mardi 17 juillet 2007

Araignée du matin...

Comme certains ont peur des chauves souris, moi c'est des araignées. Enfin ça dépend lesquelles. Peter Parker par exemple, non. Au contraire.

Mais toutes les petites noires, jaunes, vertes, roses à pois bleus, beuark. Surtout celles qui ont des grandes pattes. Avec ou sans poils apparents, c'est pas la question. C'est le concept, que j'aime pas.

Alors quand, comme moi, on ne supporte pas ces sales bêtes (et qu'on ne vienne pas me dire qu'elles ont une quelconque utilité devant l'éternel) y'a 2 options possibles.

1 / On fait comme si elles n'étaient pas là. (Genre, un pacte secret : je la vois pas, elle ne me voit pas.)

2 / On les bute.

Moi qui suis adepte de la seconde méthode, j'ai plusieurs techniques.

- A grand coup de pied. (Option "mégot", en posant énergiquement tout son poids sur LA jambe qui l'écrase avec un mouvement rapide du pied pendant 5 ou 6 minutes non-stop.)
- Avec le plat de la main. (En plein dans sa sale petite gueule mais faut aller très vite, des fois qu'elle survive et qu'elle contre-attaque.)
- Avec une tapette à mouche. (Imparable si elle est contre un mur. Prévoir un long manche si elle est au plafond et une éponge pour nettoyer après l'impact.)
- Avec une bombe insecticide. (1 bombe par araignée, prévoir un bon stock.)
- Avec l'aspirateur. (Une fois aspirée, laissez tourner le moteur pendant 20 minutes pour être certain qu'elle n'ai pas réussi à rester accrochée dans le tuyau et qu'elle est bien morte étouffée -dans d'atroces souffrances- dans le sac à poussières.)

Ou bien (bonus track) comme moi ce matin, avec un pistolet à air comprimé. Vers 05 heures, comme ma copine avait choisi de finir sa nuit en travers dans le lit (la tête sur son oreiller et les jambes à la place des miennes) je me suis réveillé. Plus de place pour allonger mon mètre quatre vingt quatre, doigts de pieds compris.

Je me lève, je la bouscule, elle ne se réveille pas, comme d'habitude. Et là, c'est le drame.

A travers ma fenêtre, je vois -pas une, ni deux- mais 3 araignées !!!!!! (2 petites et 1 grosse, les enfants et la mère, j'imagine.)

Elles tissent leurs toiles perfides et mortelles, me narguant du haut de leurs yeux noirs et globuleux, me defiant avec toute l'insolence de leurs pattes immondes.

Alors moi, n'écoutant que mon courage, je me recouche, me disant qu'elles finiront par partir, qu'elles ne m'ont pas vue et qu'elles ne tenteront pas de rentrer dans ma maison pour me manger.

Et puis non, finalement, je décide de combattre. Ni tapette ni bombe insecticide sous la main, pas question de brancher l'aspirateur sous peine d'une violente scène de ménage à 05.02 du matin. J'opte pour le pistolet. (A air comprimé. Comme disait Raymond Devos, pas plus de 2 airs comprimés par jour.)

J'arme la culasse, j'ouvre doucement la fenêtre (autant pour ne pas me faire repérer que pour ne pas en faire tomber une à l'intérieur de ma chambre) et je vise la première. (Une petite.)

Feu. Et mon tir fait mouche. Je dégomme fièrement l'intrus que je vois être expédié dans les airs en suivant de l'oeil la trajectoire de ma balle victorieuse. (Mon arme, digne d’Oss 117 possède également un coefficient de pénétration qui vaut le détour.)

Je vise l'autre petite... Je tire... Et je la rate. (Pourtant, je l'avais en joue à même pas 10 centimètres.) J'arme de nouveau, je tire encore avant qu'elle ne puisse réagir et je la vois dégager elle aussi, magnifiquement shootée par la puissance de mon arme redoutable.

Je vise la mère (enfin la grosse) et j'arme de nouveau ma culasse. Le premier tir transperce sa toile et je la vois aussitôt recroqueviller ses pattes sous elle. "Elle va me sauter dessus !" pensais-je ! Mais non. Elle avait detecté le mouvement non identifié sur son réseau filandreux et l'analysait.

En bon prédateur, je me suis mis dans la tête de ma proie.

Soit la tension sur la toile était la capture d'un insecte quelconque et elle le cherchait de ses 8 yeux monstrueux pour aller le bouffer goulûment sans plus attendre. (Où ça, où ça ????)

Soit elle ne reconnaissait pas le mouvement sur sa toile et elle se mettait sur la défensive. (C'est quoi ce bordel ????)

J'arme la culasse pour la seconde fois contre elle, je vise, je tire... Et je la touche. Pas suffisamment précis, mon tir la secoue tout de même. Elle commence à remonter en courant (et avec 8 pattes, ça cours vite ces saletés) vers sa tanière secrète mais je shoote en rafale. Par 3 fois je la rate de peu, jusqu'a la dernière, ou je la touche encore.

Et là, elle ne bouge plus.

Bon, je me dis -plus par humanité qu'autre chose- je vais l'achever pour pas qu'elle souffre ! (C'était p'tre par sadisme, quand même. A vérifier.)

Mais c'est à ce moment précis que ma copine se réveille, alerté par les nombreux coups que je venais de tirer (j'avais quand même vidé mon chargeur, dans l'histoire) et m'engueule. Là, j'ai réalisé la situation. J'étais à poil devant ma fenêtre à 05.00 du matin en train de tirer avec un pistolet à air comprimé sur une araignée grosse comme l'ongle d'un petit doigt. (Sans les pattes.)

Me suis recouché, du coup O_o

(Ne le dites pas à ma copine, mais j'ai refait le plein du chargeur et j'ai glissé mon arme sous mon oreiller. On sait jamais, elle pourrait revenir...)

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