Au final, une demi-douzaine que j’estimais réellement dignes d’intérêts. Très récemment, avec Thelma (mon ami Cédric, pour les plus fideles lecteurs d’entre toi) nous avons entrepris d’écrire un roman de science-fiction. En 5 ans de temps, j’ai développé une bonne technique d’écriture (et je dis ça en toute modestie) qui m’offre la possibilité d’avoir des histoires bien structurées et pour lesquelles je parviens à utiliser différents styles. Je suis désormais capable de moments de ruptures dans ma narration, ce qui est un plus considérable que je peux ajouter à un fond solide.

Il était une foi, la mienne. Quand je suis passé cadre à mon boulot, mon responsable d’alors me disait que les cheveux longs, ça faisait un peu « artiste », ça pouvait nuire à l’image d’un cadre bien sous tous rapports. Hors ce coté artiste, je l’ai. J’ai une véritable passion pour l’image et la photo, pour le cinéma et la comédie, pour l’humour, l’écriture et la cuisine. Moi, l’informatique, vous savez… Je m’y ennuie plutôt qu’autre chose. Je suis au quotidien dans un rôle que je ne sens pas fait pour moi, et ce rôle dont je ne veux plus, je vais bientôt pouvoir m’en séparer.

Je vais vivre comme un artiste 90% de mon temps en 2008, je vais me faire plaisir. Parce qu’encore une fois, j’en aurais l’opportunité et que je suis conscient que tout le monde n’aura pas cette chance. J’ai la foi !

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