jeudi 19 juillet 2007

La langue française, cette merveilleuse inconnue.

La langue française va mal.

Si.

Maltraitée à longueur de journée dans les rues par tous les premiers connards venus, comme une vulgaire trainée souillée à répétition au fond d'une ruelle obscure à la nuit tombée (n'y voyez nulle obscénité gratuite, belle-maman, c'est un exercice de style, rien d'autre) elle est également violée sans vergogne même par les professionnels pourtant garants de certaines valeurs/notions propres aux belles lettres : les journalistes.

Oui, téléspectateurs, téléspectatrices, on nous ment, on nous spolie, on nous déforme des mots du dictionnaire pendant nos journaux télévisés de 20 heures sur des grandes chaines françaises !!!!!

Si moi aussi, je suis parfois le complice involontaire de cette torture barbare infligée quotidiennement aux oreilles de Maitre Capello et de Bernard Pivot, si moi aussi, je suis bien loin de la joyeuse maitrise affichée en leurs temps par messieurs Devos et Desproges, si moi aussi, je suis à des lieux de la connaissance intime de notre belle langue par nos plus grands auteurs classiques et contemporains, et bien permettez moi, ici même, de laisser place à mon courroux. (Poussez vous un peu, quand même.)

Parce que, quand on regarde dans le blanc des yeux (vides de toute expression, qui plus est) une journaliste annoncer les nouvelles fraiches* du reste du monde (et crois moi public, il s'en passe des choses sur cette planète pendant qu'on bosse entre 09.00 et 18.00) et qui fait des fautes d'accords et de liaisons 1 phrase sur 4, ça saoule. Merde, lire un prompteur, c'est quand même pas compliqué ! Surtout qu'elle le fixe bien, elle, le prompteur ! Qu'elle vienne pas nous faire croire qu'elle récite son texte ! (Celui/celle d'entre toi qui devine de qui je parle gagne un pin's France Télévision)

*Fraiches, ça dépend de la nature même des nouvelles, bien entendu.

Alors oui, je sais que certains vont me dire : mais qui es tu, toi, petit insolent, pour OSER critiquer une journaliste avec des années de métier derrière elle ? Elle qui a la pression de présenter un 20.00 en direct, sans filet, sans parachute ? Pourrais tu faire mieux, toi, que nul ne connait ?

Ma parlure serait elle à la hauteur de mon écritance ? Paraitrais-je assez culturé pour poser des questions -que je ne comprendrais même pas- à un homme politique dont, de toutes façons, je n'écouterais pas les réponses ? Parce que même là, nous sommes dans un monde d'images. Faut bien présenter avant tout, le prompteur fait le reste.

Et ben merde. Oui, moi zaussi, j'en suis capable.

Ou alors, refoutez nous des moches, mais des moches qui savent lire ! Qui font pas des fôtes à tous les maux !

Pourquoi je me décide, aujourd'hui et ici même à parler de ça ? J'en sais foutre rien. Mais c'est pas grave, point n'est besoin d'avoir soif pour boire, comme disait Jean Michel. (aka Super-Menteur)

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