Bonjour ami lecteur.
Hier midi, chez mes parents, je discutais avec eux de ma destinée.
Parce que ma grand-mère s'inquiétait de savoir désormais proche l'échéance qui allait m'ouvrir les portes et les joies de mon congé sabbatique.
En bon petit fils que je suis (je pourrais même faire beaucoup mieux, mais bon... ) je lui expliquais donc que non, je n'avais pas démissionné, que non, je n'allais pas finir sous un pont à l'issue de ce congé, que non, je ne faisais pas n'importe quoi.
Déjà, à l'époque où je bossais dans mon ancienne boite et où je distribuais le courrier, quand j'ai dis que je démissionnais pour aller faire de l'informatique, c'était presque un drame familial.
- Mais non, reste où tu es, y'a tellement de chômage !
- Ben oui, mais je suis pas au chômage, j'ai un contrat en poche !
- Mais qu'est ce que tu vas y faire ?
- Ben je vais prendre des appels, je serais formé, t'inquiète pas !
- N'importe quoi !
Et là, c'était avec ma grand-mère. Avec ma mère, ça donnait ça :
- Mais non, reste où tu es, y'a tellement de chômage !
- Ben oui, mais je suis pas au chômage, j'ai un contrat en poche !
- Mais t'y connais rien, t'es nul en maths !
- (vexé) Mais c'est plus une question de maths, maman ! Je vais pas faire de la programmation !
- N'importe quoi !
Résultat des courses, aujourd'hui, dans cette même société, j'ai gravi les échelons jusqu'à devenir cadre. Et le courrier ne me manque pas !
Non mais !
C'est très curieux, d'ailleurs. Parce que là où je suis, je bénéficie d'une certaine... image, dirons nous. On me connaît, j'ai un passif, une histoire, une situation... Et ben vendredi dernier je suis allé me rencarder dans une boite d'intérim... Et là, c'est le drame. J'ai réalisé que ces gens là ne me connaissaient pas du tout, eux O_o
Incroyable !
Ils ne savent pas que je suis gentil, serviable (drôle, parfois) que j'ai du potentiel ! Ils me traitent comme le premier venu !!!!! Comme si tous les efforts consentis depuis 5 ans, tout le travail de communication effectué, toute la reconnaissance relative que j'en tire aujourd'hui, tout cela n'existait plus !
Alors oui, je le savais, mais j'en ai vraiment pris conscience en sortant de cette boite d'intérim : quelque soit le job d'appoint que je pourrais faire, il allait falloir que je reparte de la base, de zéro.
Mon ego, un temps ébranlé, céda la place à l'humilité. C'est certain que l'année 2008 ne se fera pas toute seule.... mais le jeu en vaut la chandelle, p'tain. J'en arrive donc au contenu de ma discussion avec mes parents, hier. (Wow, me suis vachement égaré, là !)
Je dissertais avec joie sur l'idéologie de la vie de Gaston Lagaffe et sur le parcours et les convictions de Jean Marie Bigard. J'aurais pu citer Philippe Reyno (cf mes liens) mais ma famille ne le connaît pas. J'aurais pu citer d'autres exemples plus "illustres", je sais bien, mais la candeur affichée par mes choix n'est pas innocente.
Gaston Lagaffe, c'est quoi ? Un artiste. Un gentil garçon pas fait pour le travail de bureau, un grand enfant, une grosse imagination, un homme qui entend vivre sa vie, en profiter, être heureux.
Bigard, c'est qui ? Un homme qui a fait en sorte de laisser la place à l'imprévu dans sa vie, qui a refusé de s'enfermer dans une situation qui l'aurait contraint à regarder filer sa vie. Un artiste qui veut faire ce qu'il aime faire de sa vie.
Ben moi, pareil. Je suis un peu tout ça. Gaston Bigard, où Jean Marie Lagaffe, comme tu veux. Je ne manque pas d'exemples, de références, de modèles. Donc, ça sera dur, mais je le ferais. Comme je disais à ma grand-mère, justement, là c'est trop tard, je ne peux plus reculer, je dois le faire.
Et quand j'imagine mon quotidien futur, loin de m'inquiéter, ça me réjouit !
Je me rend compte qu'encore une fois, je n'ai parlé que de moi.... Après tout c'est mon Blog, mais j'espère tout de même ne pas devenir trop chiant O_o A partir de demain, juré, je parlerais d'autres choses !
Bon courage à ceux qui bossent, moi je vais aller me faire un bon mug de café et profiter une petite heure de la console de jeux qu'on m'a offert hier ^^
Un vrai gosse, je vous dis....
lundi 26 novembre 2007
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