mercredi 4 avril 2007

Suis-je Jim Carrey ?

En fait, mon Blog, c'est presque un Road-Movie. Un parcours initiatique au cours duquel, avec ma Thelma/Louise imaginaire, je vais en fait apprendre à me connaitre.

Montez dans ma Chevrolet décapotable, je vous emmène sur la Route 66. Il fait chaud, le vent provoqué par notre vitesse souffle sur nos visages radieux, la radio crache des vieux tubes américains des années 60 (ou le dernier Justin Timberlake, c'est selon). Le ciel bleu du Nevada se reflète dans les verres de nos lunettes de soleil, le soleil de Californie nous attend...

Un Road-Movie avec Jim Carrey, ça doit être sympa. Plein de gaité et de joie, de blagues échangées et d'anecdotes croustillantes. (Comme la fois où j'ai rencontré Fred Diefenthal par exemple) Le truc bien avec Jim Carrey, c'est qu'il peut être vraiment touchant, aussi.

Tu as vu son dernier film ? Moi non plus. (Je t'ai déjà fait le coup de mes 3 chats ?)

Pour ceux qui ne le connaitraient pas encore (pfffffffff) sa filmo, vite fait : Cable Guy (Disjoncté), Menteur Menteur, Ace Ventura 1 et 2 (amis de la Poésie, s'abstenir), The Mask, The Truman Show (mon favori) The Majestic (mon autre favori) et plein d'autres. Dans Eternal Sunshine of the Spotless Mind, il est tel que j'aimerais être. Il est touchant, c'est un brave gars, un doux rêveur, un mec bien. Ce qu'il parvient à me faire passer comme émotions dans ce film, c'est énorme.

C'est vrai, ce qu'on dit : c'est vachement difficile de faire rire. (Je le sais, j'essaie avec toi depuis 3 posts) C'est le plus compliqué. Faire rire sans sombrer dans le ridicule, c'est un numéro d'équilibriste permanent, il faut jongler avec le réel et l'absurde sans jamais trop pencher d'un coté ou de l'autre, sous peine de ne jamais être drôle. Mais si on y parvient, c'est qu'on est vraiment un bon acteur. Un mec qui peut faire rire, peut faire pleurer. Le potentiel dramatique d'un comique, c'est incroyable. Et chez lui, ça me surprend à chaque fois. C'est un de mes acteurs préférés.

Pourquoi serais-je d'avantage Jim Carrey que Brad Pitt, par exemple, ou Tom Hanks ?

Ok, Brad Pitt dans le rôle du chauffeur de Chevrolet décapotée sur la Route 66 avec sa Thelma sur les genoux et ses lunettes aux verres fumés sur le nez, ça peut le faire. Et si je suis le premier à vanter les mérites du-dit bellatre et à louer son jeu d'acteur, jamais (Ô grand jamais) il ne m'a ému comme Jim Carrey a su le faire.

Là, c'est une piste intéressante. L'émotion. Je fonctionne beaucoup à l'émotion, au coup de coeur. Au feeling.

Donc, je ne suis pas Brad Pitt (ouais, ça va) mais à la limite, je pourrais être Tom Hanks. Parce que lui, point de vue émotion, ça déchire. Seul au monde, La ligne verte (p'tain, ce film...) Les sentiers de la perdition, Philadelphia, Forrest Gump, bien sur...

Je ne crois pas t'avoir dit que j'ai discuté avec Forrest Gump, en Octobre 2006... A San Francisco ! (Ouais, je me la pète, et alors ? C'est mon Blog, j'ai le droit) Bon, en fait c'était pas vraiment Forrest Gump, mais un mec qui lui ressemblait vachement. Je te raconterais ça une autre fois, puis je collerais une photo de nous 2, aussi.

Pour en revenir à Tom Hanks, et là aussi sans vouloir faire injure à son talent, sa palette est moins fournie que celle de Jim Carrey. Car Jim a un vrai don comique, en plus.

Et en ça, j'aimerais lui ressembler. Être ces 2 facettes d'une même pièce, d'un même personnage mais en être complètement maitre, en toutes circonstances. Si je me sens proche par bien des aspects de Ghost Dog, je pourrais plus facilement devenir Jim Carrey (le talent en moins). Parce que vivre sur le toit d'un immeuble au milieu de pigeons, socialement parlant, c'est compliqué à gérer après.

Je touche au but dans ma quête de savoir, dans la recherche de mon "moi" profond. J'arrive au soleil de Californie.... Je vois presque Los Angeles, là, au bout de la route....

Pas complètement Jim Carrey, donc. Pas du tout, en fait. Je suis beaucoup plus compliqué que ça ^^

(Là, j'ai conscience que c'est assez osé, après toute cette lecture -dans l'hypothèse qu'un autre que moi me lise- de dire, bon, voila mon bilan : je t'ai bien saoulé avec Ghost Dog, puis avec Jim Carrey et tout ça pour rien. Et ben si. Après tout, ce Blog, c'est pour faire connaissance. Toi à travers mes lignes, moi à travers tes commentaires, éventuellement. Je suis certaines de leurs facettes, ce que j'aspire à être passe en partie par eux.)

Nous sommes tous des palettes de peintres. Composés de couleurs de toutes sortes, de compositions diverses, de valeurs inégales. Mais nous sommes tous là, dans nos différences, pour devenir quelque chose. Pour qu'au final, sur la grande toile blanche que sera notre vie, on puisse voir quel chef-d'oeuvre nous avons pu devenir/accomplir. On ne sait vraiment qui on est qu'au moment de notre grand bilan, quand le tableau est achevé, faute de peinture. Avoir conscience de ma palette ne me dira pas qui je suis mais ça guidera certainement mon pinceau...

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Mais dans le fond Jim Carrey n'est-il pas ghost dog, le yin et le yang, le clair et l'obscur ?

Jim "Ghost Dog" Carrey a dit…

Bad ou Louise... Je connais une Bad !
Que j'ai délaissé par la force des choses, elle et quelques autres. Si tu es elle, d'abord je t'embrasse et suis heureux de te lire ! Si tu n'es pas elle, je te salue tt de même et te remercie pour ta contribution ^^
Dans les deux cas, je vais te répondre. Oui, je suis les deux, dans des proportions indéfinies et fluctuantes.
Le coté obscur du Ghost Dog qui sommeil en moi me fait passer en mode homme invisible quand de trop lourds soucis se dressent sur mon chemin. Il me faut du temps pour assimiler ces contrariétés, comprendre comment y faire face et ensuite, prendre mon courage à 2 mains et me lancer dans la bataille. Mais dans ces moments là, je ne me focalise que là dessus, en délaissant le reste.
C'est la 2e fois dans ma vie que ça se produit. Et chaque fois, le combat dura trop longtemps pour que j'ose, ensuite, revenir aux nouvelles de mes chers disparus.
Mon coté Ghost Dog me fait parfois chier dans ces cas là, mais paradoxalement, il me rassure.
Mon coté Jim Carrey est sans conteste plus joyeux, plus ouvert, plus sociable. Je me fais des amis grâce à lui d'ailleurs !
Jim Carrey est au soleil ce que Ghost Dog est à la lune, dans le cadre de mon cycle de vie. Je brille sous l'impulsion de l'un ou disparait sous l'influence de l'autre....

Anonyme a dit…

Je te reçois 5/5 d'où "Louise" pour l'engagement, hisser ses couleurs et quoiqu'il en soit vaille que vaille se dire qu'à coeur vaillant rien n'est impossible...ce qui ne veut pas dire facile.

Stakanoviste des petits bonheurs puisque le bonheur avec B majuscle n'existe que par les bonheurs avec un b minuscule. Normal donc que parfois l'on doive se concentrer sur certains b mineur, ce qui ne veut pas dire qu'ils sont mineurs.

Très sincèrement il n'y a pas de clair sans obscur et vice versa. Je pourrai écrire des lignes sur l'obscur.

Le silence ou l'absence ne veut pas dire oubli, je pense que les bonnes vibes traversent le temps et l'espace pour aterrir où on les envoie comme des rayons de soleil. Utopie ? peut-être mais j'aime croire à cette idée, une sorte d'effet papillon solaire :)

Comme tu le constates...nul besoin de ne pas oser revenir puisque les choses parfois se font d'elles-même ;)

N'oublie pas dans le tourbillon de la vie et plus particulièrement dans les moments Ghost dogs, que des oreilles peuvent écouter le coeur ouvert, sans jugement.

L'amitié double les joies et réduit de moitié les peines.

Avec mes bonnes vibes !
Biz


PS : voui c'est bien moi lol