vendredi 27 juillet 2007

Fast Food Nation

Bon, ben je vais devoir arrêter le pâté et la saucisse.

Non par pour je ne sais quel obscur régime de magazine féminin à la mode dont les gros titres fleurissent chez nos libraires comme les boutons sur la gueule du drogué de fils acnéique du voisin d'en face, mais parce que j'ai vu un film.

"Fast Food Nation".

Comme "Super Size Me", cette autre œuvre humanitaire militante à l'encontre des dérives et des dangers de la malbouffe, Fast Food Nation met le doigt sur l'envers du décor. Qu'y a t'il vraiment dans nos assiettes -dans nos hamburgers, pardon- de quoi partent nos royal cheese ? Nos nuggets en boite de 6 ? Nos steaks hachés, même ?

"Super Size Me" traitait de l'impact de la bouffe Mc Do sur nos organismes, "Fast Food Nation" remonte (démonte) la chaine alimentaire jusqu'à la genèse, autant dire la main d'œuvre. Qui fait quoi, dans quelles conditions, et surtout pourquoi ?

La fin du film montre une chaine d'abattage, des vaches et autres bœufs menés dans leur couloir de la mort, exécutés sans autre forme de formalité ni d'attention d'une balle dans la tète, égorgés, dépecés, découpés, détruites, ni plus ni moins.

Je ne peux décrire avec des mots simples ce que j'ai ressentit devant ces images.

C'est proprement inhumain.

Alors, l'envie d'un bon steak après ça, bof. Franchement.

Ces bêtes sont abattues "conscientes" (même pas endormies) et à partir de là, c'est l'usine. Jusqu'aux rognons, tout y passe.

Mon dernier hamburger commence à dater, mais le prochain, il n'est pas prêt de venir. Puis chez moi, au quotidien, je vais "finir" la viande que j'avais acheté, mais je n'en rachèterais pas. Plus envie de viande, sincèrement. Tant que les conditions dans lesquelles elles passent à la casserole, passez moi l'expression, ne seront pas plus "dignes".

Quand j'y pense... J'adore le fois gras ! :-(

Tant pis.

Je ne peux plus. Même les conditions de gavage des oies et autres canards, c'est immonde. En plus, je suis fan de Donald Duck, par respect pour les souvenirs d'enfance que j'ai grâce à ses aventures dans Mickey Parade, je me dois d'être solidaire de lui et de ses congénères.

Dans un premier temps, je deviens végétarien "at home", le temps de me débarrasser de mes vieux reflexes d'homo carnivorus, puis ensuite, je serais végétarien à plein temps, même chez mes hôtes.

Adieux vaches, cochons, etc. Désolé pour vous merlans, saumons, truites, morues et thons, vous avez un prédateur exclusif de plus.

Non pas que j'ignore les difficiles conditions d'élevage des poissons en question, mais je suis moins réceptif aux yeux des flétans qu'aux yeux de biches.

Voila, en fait c'est ça, tout est affaire de sensibilité. Et moi, tel que vous me lisez, je suis sensible.

Si.

En parlant de sensibilité, faut que je te fasse découvrir une pub, si toi pas encore la connaitre encore. Bon, elle reflète bien un de mes phantasmes. Peter la gueule d'une vulgaire araignée avec un arsenal nucléaire à ma disposition.

Ok, la pub est nulle. Le jeune en t-shirt et le papy, ils jouent comme des pieds.

Mais le gamin dans son robot, ben quand je l'ai vu, j'ai eu l'impression de me voir ! Surtout depuis le jour ou, dans mon parking, je me suis surpris à cracher sur une araignée pendue au plafond parce qu'elle était trop grosse pour que je la choppe à la main ! C'était plus fort que moi, fallait que je tente un truc !

Mais à coté de ça, je vous jure que je suis sensible O_o

Aucun commentaire: